24 Heures de Spa : Porsche au sprint !

Les Ardennes belges et plus particulièrement le circuit de Spa-Francorchamps sont réputés pour leurs variations climatiques soudaines. Ainsi il n'est pas rare d'y trouver la neige au mois de mai...alors décaler les 24 Heures de la mi-juillet à fin octobre supposait quelques difficultés atmosphériques. Grâce, ou à cause, c'est selon les équipages, de cette météo ''variable'', la course fut palpitante jusqu'au dernier mètre, Porsche enlevant une victoire finale inespérée face au gotha des constructeurs impliqués en GT : Lamborghini, Audi, Bentley, Ferrari, Honda ou encore Mercedes. Rien que ça !

À deux heures de l'arrivée, alors que deux Audi R8LMS et une Ferrari 488 AF Corse bataillaient pour la victoire, une violente averse (une de plus) envoyait tout ce petit groupe hors de la piste avec intervention du safety-car (une de plus également). Résultat, la Porsche 911GT3 privée pilotée par Nick Tandy, Earl Bamber et Laurens Vanthoor passait de la 4e à la 1e place du classement général, offrant une victoire inespérée devant tout l'état major Porsche médusé.

L'équipage de la Porsche du team Rowe signe une victoire surprise au terme des 24 Heures de Spa émaillées de nombreuses sorties de route sous la pluie (©Porsche).

GP du Portugal : on prend les mêmes !

Au-delà de cette 92e victoire de Lewis Hamilton et d'un énième doublé Mercedes, ce Championnat du Monde 2020 (ou plutôt Championnat d'Europe devrait-on écrire) aura au moins eu le mérite de redécouvrir quelques circuits ''exotiques'', tel le Mugello ou le complexe sportif de Portimao en Algarve. Pour la petite histoire, il faut rappeler que le dernier GP du Portugal remontait à 1996 au terme duquel Jacques Villeneuve avait imposé sa Williams-Renault sur le circuit d'Estoril, situé dans les faubourgs de Lisbonne.

Charles Leclerc obtient une brillante 4e place au volant d'une Ferrari considérablement modifiée (©DR/Ferrari).

Leclerc et Gasly brillent derrière le trio Hamilton-Bottas-Verstappen

Comme souvent en cette saison et plus particulièrement sur un circuit tel que Portimao sous influence océanique, la météo est pluvieuse et complique singulièrement le choix des pneus. Et ce qui devait arriver...un départ chaotique suivi d'un petit accrochage sous la pluie, bouleversaient la hiérarchie au profit de Carlos Sainz Jr qui se retrouvait leader. Mais très vite la pluie cessait et la Formule 1 retrouvait son ronronnement habituel, Lewis Hamilton creusant l'écart sur son équipier Bottas grâce à une moindre usure de ses pneus ''medium'' en début de course, pariant sur une stratégie à un seul arrêt au stand. De son côté, Max Verstappen menait une course régulière avec la 3e place en ligne de mire, suivi par un Charles Leclerc survolté au volant d'une Ferrari enfin performante qui lui permettait de terminer 4e, juste devant un Pierre Gasly (Alpha Tauri) en grande forme.

Une fin de course haletante avec une belle 5e place pour Pierre Gasly (Alpha Tauri-Honda) à Portimao (©DR/RedBull).

Rallye Breslau-Poland ; le ''Dakar européen''.

Organisé en Poméranie occidentale, à proximité de l'Allemagne et de la Tchéquie, le Rallye Breslau (ou Wroclaw en polonais) disputé du 15 au 19 septembre suite à un report, a connu un vif succès. La catégorie Cross-Country a été remportée par les français Y.Van Beek et E.Barraux avec un buggy Canam X3. Au total ce sont 202 équipages de 18 nationalités différentes qui ont pris le départ de ce rallye ''off-road''. Outre l'équipage français vainqueur du rallye, les buggys Canam X3 étaient nombreux au départ. Parmi eux, l'équipage belgo-français, Egfried Depoorter et Marc Jourdan, effectuait ses débuts à bord de cet étrange véhicule avec une encourageante 20e place au classement final de la catégorie Cross-Country.

Egfried Depoorter et Marc Jourdan se classent 20e du Rallye Breslau 2020 avec leur buggy Canam X3 (©DR/Organisation).

Les Mille-Miglia Storico masqués

Reportés comme beaucoup d'événements, du printemps à l'automne, l'édition 2020 des Mille-Miglia Storico a finalement pu se dérouler mais avec des contraintes sanitaires drastiques auxquelles ont du se plier les spectateurs et les 356 concurrents de ce rallye de régularité, évocation historique de la célèbre course sur routes ouvertes qui reliait autrefois Brescia à Rome et retour. Cette année l'ambiance était lunaire tout au long des 1700km que comptent l'itinéraire, notamment dans les innombrables traversées de villes et de villages, sans parler des haltes repas sous haute surveillance.

Les Mille-Miglia Storico 2020 se sont finalement déroulés à l'automne dans une ambiance pluvieuse et des contraintes sanitaires drastiques (©DR/Organisation).

Le Rallye Terre de Vaucluse 2020 est annulé

Ce devait être la 30e édition, autrement dit, une édition avant tout festive pour les milliers de spectateurs qui se pressent chaque année du côté des Châteaux de Ruth et de Vaudieu, mais de fête il n'y aura pas. L'évolution incontrôlée de ce satané virus a joué un vilain tour aux organisateurs qui ont tenté de sauver ''leur'' rallye jusqu'à l'annonce gouvernemale du 22/10, imposant le couvre-feu en Vaucluse (et dans beaucoup d'autres départements). Initialement prévu du 13 au 15 novembre, le Rallye Terre de Vaucluse est donc officiellement annulé.

Ce devait être la 30e édition du Rallye Terre de Vaucluse...(©Morelli.Bertier).

Au delà de l'annulation d'un rallye aussi important que le Terre de Vaucluse, se pose la question du championnat puisque seuls les rallyes Terre de Castine et Terre de Lozère ont pu avoir lieu normalement. Sachant que les rallyes Terre de Langres et Terre des Cardabelles avaient été précédemment annulés, cette troisième annulation de l'année ne sera pas sans conséquences sur l'attribution du titre.

Annulation du Critérium des Cévennes 2020

Déjà considérablement modifié suite aux intempéries, le Critérium des Cévennes 2020 est finalement annulé par décision préfectorale à seulement deux semaines de l'épreuve.

Le Criterium des Cévennes n'aura pas lieu en 2020 (©FFSA)

C'est une catastrophe morale et financière qui vient de s'abattre sur les membres de l'ASA de l'Hérault qui s'étaient démenés sans compter pour remanier l'itinéraire en profondeur après les pluies diluviennes qui avaient endommagé le réseau routier cévenol. La situation maîtrisée du côté des routes, c'est maintenant le virus qui vient de mettre définitivement terme à l'organisation de l'édition 2020. Pour mémoire, le Critérium des Cévennes est l'une des plus anciennes épreuves du Championnat de France des Rallyes (créé en 1956), il fut annulé pécédemment une seule fois au cours de sa longue histoire, c'était en 2016 pour motif financier.

Autocross de Mazan : Florian Bernardi pour le plaisir mais pas que !

Florian Bernardi découvrait les spécificités de l'autocross ce week-end (©Morelli.Bertier).

Le buggy 1600 de Florian Bernardi en prégrille à Mazan (©Morelli.Bertier).

Prêt pour disputer la finale des buggys 1600 (©Morelli.Bertier).

L’autocross de Mazan, exceptionnellement reporté à l’automne, regroupait 234 voitures et a attiré plusieurs milliers de spectateurs venus assister à une trentaine de courses par éliminatoires. Florian Bernardi, habitué des rallyes sur asphalte, avait très logiquement choisi l’autocross de Mazan pour s'offrir un petit plaisir et se familiariser avec la course en peloton ainsi qu'au comportement de ces drôles de monoplaces équipées de transmissions intégrales. Il avait découvert le pilotage de la Megane RS Maxi-Tourisme de Julien Isnard lors d’un essai privé réalisé pour le magazine Echappement mais pour ce ‘’one shot’’, Florian avait loué un buggy Camotos 1600/4WD au Team Christol, équipe Championne de France 2019. En dépit d’un ennui mécanique survenu en demi-finale, Florian se qualifiait pour la finale qu’il achevait en 14e place au classement général. La suite, ce sera le Rallye Terre de Vaucluse où Florian reprendra le volant de sa Clio.RS.

Julien Isnard (Megane) s'imposait lors de la finale des Maxi Tourisme (©Morelli.Bertier).

Exclusivement féminine comme son nom l'indique, la finale des Sprint Girls regroupait une quinzaine de voitures (©Morelli.Bertier).

Les courses par éliminatoires s'enchaînent à une cadence soutenue (©Morelli.Bertier).

Tour de Corse Historique : Les Oreille pour la 20e édition

Incontestablement la plus importante et de très loin la plus belle épreuve routière historique, le Tour de Corse fêtait cette année son 20e anniversaire. Un anniversaire qu’il convenait de célébrer dignement tout en respectant à la lettre les consignes sanitaires imposées à toutes les manifestations sportives, ce qui est loin d’être évident avec 210 voitures au départ de Porto-Vecchio pour cinq jours de course.

Engagés en dernière minute, Alain et Sylvie Oreille s'imposent au terme d'une 20e édition émaillée de nombreux abandons (©Frédéric Chambert/TDCH).

Parmi les engagés de l’épreuve VHC les faveurs des pronostics allaient indifféremment à François Foulon (Ford Escort RS), vainqueur en 2019, Marc Vallicioni (BMW.M3), François Delecour (Porsche) ou encore à Alain Oreille, engagé en dernière minute au volant d’une Porsche. Mais c’est finalement Robert Consani (Porsche) qui dominait la première étape avant d’abandonner le lendemain suite à une sortie de route. Idem pour Marc Vallicioni dont la BMW M3 restait immobilisée avec le train arrière tordu alors qu'il occupait la 2e place. Autre victime, et non des moindres, François Delecour, éliminé pour infraction routière alors qu’il se hâtait de rejoindre l’assistance aux prises avec un moteur récalcitrant.

On pourrait presque évoquer un exploit pour Jean-Manuel Beuzelin qui remplaçait Eric Mallen, indisponible, au volant de la Lancia Integrale de ce dernier (©Frédéric Chambert/TDCH).

Marc Vallicioni a été contraint à l'abandon après une touchette qui a endommagé le train arrière de sa BMW M3 (©Frédéric Chambert/TDCH).

Au soir de la 2e étape la situation s’était considérablement décantée pour Alain et Sylvie Oreille, qui pouvaient désormais gérer leur course tant les écarts des poursuivants étaient conséquents. Derrière Christophe Casanova (BMW M3) qui remporte la catégorie J2, il faut mentionner la performance réalisée par Jean-Manuel Beuzelin qui remplaçait au pied levé, Eric Mallen, indisponible. Engagé la veille du départ du rallye, Jean-Manuel découvrait non seulement le VHC, mais également la Lancia Delta Integrale d’Eric, son navigateur (J.P.Terrassse), ses notes, etc. Avec sa 6e place au classement général on pourrait évoquer un véritable tour de…force !

Christophe Casanova termine 2e du classement général et 1er en catégorie J2 (©Frédéric Chambert/TDCH).

Un rallye à oublier pour François Delecour, en difficulté avec la mécanique de sa Porsche qui a indirectement entraîné sa mise hors course (©Frédéric Chambert/TDCH).

Sardaigne WRC : Hyundai prend la tête du championnat

Déjà vainqueur du Rallye de Sardaigne en 2019, Dani Sordo a dominé l'édition 2020 du départ jusqu'à l'arrivée.

Hyundai prend la tête du championnat WRC grâce à la victoire de Dani Sordo suivi de Thierry Neuville ci-dessus (©Hyundai).

Vamos a la playa

Dani Sordo, vainqueur, et Thierry Neuville, 2e à 5'', auront permis à Hyundai de prendre le commandement provisoire du championnat WRC ''constructeurs'' au terme d'un Rallye de Sardaigne marqué par la poussière. Ogier, notamment aux prises avec un ordre de départ défavorable lors de la 3e étape, s'est incliné pour la 2e place finale face à Neuville pour 1''. À noter la performance de Suninen (Ford Fiesta WRC), 2e du clasement au soir de la première étape.

Classement : 1.D. Sordo/C.del Barrio (Hyundai i20 Coupe WRC) ; 2 T.Neuville/N.Gilsoul (Hyundai i20 Coupe WRC) à 5'' ; 3.S.Ogier/J.Ingrassia (Toyota Yaris WRC) à 6'' ; 4 E.Evans /S.Martin (Toyota Yaris WRC) à 1' ; 5 T.Suninen/J.Lehtinen (Ford Fiesta WRC) à1'33 : etc.

 

Annulation du Rallye d'Antibes

Une image parmi d'autres du Rallye d'Antibes 2019 (©Morelli.Bertier).

Une décision inéluctable

Compte-tenu des dégâts occasionnés par les inondations, l'annulation du Rallye d'Antibes (déjà reporté du printemps à l'automne pour cause de virus) était inéluctable mais il convenait d'attendre le communiqué officiel des organisateurs. Il leur était matériellement impossible d'envisager d'organiser la moindre manifestation automobile sur un réseau routier majoritairement inutilisable. Accessoirement cette annulation ampute le Championnat de France des Rallyes d'une manche qualificative ce qui fait mathématiquement le jeu de Yoann Bonato déjà vainqueur des trois premiers rallyes d'une saison qui n'en compte plus que cinq au total.

Montagne/Sabran : Pierre Courroye (Mc Laren) et Geoffrey Schatz (Norma) Champions de France 2020.

Au volant de son inédit prototype Revolt, Fabien Bourgeon a remporté la 1e des 2 courses de Sabran (©Morelli.Bertier).

Une avalanche de nouveautés pour le 50e anniversaire

Beaucoup de nouveautés à l'occasion de ces deux courses de côte de Bagnols-Sabran décalées au début du mois d'octobre et disputées sous un ciel des plus incertain avec des averses éparses.

Saluons pour commencer le titre de Pierre Courroye en catégorie Production au volant de sa Mc-Laren, ainsi que le titre de Geoffrey Schatz en catégorie Sport au volant de son proto Norma.

Si les deux courses furent d'une limpidité absolue pour Pierre Courroye qui est parvenu à imposer sa Mc-Laren sur la totalité du championnat, la victoire a été beaucoup plus incertaine pour Geoffrey Schatz, dominé par Fabien Bourgeon lors de la première des deux courses. Pour sa 3e sortie après le mont Dore et Turckheim, la Revolt de Bourgeon a démontré un énorme potentiel sur chaussée humide et sans un petit souci mécanique (pièce manquante), les deux victoires semblaient à la portée de Fabien Bourgeon.

Enfin parmi les nouveautés, la Wolf Tornado de Lionel Champelovier ne manque pas de surprendre. Propulsée par un moteur Ford V8, la Wolf Tornado est construite à Brescia dans les ateliers Wolf Racing dirigés par Giovanni Bellarosa depuis 2009. Celui-ci poursuit l'oeuvre débutée en 1976 par le canadien Walter Wolf dont l'une des voitures a remporté le Grand-Prix du Canada en 1977 pilotée par Jody Schekter.

Lionel Champelovier faisait débuter en France la Wolf Tornado. Mi-monoplace, mi-prototype, la Wolf Tornado est construite à Brescia et propulsée par un moteur V8 Ford de 2,7.l (©Morelli.Bertier).

Pierre Courroye a remporté la totalité des six courses du championnat au volant de sa Mc-Laren (©Morelli.Bertier).

La Mc-Laren de Pierre Courroye à l'arrivée de la course de Sabran (©Morelli.Bertier).

Honda dit au revoir à la Formule 1

Victoire historique de Pierre Gasly à Monza au volant d'une Alpha-Tauri-Honda (©RedBull)

Honda se retire de la Formule 1

Honda quittera la Formule 1 à la fin de la saison 2020. L'information est à la fois surprenante et logique. Surprenante car les moteurs Honda sont à ce jour les seuls à rivaliser avec les moteurs Mercedes, et logique aussi car la Formule 1 ne fait plus recette. En effet, les jeunes générations sont plus attirées vers les sports extrêmes, plus spectaculaires et moins onéreux. Officiellement Honda se retire pour des motifs écologiques en adéquation avec ses productions commerciales et les régions où celles-ci sont vendues. On pense en priorité aux USA. Quoi qu'il en soit, souhaitons qu'il ne s'agisse que d'un au-revoir, le motoriste nippon étant le seul à ce jour, hormis Mc-Laren et Ferrari en quelques rares occasions, à avoir pu rivaliser avec Mercedes grâce aux partenariats établis avec les équipes Alpha Tauri et Red Bull.

Rallye Coeur de France : 3 sur 3 pour Bonato

3e victoire consécutive pour Yoann Bonato, désormais en bonne place pour le championnat de France 2020 (©DDPI/FFSA).

Et de trois pour Bonato

Alors que, situation sanitaire oblige, nul ne sait encore le nombre final de manches qualificatives de ce Championnat de France des Rallyes 2020, Yoann Bonato vient de franchir victorieusement le cap de la mi-saison théorique. Avec ses trois victoires consécutives Yoann peut aborder la fin de saison en toute sérénité. Pourtant rien n'était simple au départ avec un itinéraire inédit comportant un total de cinq épreuves spéciales à disputer sans assistance. L'expérience semble plus que positive et serait intéressante à dupliquer sur d'autres rallyes. Avec des écarts infimes, Yoann Bonato, Quentin Gilbert et Jean-Baptiste Franceschi se sont livré une superbe bagarre sportive durant deux jours, six Citroën C3/R5 figurant en tête du classement général final.

 

Classement : 1.Bonato/Boulloud (Citroën C3 R5) ; 2.Gilbert/Guieu (Citroën C3 R5) à 7''9  ; 3.Franceschi/Haut-Labourdette (Citroën C3 R5) à 1'15'' ; 4.Roché/Roché (Citroën C3 R5) à 2'44''8 ; 5.Habouzit/Declerck (Citroën C3 R5) à 3'20'' ; 6.Wagner/Millet (Citroën C3 R5) ; 3'57'' ; 7.Mauffrey/Bronner (Skoda Fabia R5 Evo) à 4'09'' ; 8.Guigou/Coria (Alpine A110 RGT à 4'39'' ; 9.Rouillard/Gamboni (Skoda Fabia R5) à 5' ; 10.Robert/Duval (Alpine A110 RGT16), etc...

24 Heures du Nürbürgring : BMW comme un poisson dans l'eau...

BMW s'impose à l'issue de la 50e édition des 24 Heures du Nürbürgring (©BMW).

L'Audi R8LMS pilotée par Bortolotti/Haase/Winkelhock termine 2e des 24 Heures du Nürbürgring (©Audi).

Histoire d'eau...

Les 24 Heures du Nürbürgring, autrefois appelées Marathon de la Route, fêtaient leur 50e édition. Un anniversaire copieusement arrosé...à l'eau, mais comment pourrait-il en être différemment fin septembre au beau milieu du massif de l'Eifel, précisément réputé pour sa pluviosité ? Et pour être précis il conviendrait d'écire les 15 Heures du Ring car la course fut interrompue durant neuf heures à cause de la pluie et du brouillard qui rendaient la ''Nordschleife'' imptraticable. Totalement à la ''ramasse'' durant la première moitié de la course, disputée sous des trombres d'eau, les BMW, et en particulier celles de l'équipe Rowe Racing, ont profité de l'assèchement rapide de la piste pour se porter en tête de la course, la M6.GT3 de Catsburg/Sims/Yelloly l'emportant finalement devant l'Audi R8/LMS de Bortolotti/Haase/Winkelhock.

GP de Russie F1 : du riffifi à Sotchi

Carton plein pour Renault à Sotchi avec la 5e place de Ricciardo et la 7e d'Ocon synonymes d'une moisson de points au championnat (©Renault).

Avis de tempête chez Mercedes

Il se passe enfin quelque chose en Formule 1. Ce Grand-Prix de Russie, disputé à Sotchi sur les bords de la mer Noire, aura permis de mettre en lumière ce que tous les observateurs ressentaient depuis longtemps, à savoir un certain malaise au sein de l'équipe Mercedes.

Le drame en trois actes a débuté lors des essais avec une qualification de Lewis Hamilton et une pole-position obtenue dans la dernière seconde, ses deux précédentes tentatives de qualification ayant échoué pour causes de trajectoire hors-piste et de drapeau rouge. Bref, les esprits étaient surchauffés au moment du départ, la situation de Lewis Hamilton s'aggravant subitement lorsque celui-ci écopait d'une double pénalité pour avoir réalisé un essai de démarrage dans une zone prohibée et considérée comme dangereuse. Lequel départ ne favorise pas vraiment l'auteur de la pole-position à Sotchi où l'aspiration joue un rôle important.

Il est facile d'imaginer dans quel état d'esprit survolté se trouvait Lewis Hamilton, son staff technique également, avec des ordres contradictoires sur la stratégie à adopter. Et ce qui devait arriver, arriva, avec un changement de pneus anarchique, aussi bien dans la chronologie que dans le choix des gommes, avec pour conséquence un retour au stand prématuré d'un Lewis Hamilton à bout de nerfs. Evidemment ces erreurs à répétition profitaient directement à son équipier chez Mercedes, Valtteri Bottas, vainqueur de la course, qui laissait éclater, non pas sa joie, mais sa satisfaction que l'abcès soit enfin crevé. Autrement dit, que les dissenssions au sein de l'équipe Mercedes, éclatent enfin au grand jour. Second, Max Verstappen a tenu brillamment sa position, tout comme les deux pilotes Renault, la 5e place de Ricciardo et la 7e d'Ocon valant presque une victoire morale.

24 Heures du Mans : le ''hat trick'' pour Toyota

- ''Au bal masqué, ohé ! ohé !'' aurait-on pu chanter à l'arrivée des 24 Heures du Mans 2020 qui marquait la troisième victoire du constructeur nippon. Performance qui lui permet d'entrer au Panthéon des vainqueurs rejoignant ainsi Porsche, Matra et Audi (©Toyota).

La consécration pour Toyota mais Rebellion proche de l'exploit

Au delà du résultat historique, cette troisième victoire Toyota aux 24 Heures du Mans ne doit surtout pas faire d'ombre à la performance réalisée par l'équipe Rebellion qui s'est permis, avec des moyens modestes, de tutoyer la victoire à la distance. Avec une place en première ligne, un record du tour en course et une 2e place sur le podium final, les pilotes Rebellion ont donné une belle leçon de courage et d'abnégation tout au long des cinq journées d'essais et de course.

Elfyn Evans (Toyota) vainqueur surprise du Rallye de Turquie WRC

Victoire chanceuse pour Elfyn Evans en Turquie (©Toyota).

Respectivement 1er et 2e du rallye avant la dernière étape, les pilotes Hyundai, Thierry Neuville (photo) et Sébastien Loeb ont été victimes de crevaisons provoquées par les cailloux épars (©Hyundai).

''Very lucky'' Elfyn Evans

Alors que les deux premières étapes de ce Rallye de Turquie 2020 avaient été largement dominées par les Hyundai pilotées par Thierry Neuville (1'36'' d'avance) et Sébastien Loeb et la Toyota de Sébastien Ogier (ex-aequo à 33''), la troisième étapes remettait tout à plat, Elfyn Evans surgissant tel un diable sorti d'une boîte, de la 4e place à la première avec 43'' d'avance.

Comment tout cela a pu arriver ? La 3e et dernière journée de rallye comportait une longue spéciale très caillouteuse, la plus longue de la saison avec ses 38,15 km, qui était fatale à Loeb, Ogier et Neuville, tous victimes de crevaisons. Très prudent, Elfyn Evans profitait ainsi d'un ordre de départ un peu plus favorable pour récupérer une victoire inespérée, admettant lui-même qu'il n'était pas le plus rapide. Mais seul le résultat compte et les points capitalisés en Turquie pèseront lourd au terme d'une saison dont on ignore encore l'issue.

Classement final : 1 Elfyn Evans/Scott Martin (Toyota Yaris WRC) ; 2 Thierry Neuville/Nicolas Gilsoul (Hyundai i20 Coupe WRC) à 35.2s ; 3 Sébastien Loeb/Daniel Elena (Hyundai i20 Coupe WRC) à 59.4s ; 4 Kalle Rovanperä/Jonne Halttunen (Toyota Yaris WRC) +2m35.9s ; 5 Gus Greensmith/Elliott Edmondson (Ford Fiesta WRC) +4m08.3s ; etc.

Avec l'annulation du Rallye Terre des Cardabelles le Championnat de France ne comptera plus que trois manches en 2020 : Lozère, Castine et Vaucluse (©FFSA).

Annulation du Rallye Terre des Cardabelles

Après les annulations des rallyes Terre des Causses, Terre du Haut-Var, Terre de Langres et maintenant l'annulation du Rallye Terre des Cardabelles, le Championnat de France des Rallyes Terre ne comptera que trois épreuves dont la seconde, le Terre de Castine se déroulait ce week-end. La saison 2020 s'achèvera début novembre avec le Rallye Terre de Vaucluse.

Peugeot, Aston-Martin et Toyota prêts pour Le Mans Hypercar

Peugeot annonce environ 680 cv et une motorisation hybride essence/électrique avec transmission intégrale (©Peugeot).

La réglementation LMH est très libérale pour l'aérodynamique (©Toyota).

Avec la Valkyrie, présentée en 2019 et conçue en collaboration avec Red Bull, Aston-Martin possède une longueur d'avance technologique mais compte tenu de la situation économique du constructeur, rien ne permet d'affirmer (ou d'infirmer) que le projet d'une Le Mans Hypercar sera mené à son terme en 2021 (©Aston-Martin).

Peugeot et Toyota en LMH en 2022

Vingt-quatre heures avant le départ des 24 Heures du Mans 2020, Peugeot et Toyota ont dévoilé les premières esquisses de celles qui participeront à l'édition 2022 dans la catégorie LMH, autrement dit, Le Mans Hypercar. Pour sa part Peugeot a choisi d'effectuer son retour, séduit par cette nouvelle catégorie qui fait la part belle aux nouvelles technologies et laisse une grande liberté d'innovations aérodynamiques. La puissance devrait atteindre 680 cv avec un mix essence/électrique et une transmission répartie sur les deux essieux. Quant à Aston-Martin, quid du programme Le Mans Hypercar ? Les prochaines semaines seront fructueuses en annonces, notamment du côté de chez Porsche et de Ferrari qui travaillent d'arrache pied depuis des mois...à suivre.

Alpine en LMP1 en 2021 !

La dernière victoire d'une Alpine-Renault aux 24 Heures du Mans remonte à 1978 avec la A.442 pilotée par Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud (©Morelli.Bertier).

Alpine de retour au sommet dès 2021

Les mentalités évoluent à une vitesse hallucinante dès lors qu'il y a de bonnes volontés pour faire avancer les choses dans le bon sens. Cette fois-ci c'est officiel : Alpine sera présent en catégorie LMP1 l'an prochain. Le WEC, autrement dit le Championnat du Monde d'Endurance semble repartir sur de bonnes bases grâce à la nouvelle réglementation qui fera la part belle aux technologies innovantes. Alpine de retour au Mans, c'est une excellente nouvelle pour le sport automobile mais le challenge est colossal ; ''monter'' du LMP2 au LMP1 n'est pas une mince affaire, ne serait-ce qu'au niveau des motorisations même si la structure qui sera mise en place utilisera pour commencer, d'anciens châssis Rebellion reconditionnés.

Tour Auto : 3e victoire pour Raphaël Favaro

Raphaël Favaro s'impose pour la troisième fois consécutive après avoir troqué sa Lotus Elan contre une Jaguar E 3,8.l de 1962 (©Morelli.Bertier).

Tradition respectée

Avec le report forcé d'avril à septembre, le Tour Auto a involontairement retrouvé les dates du Tour de France Automobile d'autrefois. Disputée sur cinq jours et autant d'étapes, l'épreuve a subi de plein fouet les contraintes et restrictions sanitaires plus ou moins justifiées avec pour conséquence directe, un plateau constitué à 99% d'équipages français.

Il faut être sacrément courageux pour s'engager en compétition au volant d'une Ferrari 225.S à la valeur conséquente (©Morelli.Bertier).

L'avenir du Tour Auto se situe clairement hors des agglomérations avec inversement un accueil enthousiaste dans toutes les traversées de villages (©Morelli.Bertier).

Nombreuses au départ, les Ferrari 308.GTB on animé la course, en particulier celle de Florent et Yves Jean, potentiels vainqueurs, ou comme ici celle de Grégory Driot et Quentin Valente (©Morelli.Bertier).

de Montlhéry au Paul Ricard

Cinq jours, cinq étapes mixant les épreuves spéciales à parcours secret et les circuits, le Tour Auto a notamment cette année, sillonné le centre de la France avec des épreuves disputées sur les circuits de Magny-Cours, Charade, Lédenon et Paul Ricard. Cette édition restera dans les annales du sport automobile pour s'être déroulée convenablement malgré un contexte difficile et en particulier des arrêtés préfectoraux ou municipaux pris in-extremis, obligeant les organisateurs à trouver des solutions de repli en accord avec les ASA concernées qui ont accompli dans l'ombre, des missions délicates.

Très grosse attaque de Hugo Baldi, le pilote de ce coupé Pichon-Parat construit en 1955, incontestablement le doyen du plateau (©Morelli.Bertier).

Toute le charme du Tour Auto résumé en une photo avec cette MG traversant un village à la sortie des écoles (©Morelli.Bertier).

Le Tour Auto 2020 était dédié aux Porsche de compétition, on dénombrait ainsi une Porsche 904.GTS, un Spyder 550 et deux Carrera 6, dont celle-ci pilotée par ''Mr John of B'' qui a toujours figuré aux avants-postes de la course (©Morelli.Bertier).

Sans inquiétude, loin s'en faut, l'avenir du Tour Auto passe, comme d'ailleurs celui du Tour de France cycliste, par l'évitement des grandes agglomérations tombées entre les mains de majorités hostiles au sport automobile. Comme ce fut le cas cette année avec une arrivée d'étape au Pont du Gard et pas à Nîmes ni Avignon pourtant proches, il semble qu'à l'avenir d'autres sites touristiques serviront d'écrin au Tour Auto. On pense naturellement au Mont-Saint-Michel ou encore au mont Aigoual.

Rallye Terre de Lozère : Jean-Baptiste Franceschi (C3) s'impose pour 2''1

Superbe victoire de Jean-Baptiste Franceschi (Citroën C3/R5) au Rallye Terre de Lozère (©FFSA)

J.B Franceschi ouvre le Championnat Terre 2020 en Lozère

Le Championnat de France des Rallyes Terre 2020 a enfin pu débuter fin août à l'occasion du Rallye Terre de Lozère qui réunissait plus de 140 partants, soit le record absolu de l'épreuve.

Adrien Fourmaux (Ford Fiesta R5), solidement en tête du rallye jusqu'à l'avant dernière épreuve spéciale, n'a pu résister au forcing de Jean-Baptiste Franceschi qui s'imposait finalement au volant d'une Citroën C3/R5 avec seulement 2''1 d'avance au terme de l'ultime épreuve spéciale. Pour Adrien Fourmaux, il s'agissait d'une séance d'entraînement en situation avant les rallyes d'Estonie et de Turquie WRC qui figurent à son programme.

Le programme 2021 de Peter Auto

L'édition 2021 des Dix Mille Tours du Castellet se déroulera au printemps (©Morelli.Bertier).

Programme 2021 Peter Auto

4-5 mars - Test Days - Circuit Paul Ricard (France),

26-28 mars - Dix Mille Tours du Castellet (France),

19-24 avril - Tour Auto (France),

14-16 mai - Spa-Classic (Belgique),

4-6 juin - Grand Prix de l’Age d’Or à Dijon-Prenois (France),

1-4 juillet - Le Mans Classic (France),

17-19 septembre - Monza Historic (Italie),

21-25 septembre - Rallye des Légendes Richard Mille,

8-10 octobre - Estoril Classics (Portugal).

La Porsche 917.LH en action ; notez le diamètre impressionnant du volant (©Morelli.Bertier).

Les Dix Mille Tours : Chaud le show !

Exceptionnellement reportés au cœur de l’été pour les motifs que l’on sait, les Dix Mille Tours du Paul Ricard se sont déroulés sous une chaleur inhabituelle, difficile à supporter pour les pilotes et les mécaniques, la prochaine édition étant dores et déjà programmée pour la fin mars 2021. Au total, les 14 courses ont réuni un large éventail de la production sportive entre 1960 et 2000 avec un seul regret, le faible nombre de marques françaises représentées, hormis une DB.Panhard et une Peugeot 905. Outre les courses du Classic Endurance Racing qui mettent en piste des machines aussi rares que la Porsche 917.LH ou la Ferrari 512.BB/LM, le mérite de Patrick Peter est d’avoir saisi l’opportunité de faire rouler les voitures plus récentes regroupées dans l’Endurance Racing Legends. Il avait vu juste car avec une quarantaine de voitures en piste, dont une Ferrari 333.SP et une Bentley, le succès a été fulgurant. Succès confirmé également en Groupe C avec des voitures tout aussi exceptionnelles en Historique que sont les Peugeot 905, Jaguar XJR8 et XJR14. Enfin, la cerise sur le gâteau, l’Heritage Touring Cup qui mélange les voitures du Groupe 2 et celles du Groupe A, dont un redoutable quatuor de Ford Capri 3.l RS de 1975, procure une compétition de très haut niveau.

L'Heritage Touring Cup réunit les Groupes 2 et A (©Morelli.Bertier).

Avec une quarantaine de voitures en piste, l'Endurance Racing Legends rencontre un immense succès (©Morelli.Bertier).

La course réservée aux Groupes C oppose des machines prestigieuses telles que les Jaguar XJR8 et XJR14 (©Morelli.Bertier).

Dossier : le redémarrage de la Ferrari 312PB/Scerri

A la fois oeuvre d'art et prouesse technique, cette réduction au 1/3 de la Ferrari 312.PB Championne du Monde en 1972, entièrement construite par Pierre Scerri, ne laisse personne indifférent. Après avoir été exposée durant dix ans aux USA et avant de vivre de nouvelles aventures, la Ferrari 312PB/Scerri a provisoirement retrouvé sa Provence natale pour subir une révision complète. Ne manquez surtout pas de consulter notre dossier video exceptionnel.

Sur cette photo réalisée au circuit du Mas du Clos l'effet de perspective montre la similitude parfaite avec la Ferrari 312PB Championne du Monde des Constructeurs (photo Pierre Scerri).

Dossier : Bernard Beguin et les BMW M3 Prodrive

À l’origine des participations des BMW M3 en rallye, vainqueur du Tour de Corse 1987, Bernard Beguin a vécu toute l’histoire des M3 construites dans l’atelier de David Richards à Banbury entre 1986 et 1989. Une rencontre s’imposait. C’est Philippe Giordanengo qui lança l’invitation autour d’une bonne table sous un ciel estival étoilé. Voir le dossier complet dans la rubrique.

Bernard Beguin a apporté sa plus belle victoire à BMW au terme du Tour de Corse 1987 (copyright Morelli.Bertier).

Le Bergspyder Porsche 909 au mont Ventoux

Enorme surprise de voir décharger du camion atelier et ensuite de voir rouler cet OVNI tout droit sorti du musée Porsche de Zuffenhausen. Une semaine de rêve éveillé y compris pour les membres de l'équipe Porsche présents à cette occasion.

Rolf Stommelen s'était classé 2e en 1968 au volant de ce même Spyder 909 (photo Morelli.Bertier).

Le diaporama est visible dans la rubrique ''dossiers''.

Le Berspyder Porsche 909 de retour au mont Ventoux 51 ans plus tard (photo Morelli.Bertier).

Rüdi Lins 2e de la CC du mont Ventoux en 1968 (photo Morelli.Bertier).

Une pépite !

Et pour être encore plus complet sur le sujet, Rüdi Lins a remporté son groupe lors de la course de côte du mont Ventoux en 1967, il a ensuite remporté la 2e place en 1968, au volant de cette Porsche Carrera 6. Le plaisir était trop grand d'aller fouiller un peu dans nos archives.

Le sport automobile authentique

Avec plus de 1800 reportages de sport automobile et environ 600.000 photos à notre actif, la création d'un site d'information et d'une photothèque destinés aux médias et aux particuliers, s'imposait. www.tubolare.fr va s'étoffer progressivement au fil des mois et des années en fonction de l'actualité et du temps disponible.

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