Il y a 70 ans, Porsche remportait sa première victoire (classe 750 à 1100cm3) aux 24 Heures du Mans (©Porsche).

C'était il y a 70 ans...la première victoire Porsche aux 24 Heures du Mans.

Certes ce n'était qu'une victoire de catégorie (750 à 1100cm3), la victoire absolue revenant à une Jaguar, mais cette performance réalisée par Edmond Mouche et Auguste Veuillet (le futur importateur Sonauto), allait marquer l'histoire du sport automobile au soir de ce dimanche 23 juin 1951. Grâce à son poids plume (640 Kg), l'unique Porsche engagée par l'usine (encore basée à Gmünd) terminait 20e du classement général après avoir parcouru 2840 km, soit 210 tours sans le moindre problème mécanique et surtout avec un minimum d'arrêts au stand.

Aleria Historic Rally

Alain Deveza remporte le rallye terre en VHC (©Bernard Simon).

Joël Marchetti remporte le rallye asphalte en VHC (©Bernard Simon).

Aleria Historic Rally : Un double svp !

Réussir à concilier la terre avec l’asphalte a toujours été difficile en France, excepté le Tour de France Automobile à la fin des années 70. Pour y parvenir les organisateurs de l’Aleria Historic Rally ont choisi d’enchaîner deux rallyes différents en une semaine avec un classement général commun. La proposition était séduisante avec 205km de spéciales sur asphalte et 111km sur la terre. De quoi combler les frustrations en ces temps difficiles marqués par de nombreuses annulations. Et il faut bien reconnaître que le résultat est là avec un total de 120 engagés, certains, tel Richard Doux, venus avec deux voitures différentes. Sa R5Turbo Gr.4 pour l’asphalte et une Lancia Delta Integrale Gr.A pour la terre. Parmi les autres engagés on notait sans surprise la présence d’Alain Oreille au volant d’une Porsche 911 du team Joffroy. Confortable leader du rallye asphalte, le pilote martegal perdait toutes ses chances lors d’une sortie de route dans la dernière épreuve spéciale longue de 41,5km après qu’un orage ait partiellement rendu la route très glissante. La situation profitait directement à Joël Marchetti (Ford Escort RS) qui l’emportait en VHC, ainsi qu’à Christophe Casanova (BMW M3) qu s’imposait pour sa part en J2. Quant au rallye sur terre, il était dominé par Richard Doux (Lancia Delta) qui triomphait en J2, imité par Alain Deveza, victorieux en VHC au volant d’une Porsche 911.

Richard Doux remporte le rallye terre en catégorie J2 (©Bernard Simon).

Christophe Casanova remporte le rallye asphalte en J2 (©Bernard Simon).

Doublé Toyota aux 8h de Portimao

Première pole-position pour l'Alpine-Gibson qui devance les deux Toyota tandis que l'on aperçoit la Glickenhaus en difficulté (©DR/Toyota).

WEC 8H de Portimao : La pole pour Alpine ; la victoire à Toyota

Promu au Championnat du Monde d’Endurance après le report des 24 Heures du Mans, le toboggan portugais de Portimao a offert un magnifique spectacle, hélas toujours à huis clos. Contrairement à beaucoup d’autres circuits, Portimao est propice aux dépassements pour les plus téméraires grâce aux enchaînements de virages masqués qui compliquent les dépassements des GT et des LMP2 engluées dans le trafic. Partie en pole position l’Alpine-Gibson en fut victime, ses pilotes contraints de laisser filer la seconde place malgré une course sans faute et un bilan plus que positif même si Toyota remporte un second doublé grâce à une stratégie de ravitaillement différente entre les deux voitures engagées. En catégorie GTEpro la victoire ne pouvait échapper aux Ferrari qui réalisent également le doublé sur ce circuit qui favorise la maniabilité plutôt que la puissance. Enfin, c’était la première participation de la Glickenhaus en catégorie Hypercar. Des débuts positifs avec une 4e place de catégorie en dépit d’une longue immobilisation au stand suite à un double accrochage impliquant des GT.

Classement : 1. Toyota (Buemi-Nakajima-Hartley), 2. Toyota (Conway-Kobayashi-Kopez) à 1’’8, 3. Alpine (Negrao-Lapierre-Vaxivière) à 1’08, 4. Jota (Gonzalez-Da Costa-Davidson) à 4 tours, 5. Jota (Gelael-Blomqvist-Vandoorne), 6. United Autosports (Di Resta-Hanson-Boyd) à 5 tours… 14. Ferrari GTE-Pro AF Corse (Pier Guidi-Calado) à 21 tours… 18. Ferrari GTE Am Cetilar (Lacorte-Sernagiotto-Fuoco) à 26 tours…

Avec des stratégies de ravitaillements différentes, les deux Toyota l'ont emporté à Portimao (©DR/Toyota).

Week-end parfait pour l'équipe Alpine qui peaufine sa stratégie en vue des 24 Heures du Mans (©DR/Alpine).

Mike Cantillon (Williams-Cosworth ex Keke Rosberg) a remporté les deux courses de Formule 1 Historiques à moteurs 3.litres (©Morelli.Bertier).

Grand Prix de France de Formule 1 Historique au Circuit Paul Ricard : Honneur aux anciennes

Une semaine exactement avant le Grand Prix F1 ‘’modernes’’, le Circuit Paul Ricard accueillait le Grand Prix de Formule 1 Historique avec une vingtaine de courses d’accompagnement de la discipline reine, à savoir les Formules 1 à moteurs 3.litres atmosphériques qui ont marqué l’histoire du Circuit Paul Ricard. Les deux courses ont été remportées par Mike Cantillon au volant d’une Williams-Cosworth FW.07 ex Keke Rosberg. Outre la présence quasi-hégémonique des monoplaces propulsées par des V.8 Cosworth, saluons la présence d’une Matra MS.120B et d’une Ligier, seules marques françaises bien esseulées parmi la kyrielle de Lotus, Williams, Ensign, Mc Laren, etc. Parmi les autres courses, les spectateurs (au nombre de 5000 conformément à la jauge imposée) ont également pu découvrir les Formula MAXX qui regroupent les Formules 1 récentes (période 1990/2000) non homologuées en VHC avec quelques GP2, F3000 et Superleague. Les deux courses ont été remportées par Christopher Brennier au volant d’une Panoz suivi de Didier Sirgues qui pilotait une Williams FW.33.

La représentation française se limitait à une Ligier et à cette Matra MS.120B (©Morelli.Bertier).

Un Grand Prix de France de Formule 1 Historique marqué par la domination britannique (©Morelli.Bertier).

Les deux courses de Formula MAXX ont été remportées par Christopher Brennier au volant de cette Panoz (©Morelli.Bertier).

Toyota réalise le doublé au Rallye de Sardaigne grâce à Sébastien Ogier et Elfyn Evans qui terminent dans cet ordre (©DR/Toyota).

3e en Sardaigne, Thierry Neuville sauve Hyundai du désastre après les abandons de Tanak et de Sordo (©DR/Hyundai).

Rallye de Sardaigne WRC : Doublé Toyota (Ogier/Evans)

Grâce à ce doublé obtenu en Sardaigne, Toyota creuse un écart substantiel au championnat Constructeurs tandis que Sébastien Ogier et Elfyn Evans survolent désormais confortablement le championnat Pilotes. Seul Thierry Neuville, 3e, est parvenu à sauver Hyundai du désastre sur des routes sardes parsemées de blocs de rochers qui ont provoqué les abandons de Ott Tanak, leader de la première étape, et de Dani Sordo victime d’une sortie de route consécutive à la présence d’un bloc de rocher au milieu de la route. Handicapé par sa position d’ouvreur le premier jour, Sébastien Ogier est ensuite remonté de la 3e à la 1e place au fil des étapes. Quatrième, le japonais Katsuta apporte de précieux points à Toyota tandis que le WRC2 revient à Jari Huttunen (Hyundai) qui termine avec 8’’ d’écart sur Mads Ostberg (C3). À noter que si les Toyota Yaris se sont montrées en net progrès, la vitesse de pointe notamment, inversement les Ford Fiesta WRC ont mordu la poussière, aucune ne figurant dans le top 10.

Classement : 1 Sébastien Ogier/Julien Ingrassia (Toyota Yaris WRC) 2 Elfyn Evans/Scott Martin (Toyota Yaris WRC) +46s ; 3 Thierry Neuville/Martijn Wydaeghe (Hyundai i20 Coupe WRC) +1m05 ; 4 Takamoto Katsuta/Dan Barritt (Toyota Yaris WRC) +6m11 ; 5 Jari Huttunen/Mikko Lukka (Hyundai i20 R5) +9m31 ; 6 Mads Østberg/Torstein Eriksen (Citroën C3 Rally2) +9m39 ; 7 Yohan Rossel/Alexandre Coria (Citroën C3 Rally2) +10m37; 8 Pepe López/Diego Vallejo (Škoda Fabia Rally2 evo) +11m03 ; 9 Jan Solans/Rodrigo Sanjuan de Eusebio (Citroën C3 Rally2) +11m26 ; 10 Marco Bulacia/Marcelo Der Ohannesian (Škoda Fabia Rally2 evo) +11m34.

Il était 16h18 lorsque le second départ du GP d'Azerbaïdjan était donné pour trois tours de course dans une ambiance surchauffée (©DR/RedBull)

Grand-Prix d’Azerbaïdjan de Formule 1 : Rocambolesque !

Equipier discipliné, Sergio Perez remporte sa première victoire au sein de l’équipe Red Bull/Honda après l’abandon de Max Verstappen, pneu éclaté à trois tours de l’arrivée.

Quand on évoque les circuits urbains, on pense en priorité à Monaco, à Macao ou à Pau mais beaucoup moins à Bakou, circuit ‘’exotique’’ dont on se demande ce qu’il fait au calendrier de la Formule 1. Son tracé rectiligne abrasif hyper-rapide agrémenté de gros freinages pour des virages à 90° exige des pneus et des freins très résistants. Parti en pole-position pour la 2e fois de sa jeune carrière chez Ferrari, Charles Leclerc ne tardait pas à se faire dévorer par Hamilton (Mercedes) au 3e tour suivi de Verstappen (RedBull/Honda) au 7e tour et Perez (RedBull/Honda) au 8e tour. La course se jouait au 13e tour lorsque Verstappen parvenait à doubler Hamilton lors d’un changement de pneus d’anthologie, imité par Perez qui ralentissait au maximum Hamilton, 3e, au profit de Verstappen qui creusait l’écart jusqu’à son abandon (pneu éclaté) au 47e tour. Course arrêtée au drapeau rouge le temps d’évacuer la monoplace accidentée, un second départ (arrêté) était donné à 16h10 pour trois tours sachant qu’un GP ne peut réglementairement excéder deux heures. Reparti en pneus tendres, comme l’ensemble des concurrents encore présents, Lewis Hamilton partait aussitôt à la faute, laissant bien malgré lui la victoire à Sergio Perez devant un Sebastian Vettel (Aston-Martin) ressuscité et un Pierre Gasly (AlphaTauri) offensif. Une fois de plus la course a été faussée par l’absence de fiabilité des pneumatiques Pirelli, incapables de résister plus de dix tours à l’abrasivité d’un circuit éphémère comme celui de Bakou.

Classement : 1 Sergio Pérez ( Bull/Honda) 2 Sebastian Vettel (Aston Martin/Mercedes) 3 Pierre Gasly (AlphaTauri/Honda) 4 Charles Leclerc (Ferrari) 5 Lando Norris (McLaren/Mercedes) 6 Fernando Alonso (Alpine/Renault) 7 Yuki Tsunoda (AlphaTauri/Honda) 8 Carlos Sainz (Ferrari) 9 Daniel Ricciardo (McLaren/Mercedes) 10 Kimi Räikkönen (Alfa Romeo/Ferrari) 11 Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo/Ferrari) 12 Valtteri Bottas (Mercedes) 13 Mick Schumacher (Haas/Ferrari) 14 Nikita Mazepin (Haas/Ferrari) 15 Lewis Hamilton (Mercedes).

Yoann Bonato s'est imposé au terme d'un Rallye du Touquet très disputé (©DR/Citroën)

Rallye du Touquet : Yoann Bonato (C3) de bout en bout

Manche d'ouverture traditionnelle du Championnat de France des Rallyes, l'épreuve se disputait malgré tout avec deux mois de retard sur ses dates habituelles. Tout est bien qui finit bien, serait-on tenté d'écire, s'il n'y avaient les lourdes contraintes d'organisation inhérentes à la situation sanitaire (horaires, public, etc) avec pas mal de forfaits même si l'on dénombrait 191 partants. Très offensif en début de rallye, Eric Camilli (C3) perdait 28'' dans l'ES3 ce qui permettait à Yoann Bonato (C3) de gérer sa position de leader jusqu'à l'arrivée finale, Quentin Giordano (Polo) complètant le podium derrière Eric Camilli, 2e à 26'' au terme des 11 spéciales disputées. De son côté, Cédric Robert (Alpine A.110) remporte la catégorie GT avec une belle 6e place au classement général final.

Le dernier livre écrit et publié par Maurice Louche est disponible en coffret.

Les 1000 km de Paris (Ed Maurice Louche)

Les 1000 km de Paris, disputés sur le grand circuit routier de Montlhéry, ont connu la célébrité entre 1960 et 1975 avant de pérécliter à cause du mauvais état de l'anneau de vitesse. Durant cette période tous les grands champions et tous les constructeurs sont venus s'affronter sous le regard du public parisien. Pour son dernier livre (c'est lui qui l'affirme), Maurice Louche a retracé par le texte et par l'image, toute l'histoire de cette course d'un très haut niveau, comparable aux 24 Heures du Mans et aux 12 Heures de Reims. Vendu en coffret, l'ouvrage comporte 384 pages au prix de 149 Euros (+ port).

contact@editionsmauricelouche.com

 

Superbe victoire de Elfyn Evans au Rallye du Portugal, la première épreuve 100% terre du championnat 2021 (©DR/Toyota).

Portugal WRC : Toyota creuse l’écart grâce à Elfyn Evans

Le Rallye du Portugal retrouvait sa place au calendrier, première manche 100% terre du Championnat du Monde des Rallyes 2021 et sur un terrain qu’il affectionne, Elfyn Evans n’a pas fait dans le détail avec un tir groupé qui permet à Toyota de consolider sa position de leader provisoire du championnat mondial constructeurs. Considérablement gêné par son ordre de départ qui le contraignait au rôle d’ouvreur le premier jour, Sébastien Ogier a ensuite sagement roulé pour préserver ses pneus et terminer sur la 3e marche du podium et surtout conserver sa 1e place provisoire au championnat Pilotes. Assez loin toutefois de Dani Sordo, 2e à 28’’, qui sauve l’équipe Hyundai du naufrage après les abandons de Ott Tanak et de Thierry Neuville, encore à cause de problèmes de suspensions pour le premier cité et une sortie de route pour le second qui a provoqué d’insolubles problèmes mécaniques et un retrait volontaire pour analyser sereinement l’origine de la panne. Autre bonne surprise avec la 4e place du pilote japonais Katsuta (Toyota) qui devance confortablement les Fiesta WRC de Greensmith et Fourmaux. Avec sa 6e place, celui-ci se montre une fois de plus le meilleur représentant de l’équipe de France.

Classement : 1 Elfyn Evans/Scott Martin (Toyota Yaris WRC) ; 2 Dani Sordo/Borja Rozada (Hyundai i20 Coupe WRC) à 28.3s ; 3 Sébastien Ogier/Julien Ingrassia (Toyota Yaris WRC) à 1m23 ; 4 Takamoto Katsuta/Dan Barritt (Toyota Yaris WRC) à 2m28 ; 5 Gus Greensmith/Chris Patterson (Ford Fiesta WRC) à 4m52 ; 6 Adrien Fourmaux/Renaud Jamoul (Ford Fiesta WRC) à 5’ ; 7 Esapekka Lappi/Janne Ferm (Volkswagen Polo GTI R5) à 9m37 ; 8 Teemu Suninen/Mikko Markkula (Ford Fiesta Rally2) à 11m20 ; 9 Mads Østberg/Torstein Eriksen (Citroën C3 Rally2) à 12m01 ; 10 Nikolay Gryazin/Konstantin Aleksandrov (Volkswagen Polo GTI R5) à 12m35 ; etc.

2e, Dani Sordo sauve l'honneur de Hyundai qui ne place qu'une seule voiture à l'arrivée (©DR/Hyundai).

6e du classement final, Adrien Fourmaux conforte sa position de leader de l'équipe de France (©DR/MSport).

Max Verstappen avait vraiment la baraka ce week-end à Monaco (©DR/RedBull).

GP de Monaco F1 : Verstappen seul au monde

Libéré de toute pression après le retrait de Charles Leclerc dont la Ferrari tombait en panne dès la sortie des stands, Max Verstappen profitait de sa pole-position involontaire pour dominer un GP de Monaco 2021 tout aussi soporifique que ne furent ceux du Portugal et d’Espagne, disputés précédemment. Une partie de la course s'était jouée le samedi à la fin des essais qualificatifs au terme d’un scénario peu habituel : Charles Leclerc apportait une pole-position miraculeuse à la Scuderia, juste avant que sa Ferrari ne percute les glissières de sécurité, ce qui avait pour conséquence d’interrompre définitivement la séance d’essais, privant ainsi ses adversaires, et en particulier Max Verstappen d’améliorer leur meilleur chrono. Or, chacun sait qu’à Monaco il est presque impossible de doubler et que le vainqueur est souvent le pilote parti en pole-position. Malheureusement pour Charles Leclerc, dans le choc survenu la veille aux essais, le train arrière et la transmission de sa Ferrari avaient été endommagés, nécessitant le remplacement de la boîte de vitesses, ce qui est précisément interdit par le règlement sportif. Malgré tout, la Scuderia Ferrari sauvait l’honneur avec la seconde place de Carlos Sainz Jr. La victoire de Max Verstappen (Red Bull/Honda) lui permet de prendre la tête du classement provisoire du Championnat du Monde tandis que l’équipe Mercedes a connu la descente aux enfers avec l’abandon de Bottas, roue avant bloquée.

Classement : 1 Max Verstappen (Red Bull/Honda) ; 2 Carlos Sainz (Ferrari) ; 3 Lando Norris (McLaren/Mercedes) ; 4 Sergio Pérez (Red Bull/Honda) ; 5 Sebastian Vettel (Aston Martin/Mercedes) ; 6 Pierre Gasly (AlphaTauri/Honda) ; 7 Lewis Hamilton (Mercedes), etc.

Carlos Sainz Jr sauve l'honneur de Ferrari en remportant une 2e place qui pourrait marquer le retour de la Scuderia au premier plan (©DR/Ferrari).

Le dernier Grand-Prix de France de Formule 1 a eu lieu en 2019 (©DR/Ricard)

Le Grand-Prix de France F1 avancé au 20 juin

La valse des reports et annulations se poursuit inexorablement. Aujourd'hui le report du GP de Turquie de F1 à une date ultérieure indéterminée, entraîne plusieurs changements de dates, dont celle du Grand-Prix de France F1 désormais avancé au week-end du 19 et 20 juin prochain. De même pour le Grand-Prix d'Autriche désormais dédoublé (avec le GP de Styrie) sur les week-ends du 26/27 juin et du 3/4 juillet.

''Bobby'' Unser était l'ainé d'une dynastie de pilotes américains spécialistes des 500 Miles d'Indianapolis (©Morelli.Bertier).

Décès de ''Bobby'' Unser

Robert Unser, dit ''Bobby'', triple vainqueur des 500 Miles d'Indianapolis (1968, 1975, 1981) est décédé à l'âge de 87 ans le 2 mai dernier dans sa résidence d'Albuquerque au Nouveau-Mexique. Natif du Colorado, il avait disputé sa première course automobile en 1949 avec une prédilection pour la course de côte du Pike's peak, la plus proche de son domicile, qu'il remportait à 9 reprises. On ne lui connaît qu'une seule participation en Formule 1 à l'occasion des essais du Grand-Prix d'Italie 1968 disputé à Monza (photo) et c'était au volant d'une BRM.V12.

La Toyota GR010 de Buemi/Nakajima/Hartley s'est imposée à Spa ouvrant ainsi une nouvelle ère du sport automobile mais il reste encore beaucoup de détails à améliorer, notamment une tenue de route ''sautillante'' (©DR/Toyota).

L'Alpine-Signatech menait la course à 37' de l'arrivée, retardée alors par une crevaison. Un week-end presque parfait qui augure d'une victoire prochaine (©DR/Alpine).

6 Heures de Spa WEC : à Toyota la victoire ; à Alpine les honneurs

Disputées sous un ciel d’une rare limpidité, ces 6 Heures de Spa ouvraient la saison WEC 2021. Une saison marquée par une refonte de la réglementation avec les grands débuts de la catégorie Hypercar caractérisée par des voitures plus lourdes (1040 Kg), plus larges, moins puissantes (700cv) mais dotées de transmissions intégrales hybrides et de réservoirs d’essence plus volumineux (90.l). Conscients de l’écart de performances entre les anciennes LMP1 modifiées comme l’Alpine, les dirigeants de la FIA ont clairement séparé les différentes catégories même si pour le moment, seules les deux Toyota GR010 correspondent réellement à la réglementation Hypercar. Ainsi les Hypercar sont équipées de pneus Michelin et les LMP2 de Goodyear. Lors des essais libres, l’avantage tournait clairement aux LMP2 mais les deux Toyota et l’Alpine se ressaisissaient en qualifs puis en course. Une course absolument passionnante de bout en bout avec une équipe Toyota accablée par une multitude de problèmes d’électronique et de stabilité, Buemi/Nakajima/Hartley s’imposant in-extremis devant l’Alpine-Signatech de l’équipage Negrao/Lapierre/Vaxivierre, leader à 37’ de l’arrivée finale mais retardée par une crevaison. Une seconde place fort méritante et pleine d’espoirs pour le constructeur français. Avec 14 voitures au départ dont une majorité d’Oreca-Gibson, la catégorie LMP2 fut particulièrement mouvementée et indécise, contrairement à la course des GT, littéralement survolée par la Porsche pilotée par l’équipage franco-suisse Estre et Jani. Le bilan de cette première confrontation met en évidence les performances en retrait des LMP2, désormais talonnées par les meilleures GT. Mais on sait que la FIA se réserve la possibilité de re-équilibrer le règlement en fonction du déroulement des premières courses de la saison, tandis que du côté des constructeurs, les stratégies des uns et des autres seront analysées avec minutie.

Classement Hypercar 1.Buemi/Nakajima/Hartley (Toyota) 2.Negrao/Lapierre/Vaxivierre (Alpine) 3.Lopez/Kobayashi/Conway (Toyota)

Classement LMP2 4. (Hanson/Scherer/Albuquerque) United 5. (Gonzalez/Da Costa/Davidson) JOTA 6. (Geleal/Vandoorne/Blomqvist) JOTA

Classement GTE-Pro 1. Estre/Jani (Porsche 911) 2. Pier Guidi/Calado (Ferrari 488) 3. Serra/Molina (Ferrari 488) 4. Garcia/Gavin (Corvette C8.R) 5. Bruni/Lietz (Porsche 911)

Classement GTE-Am 1. Perrodo/Nielsen/Rovera (Ferrari 488) 2. Keating/Pereira/Fraga (Aston Martin Vantage) 3. Lacorte/Sernagiotto/Fuoco (Ferrari 488)

Sébastien Ogier l'emporte avec seulement 0,6'' d'avance sur son équipier Elfyn Evans au terme d'un Rallye de Croatie disputé dans une incroyable convivialité comme en témoigne cette photo montrant une foule de spectateurs non masqués et disciplinés (©DR/Toyota).

Rallye de Croatie WRC : Ogier (Toyota) ; victoire pour 0,6’’ !

Disputé pour la première fois en WRC, le Rallye de Croatie a offert un incroyable spectacle avec un fossé abyssal si l’on compare avec le reste de l’Europe et notamment la France s’agissant d’un rallye 100% asphalte. Des images de voitures de rallye en glisse sur la terre (sic) devant une foule enthousiaste, disciplinée et non masquée, qui semblent sorties d’un vieil album photos. Sur le plan sportif, Sébastien Ogier et Elfyn Evans ont offert un tout aussi incroyable doublé à Toyota avec un écart de 0,6’’ à l’arrivée. Pourtant la 1e étape avait été dominée par un Thierry Neuville (Hyundai) en grande forme mais le pilote belge commettait une erreur dans le choix des pneus au départ de la 2e étape qui lui faisait perdre 12’’ et la tête du rallye, dès la 1e spéciale de la matinée du samedi. Un rallye difficile, marqué par les nombreuses crevaisons sur les cailloux projetés par les concurrents précédents, qui a permis à Adrien Fourmaux de réaliser une formidable performance avec notamment un 2e temps scratch dans l’ES.9, et une 5e place finale au volant de la Ford Fiesta WRC. En WRC2 la victoire revient au norvégien Mads Ostberg (Citroën C3) libéré de toute pression après la sortie de route de Gryazin (VW Polo).

Classement : 1 Sébastien Ogier/Julien Ingrassia (Toyota WRC) ; 2 Elfyn Evans/Scott Martin (Toyota WRC) à 0.6s ; 3 Thierry Neuville/Martijn Wydaeghe (Hyundai WRC) à 8.1s ; 4 Ott Tänak/Martin Järveoja (Hyundai WRC) à 1m25.1s ; 5 Adrien Fourmaux/Renaud Jamoul (Ford Fiesta WRC) à 3m09.7s ; 6 Takamoto Katsuta/Dan Barritt (Toyota WRC) à 3m31.8s ; 7 Gus Greensmith/Chris Patterson (Ford Fiesta WRC) à 3m58.8s ; 8 Craig Breen/Paul Nagle (Hyundai WRC) à 4m28.2s ; 9 Mads Østberg/Torstein Eriksen (Citroën C3 Rally2) à 10m00.8s ; 10 Teemu Suninen/Mikko Markkula (Ford Fiesta Rally2) à 10m29.3s, etc.

Cette photo a bien été réalisée au Rallye de Croatie 2021....(©DR/Toyota).

Max Verstappen (Red Bull/Honda) a dominé avec maestria le Grand Prix d'Emile-Romagne disputé à Imola (©Red Bull).

A domicile, ou presque, Charles Leclerc et Carlos Sainz Jr sauvent l'honneur aux 4e et 5e places (©DR/Ferrari)

Grand Prix d’Emilie-Romagne : Verstappen avec maestria !

Enfin une vraie course avec des dépassements, ce Grand Prix d’Emilie-Romagne disputé à Imola (toujours à huis clos) aura été captivant de bout en bout. Il serait d’ailleurs plus exact d’écrire ‘’double Grand Prix’’ car il y eut deux départs. Le premier, donné sous une pluie battante permettait à Max Verstappen (Red Bull-Honda) de jaillir de la 2e ligne, Lewis Hamilton (Mercedes) parti en pole, se trouvant alors contraint d’escalader les vibreurs, manœuvre qui causait quelques dégâts sur le train avant. Mais la chance était avec le pilote britannique ce dimanche là car avec l’arrêt de la pluie et l’assèchement progressif de la piste à partir du 16e tour, les changements de pneus ne débutaient qu’au 27e pour Verstappen, leader incontesté depuis le départ, contrairement à Hamilton en grande difficulté qui repartait en slicks au 28e tour. Tout se jouait au 31e tour lorsque celui-ci était victime d’une petite sortie de piste qui lui imposait un retour au stand…au moment même où son équipier Bottas et Russell (Williams) s’accrochaient violemment lors d’un dépassement, les débris épars sur la piste nécessitant l’arrêt de course. Le second départ, donné lancé celui-ci, était chaotique, Leclerc (Ferrari), 2e, tentant en vain de contenir un Norris (Mc Laren) lui-même en difficulté avec son embrayage tandis qu’Hamilton, reparti en 9e position après réparation du train avant de sa Mercedes, entamait une remontée d’anthologie jusqu’à la seconde place finale, se permettant même de tenter de dépasser Verstappen dans les derniers tours de course. Mais on sait qu’à ce petit jeu le pilote hollandais est passé maître, Hamilton assurant sagement les points de la seconde place. Troisième, Lando Norris confirme la bonne santé des Mc-Laren en dépit de son souci de transmission. Mais même à 100%, était-il en mesure de contrer le retour d’Hamilton ? 4e et 5e, Charles Leclerc et Carlos Sainz sauvent l’honneur de la Scuderia sur le circuit baptisé en l’honneur d’Enzo et Dino Ferrari.

Classement : 1 Max Verstappen (Red Bull/Honda) ; 2 Lewis Hamilton (Mercedes) ; 3 Lando Norris (McLaren/Mercedes) ; 4 Charles Leclerc (Ferrari) ; 5 Carlos Sainz (Ferrari) ; 6 Daniel Ricciardo (McLaren/Mercedes) ; 7 Lance Stroll (Aston Martin/Mercedes) ; 8 Pierre Gasly (AlphaTauri/Honda) ; 9 Kimi Räikkönen (Alfa Romeo/Ferrari) ; 10 Esteban Ocon (Alpine/Renault) ; 11 Fernando Alonso (Alpine/Renault) ; 12 Sergio Pérez (Red Bull/Honda) ; 13 Yuki Tsunoda (AlphaTauri/Honda), etc

Tour Auto 2021 : toujours de Paris à Nice mais report début septembre

Le Tour Auto fêtera son 30e anniversaire en 2021 (©Morelli.Bertier).

30e Tour Auto : report du 30 août au 4 septembre 2021

Le Tour Auto reste à ce jour la seule épreuve VHC routière capable d'accueillir des voitures aussi rares que les Ferrari 225.S, Ford GT.40 et autres Shelby Cobra. Si l'épreuve est décalée au début du mois de septembre, en revanche l'itinéraire demeure inchangé. Pour commémorer le 30e anniversaire, l'épreuve s'achèvera à Nice au terme de cinq étapes à Beaune, Aix les Bains, Valence, Nîmes et Nice enfin. Au programme figurent quatre circuits (Dijon, Bresse, Lédenon et Paul Ricard) et 10 épreuves spéciales à parcours secret.

Dossier : La saga Chrysler depuis l’époque SIMCA-Chrysler jusqu’à la fusion PSA-Chrysler-FIAT

L’évolution industrielle et commerciale d’un constructeur automobile n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Ainsi va la vie mais celle de Chrysler, bercée entre mariages, divorces et abandons, confirme encore un peu plus l’adage populaire. Retrouvez le sujet complet dans la rubrique ''dossiers''.

La Sunbeam-Lotus Championne du Monde des Rallyes, illustre parfaitement la vie chaotique de Chrysler (©Morelli.Bertier).

Dossier : le redémarrage de la Ferrari 312PB/Scerri

A la fois oeuvre d'art et prouesse technique, cette réduction au 1/3 de la Ferrari 312.PB Championne du Monde en 1972, entièrement construite par Pierre Scerri, ne laisse personne indifférent. Après avoir été exposée durant dix ans aux USA et avant de vivre de nouvelles aventures, la Ferrari 312PB/Scerri a provisoirement retrouvé sa Provence natale pour subir une révision complète. Ne manquez surtout pas de consulter notre dossier video exceptionnel.

Sur cette photo réalisée au circuit du Mas du Clos l'effet de perspective montre la similitude parfaite avec la Ferrari 312PB Championne du Monde des Constructeurs (photo Pierre Scerri).

Dossier : Bernard Beguin et les BMW M3 Prodrive

À l’origine des participations des BMW M3 en rallye, vainqueur du Tour de Corse 1987, Bernard Beguin a vécu toute l’histoire des M3 construites dans l’atelier de David Richards à Banbury entre 1986 et 1989. Une rencontre s’imposait. C’est Philippe Giordanengo qui lança l’invitation autour d’une bonne table sous un ciel estival étoilé. Voir le dossier complet dans la rubrique.

Bernard Beguin a apporté sa plus belle victoire à BMW au terme du Tour de Corse 1987 (copyright Morelli.Bertier).

Le Bergspyder Porsche 909 au mont Ventoux

Enorme surprise de voir décharger du camion atelier et ensuite de voir rouler cet OVNI tout droit sorti du musée Porsche de Zuffenhausen. Une semaine de rêve éveillé y compris pour les membres de l'équipe Porsche présents à cette occasion.

Rolf Stommelen s'était classé 2e en 1968 au volant de ce même Spyder 909 (photo Morelli.Bertier).

Le diaporama est visible dans la rubrique ''dossiers''.

Le Berspyder Porsche 909 de retour au mont Ventoux 51 ans plus tard (photo Morelli.Bertier).

Rüdi Lins 2e de la CC du mont Ventoux en 1968 (photo Morelli.Bertier).

Une pépite !

Et pour être encore plus complet sur le sujet, Rüdi Lins a remporté son groupe lors de la course de côte du mont Ventoux en 1967, il a ensuite remporté la 2e place en 1968, au volant de cette Porsche Carrera 6. Le plaisir était trop grand d'aller fouiller un peu dans nos archives.

Le sport automobile authentique

Avec plus de 1800 reportages de sport automobile et environ 600.000 photos à notre actif, la création d'un site d'information et d'une photothèque destinés aux médias et aux particuliers, s'imposait. www.tubolare.fr va s'étoffer progressivement au fil des mois et des années en fonction de l'actualité et du temps disponible.

Copyrights

La totalité des textes et des images publiés sur ce site sont placés sous copyrights. Toute reproduction sous quelque forme est donc interdite sans autorisation écrite.