Coup double pour Philipp Giordanengo et Josh Reichenecker, Champions de France et d’Europe des Rallyes VHC 2021

Les deux compères viennent de réaliser une saison de rêve dans un contexte sanitaire compliqué et avec des moyens limités qui constituent un exploit mais aussi un bel exemple stratégique à petit budget. Certes la Ford Escort RS 1800 dont ils disposent est de bonne lignée puisqu’il s’agit de l’ancienne monture de François Foulon mais cela n’explique pas tout. On le sait, le déroulement de la saison 2021 a été bouleversé par les restrictions de déplacement liées aux contraintes sanitaires et surtout les périodes d’isolement qui ont empêché de nombreux équipages étrangers, britanniques notamment, de se déplacer, tandis qu’un grand nombre d’organisateurs, soit renonçaient, soit décalaient leurs épreuves à l’automne. Bref, il y avait un coup à jouer se sont dit Philipp Giordanengo et Josh Reichenecker en constatant la diversité des protagonistes en début de saison, seul le Rallye Mont-Blanc ayant réussi à réunir un plateau de qualité début septembre. Leur plan a superbement fonctionné puisque avec seulement sept résultats, dont trois obtenus à l’étranger, Omloop en Belgique, Arezzo sur la terre italienne et Chablais en Suisse, ils remportent le T.E.R en VHC, nouvelle appellation du Championnat d’Europe. D’autant mieux que certains rallyes français comme le Rallye d’Antibes sont éligibles aux deux championnats. Tandis que les victoires acquises aux rallyes de Grasse, du Var, d’Antibes ainsi que la 4e place obtenues au terme d’un Rallye des Cévennes amputé des ¾ de son parcours, assuraient le titre national. Toujours modeste, Philipp Giordanengo résume ainsi la recette du succès :

- 25% la voiture (la Ford Escort RS)

- 25% le copilote (Josh)

- 25% l’assistance : Annick /Loïc, François/ Yohan/ Jean-Caude, GTO et Jimmy

- 25 % le pilote

(©MM)

La victoire au Championnat de France obtenue avec seulement quatre résultats dont trois victoires au scratch (Grasse, Antibes et Var).

Au Rallye Omloop disputé début septembre en Belgique.

Frank Williams (1942-2021)

Ou plutôt ‘’Sir’’ Frank Williams est décédé le 28 novembre dernier. C’était le dernier team manager issu de la grande époque des Colin Chapman, Bernie Ecclestone et autres Ken Tyrrell, tous nourris au berceau par les moteurs Ford-Cosworth. Frank avait débuté comme pilote en 1961, à l’âge de 19 ans, avant de créer sa propre société en 1966 et devenir progressivement team manager. Un second cap était franchi en 1973 avec une première monoplace de Formule 1 construite sous sa responsabilité mais dénommée Iso-Marlboro. La troisième étape fut la création du Williams Team F1 en 1977 en association avec Patrick Head. Les victoires vont s’enchaîner à partir de la saison 1980 et jusqu’en 1985 grâce au partenariat exclusif conclu avec Honda pour la fourniture de moteurs. Suivait une période noire après l’accident de la route survenu à Frank, éjecté de la Ford Sierra de location, vraisemblablement pas sanglé, à l’entrée de Méounes, alors qu’il venait de quitter précipitamment le Circuit Paul Ricard pour rejoindre l’aéroport de Nice au cours de l’hiver 1986. Lourdement handicapé, Frank Williams devait se résoudre à diriger son entreprise à distance. Après un passage à vide, en 1989 Renault arrivait à point nommé pour fournir ses moteurs et relancer la moisson de victoires jusqu’en 1997. Au total, l’équipe mise sur pieds par Frank Williams aura remporté 9 titres constructeurs et 7 titres pilotes avec entre autres, Keke Rosberg, Alan Jones, Jacques Villeneuve ou Damon Hill (©MM).

Frank Williams en compagnie d'Arturo Merzario (©Morelli.Bertier).

La première Formule 1 conçue à 100% sous la responsabilité de Frank Williams fut l'Iso-Marlboro ici pilotée par Nanni Galli lors du GP de Monaco 1973 (©Morelli.Bertier).

Frank Williams est décédé à la fin du mois de novembre dernier (©Morelli.Bertier).

Un ''vrai'' Championnat de France VHC Terre en 2022

Les Groupes A/N/B et les Groupes 1à 5 disputeront le même championnat (©Morelli.Bertier).

La mise en place d'un véritable championnat VHC Terre s'imposait pour relancer la discipline (©Morelli.Bertier).

Un Championnat de France des Rallyes Terre VHC en 2022

Lors de sa réunion du 24 novembre dernier, le Comité Directeur de la FFSA a entériné la création d'un véritable Championnat de France des Rallyes Terre ouvert à toutes les catégories engagées. Toutefois, par équité sportive, un titre sera attribué au meilleur pilote engagé en VHC (avec PTH) et un autre titre au meilleur pilote des catégories Classic et Classic Open. Voila enfin la bonne nouvelle tant attendue qui devrait logiquement relancer une discipline en perte d'audience depuis trois saisons pour cause de manque d'attractivité.

Championnat de France des Rallyes : Bonato pour la 4e fois

Libéré de toute pression après la sortie de route de son principal adversaire lors du dernier rallye de la saison, Yoann Bonato remporte son 4e titre au volant de la Citroën C3/R5(©Morelli.Bertier).

Ultime manche traditionnelle du Championnat de France, le Rallye du Var a permis à Yoann Bonato de ceindre sa 4e couronne nationale au terme d'une saison marquée par la constance des résultats. Second à 26'' de Nicolas Ciamin, le vainqueur du rallye, qui pilotait cette fois-ci une Skoda R5, Yoann Bonato a vu la situation se décanter rapidement avec la sortie de route de Quentin Giordano, son adversaire direct, puis celles de Ludovic Gal et J.B.Franceschi qui entrainaient le retrait volontaire de Stéphane Sarrazin, à ce moment leader du rallye. On retiendra les conditions difficiles dans lesquelles fut disputé ce rallye avec une majorité de secteurs en sous bois rendus glissants et piégeux par les intempéries.

Essais WRC Hybrides 2022

Evans et Rovanperra ont découvert le pilotage de la Toyota Yaris WRC Hybride. Convoqué également, Ogier n'a pu rouler suite à une sortie de route survenue la veille (©Morelli.Bertier).

Loeb, Fourmaux, Breen et Greensmith ont effectué les premiers vrais essais de la Ford Puma WRC Hybride (©Bernard Simon).

Le WRC nouveau est arrivé !

Reste à savoir si, comme le bon vin, il va s’améliorer…En tous cas le doute subsiste après les premiers essais de roulage (à ce stade ne parlons pas de recherche de performance) menés par les pilotes officiels Toyota et Ford. Avec une surcharge pondérale évaluée à 1280 Kg + 30% et un surcroît de puissance de 135ch (sur un total de 500ch) utilisables principalement au départ des ES et lors des traversées d’agglomérations, les nouvelles WRC Hybrides semblent moins réactives que les anciennes WRC version 2021. D’autant plus que les dimensions des pneus restent identiques, l’essentiel du comportement étant dépendant du débattement des suspensions. C’est sur ce point que portent les essais et à l’évidence il y a encore beaucoup à faire en terme d’adaptation comme en témoigne la sortie de route de Elfyn Evans au volant de la Yaris de développement et les multiples petits problèmes rencontrés par Ford et Toyota. Rappelons que la réglementation du WRC 2022 n’a été validée que début septembre dernier, que le kit électrique est identique pour les trois constructeurs impliqués, et enfin que les moteurs thermiques sont désormais alimentés par un carburant synthétique fourni par la FIA. Autant d’inconnues qui favorisent directement les WRC ancienne génération…en supposant qu’elles soient encore admises à participer en 2022, même sans pouvoir marquer de points au championnat mondial (©MM).

Les essais portent sur l'adaptation des suspensions au poids plus important (©Morelli.Bertier).

Victime d'une petite sortie de route, Elfyn Evans semble dubitatif quant au comportement des nouvelles WRC Hybrides (©Morelli.Bertier).

Rallye de Monza WRC : Victoire et titre pour Ogier

Victoire et titre mondial pour Sébastien Ogier au terme d'un Rallye de Monza dominé par les Toyota Yaris WRC (©DR/Toyota).

Rallye de Monza WRC : Doublé Toyota et 8e titre mondial pour Ogier

Traditionnel rendez-vous de fin de saison, le Rallye de Monza se démarque des autres manches WRC par sa forme compacte, majoritairement disputé dans l’enceinte du parc municipal de Monza qui inclut le célèbre autodrome italien. Quasiment à égalité au terme de la seconde journée de course avec son équipier Elfyn Evans, Sébastien Ogier a réussi à creuser un écart de 7’’ lors de la 3e courte étape. Encore un doublé pour les Toyota Yaris WRC, décidément imbattables cette saison avec le titre ‘’constructeurs’’ à la clé, et le titre mondial ‘’pilotes’’ pour Sébastien Ogier. Troisième, Dani Sordo sauve l’honneur d’une équipe Hyundai très combative qui place cinq voitures dans les dix premiers du classement final dont Teemu Suninen, nouvelle recrue pour 2022, qui termine 6e. On n’en dira pas de même d’une équipe Ford aux abois avec Gus Greensmith à la 6e place. Ce rallye marquait également la fin de l’époque WRC avec la prochaine arrivée en compétition des WRC Hybrides, plus lourdes et plus puissantes (©MM).

Classement : 1 Sébastien Ogier/Julien Ingrassia (Toyota Yaris WRC) ; 2 Elfyn Evans/Scott Martin (Toyota Yaris WRC) +7.3s ; 3 Dani Sordo/Cándido Carrera (Hyundai i20 Coupe WRC) +21.3s ; 4 Thierry Neuville/Martijn Wydaeghe (Hyundai i20 Coupe WRC) +32 ; 5 Oliver Solberg/Elliott Edmondson (Hyundai i20 Coupe WRC) +1m32 ; 6 Teemu Suninen/Mikko Markkula (Hyundai i20 Coupe WRC) +2m22.6s ; 7 Takamoto Katsuta/Aaron Johnston (Toyota Yaris WRC) +2m34.5s ; 8 Gus Greensmith/Jonas Andersson (Ford Fiesta WRC) +2m50.2s ; 9 Kalle Rovanperä/Jonne Halttunen (Toyota Yaris WRC) +4m49.6s ; 10 Andrea Crugnola/Pietro Ometto (Hyundai i20 N Rally2) +9m06.9 ; etc,

Comme en 2020, seule la seconde étape du Rallye de Monza était disputée hors du parc de Monza (©DR/Toyota).

Certaines portions d'épreuves spéciales comportaient de la terre et du gravier (©DR/Hyundai).

Une fin de carrière en demie-teinte pour les Fiesta WRC. Place à la Puma WRC Hybride (©DR/M-Sport).

Rallye Terre de Vaucluse : Stéphane Lefebvre retrouve la DS3 WRC et la victoire

Stéphane Levebvre a retrouvé avec bonheur le volant d'une DS3.WRC avec une belle victoire au bout du chemin (©Morelli.Bertier).

Venu se tester sur la terre, le jeune pilote norvégien Ole Veiby a réalisé quelques temps canon en vue d'un programme complet en 2022 (©Morelli.Bertier).

3e du rallye, Florian Bernardi a réalisé un exploit n'ayant jusqu'alors jamais piloté une transmission intégrale et n'ayant encore jamais disputé de rallye terre (©Morelli.Bertier).

Rallye Terre de Vaucluse : Retour gagnant pour Stéphane Lefebvre (DS3 WRC)

Cette 30e édition restera dans les annales à plus d'un titre, en particulier la foule présente tout au long des 10 épreuves spéciales ainsi que l'implication grandissante de la municipalité de Courthézon. Finalement reporté d’un an pour cause de confinement, le Terre de Vaucluse 2021 a réuni plus de 140 concurrents dont le jeune pilote norvégien Ole Veiby, engagé hors compétition au volant d’une Hyundai WRC. Epilogue du Championnat Terre, le titre 2021 se jouait entre six pilotes mais la suprématie de Stéphane Lefebvre, puis la sortie de route de Manu Gascou (C3/R5) permettaient à Cyrille Feraud (C4.WRC) d’être sacré au terme d’une course prudente devant Stéphane Consani (DS3/WRC), 2e du rallye, très déçu. Scénario inverse pour Florian Bernardi qui réalisait l’exploit en accédant à la 3e marche du podium alors qu’il découvrait le pilotage sur terre et la transmission intégrale de la Polo R5. Enfin le rallye VHC voyait la victoire de Grégoire de Mevius (Mazda 323 GTR) devant J.M.Beuzelin (Lancia Delta) en difficulté en fin de rallye.

Classement : 1.Lefebvre/Veillas (DS 3 WRC) en 1h20m51s ; 2.Consani/De La Haye (DS 3 WRC) + 30s1 ; 3.Bernardi/Declerck (Volkswagen Polo R5) + 1m50s1 ; 4.Franceschi/Baud (Hyundai i20 R5) + 1m59s8 ; 5.Rossel/Mercoiret (Ford Fiesta Rally2) + 2m02s7 ; 6.Feraud/Duchemin (Citroën C4 WRC) + 2m40s3 ; 7.Clemencon/Fouret (Hyundai i20 R5) + 3m19s6 ; 8.Manzagol/Chiappe (Hyundai i20 R5) + 3m21s7…

Grégoire de Mevius remporte le rallye VHC au volant de cette Mazda 323.GTR très performante (©Morelli.Bertier).

Le Champion de France des Rallyes Terre 2021 se nomme Cyrille Feraud (©Morelli.Bertier).

Louis Priano, le créateur et l'organisateur emblématique du Rallye Terre de Vaucluse depuis l'origine (©Morelli.Bertier).

L'avant-veille du rallye, Jean-Luc Morel fêtait lui aussi ses 30 participations au Rallye Terre de Vaucluse en bonne compagnie. On reconnaît notamment : François Chauche, Paul Chieusse, Robert Satta, Guy Bekaert, J-M.Borel, Patrick Lapie, Jacques Soulié, etc (©Morelli.Bertier).

Finale de l'Historic Tour à Lédenon

La superbe BMW 320 Groupe 5 pilotée par le Suisse Christian Tedeschi (©Morelli.Bertier).

Le Challenge ASAVE met en piste des véhicules aussi diversifiés que ce coach DB-Panhard suivi d'une Lola T70 dont les performances sont proportionnelles à la différence des cylindrées (©Morelli.Bertier).

Historic Tour à Lédenon

Plus de 300 concurrents se retrouvaient sur les 3,15 km du spectaculaire circuit de Lédenon pour les ultimes manches de la saison 2021 avec deux titres de Champions de France à la clé. Au terme d’un week-end particulièrement ensoleillé et des 18 courses disputées, Sébastien Mathieu et Lionel Robert l’emportaient dans leur catégorie respective. L’Historic Tour se caractérise par la diversité des plateaux et des époques, le tout dans un esprit club. Ainsi les GT et les Saloon cohabitent toutes époques historiques confondues, à l’image du Challenge ASAVE ou des Sport-Prototypes avec autant de vainqueurs que de catégories en course.

Nouveau venu en Sports-Prototypes, le pilote allemand Roland Fisher au volant d'une rarissime AMS-Cosworth de 1971 (©Morelli.Bertier).

Désormais les départs sont donnés lancés depuis le pied de la montée (©Morelli.Bertier).

La Chrysler Viper de Julien Grenet a survolé la course des GT et des Saloon (©Morelli.Bertier).

Rallye d'Espagne WRC : Neuville le matador

Après avoir résolu un défaut de sous-virage de sa Hyundai apparu en début de rallye, Thierry Neuville passait à l'attaque en toute sérénité et remportait ensuite la totalité des 15 épreuves spéciales (sur 17) au menu de ce Rallye d'Espagne 2021. Second, Elfyn Evans (Toyota) n'a pu tenir le rythme sur ce parcours 100% asphalte qu'il n'affectionne guère. Le WRC2 revient à Eric Camilli (Citroën C3) et le classement RGT à Manu Guigou (Alpine) qui remportait dans sa catégorie la totalité des 17 épreuves spéciales. Cette victoire ainsi que la 3e place de Dani Sordo, tombent à pic pour Hyundai qui remonte au contact de Toyota au championnat constructeurs.

Thierry Neuville permet à Hyundai de recoller à Toyota au classement provisoire du championnat (©DR/Hyundai).

Manu Guigou remporte sa 3e victoire internationale de la saison en catégorie RGT (©DR).

Rallye d’Antibes : Alpine 46 ans plus tard

Une Alpine victorieuse au Rallye d'Antibes grâce à Nicolas Ciamin (©Morelli.Bertier).

La dernière victoire d'une Alpine au Rallye d'Antibes remontait à l'édition 1975 avec l'équipage Nicolas/Laverne (©Morelli.Bertier).

Rallye d’Antibes : Alpine 46 ans plus tard

Victoire méritante de Nicolas Ciamin qui consacre l’Alpine A.110 RGT au terme d’un Rallye d’Antibes très disputé. Le pilote azuréen a grapillé les secondes sur un tracé rapide et sinueux qui favorisait la vélocité des Alpine par rapport aux Citroën C3 R5 d’Eric Camilli et de Yoann Bonato ainsi que la VW Polo de Quentin Giordano. Ces derniers jouent le titre de Champion de France, ce qui explique leur stratégie, au contraire de Nicolas Ciamin qui reprenait la compétition à cette occasion avec un temps canon dans le col de la Couillole qui lui permettait de creuser un écart significatif sur ses adversaires directs. Pour Alpine, cette victoire, mais également la 5e place de Cédric Robert et les bonnes performances de Loïc Astier, ont une forte valeur symbolique, la dernière victoire du constructeur dieppois à Antibes remontant à l’édition 1975 avec Jean-Pierre Nicolas et Vincent Laverne qui disposaient alors d’une berlinette A.110 d’usine Groupe 4. L’épreuve comptait pour le Championnat d’Europe des Rallyes avec des pilotes comme Roger Clark engagé sur une Ford Escort RS.1800 d’usine. Ce qui conduit directement à évoquer la performance réalisée par Philip Giordanengo et Josh Reichenecker, victorieux en VHC et virtuels Champions d’Europe (TER) des Rallyes Historiques, au volant d’une Ford Escort RS (©MM).

Second, Eric Camilli engrange les points au Championnat de France des Rallyes (©Morelli.Bertier).

Victorieux de l'épreuve VHC, Philip Giordanengo et Josh Reichenecker sont virtuels Champions d'Europe avec leur Ford Escort.RS (©Morelli.Bertier).

Hyundai vient de confirmer les noms de ses pilotes pour disputer le WRC Hybrid 2022 (©DR/Hyundai)

Hyundai confirme ses pilotes pour le WRC Hybrid 2022

C'est fait ! Les pilotes des Hyundai WRC hybrides seront Thierry Neuville et Ott Tanak qui disputeront l'ensemble de la saison tandis que Dani Sordo et Oliver Sollberg se partageront le volant de la troisième voiture selon qu'il s'agit d'un rallye terre ou asphalte.

Elfyn Evans est passé maître du ''saut à la corde'' en s'imposant au Rallye de Finlande (©DR/Toyota).

Rallye de Finlande WRC : Evans se surpasse

Retour en Europe du Nord avec ce Rallye de Finlande, l’ex-Rallye des 1000 Lacs, exceptionnellement disputé en automne, à ne surtout pas confondre avec l’Artic Rally, également qualificatif au championnat mondial en 2021. À domicile, l’équipe Toyota était sous pression avec une quatrième voiture (semi-oficielle) engagée pour Esakeppa Lappi, le vainqueur de l’édition 2017, qui termine cette année à une fort honorable 4e place, hélas sans marquer de points au championnat mondial. Inversement pour l’équipe Hyundai, il s’agissait surtout de marquer un maximum de points avec des consignes de prudence assez strictes à l’attention des pilotes sur ce rallye hyper-rapide avec ses sauts à la corde au ras des arbres. Dans ce contexte, Craig Breen suivi d’Ott Tanak (Hyundai) contrôlaient la situation jusqu’au soir de la 2e étape lorsqu’ils se faisaient surprendre par un Elfyn Evans (Toyota) particulièrement à l’aise, désormais leader avec 9’’ d’avance. Quelques réglages mineurs avaient suffi à métamorphoser la tenue de route de sa Yaris WRC. Impérial lors de la 3e étape, celui-ci coiffait ses deux adversaires sur le poteau. Avec ses 14’’ d’avance au classement final et le bonus de la power stage, Elfyn Evans conforte l’avance de Toyota au championnat constructeurs, lui-même se rapprochant de Ogier au classement du championnat Pilotes.

Classement : 1 Elfyn Evans/Scott Martin (Toyota Yaris WRC) 2 Ott Tänak/Martin Järveoja (Hyundai i20 Coupe WRC) +14.1s 3 Craig Breen/Paul Nagle (Hyundai i20 Coupe WRC) +42.2s 4 Esapekka Lappi/Janne Ferm (Toyota Yaris WRC) +58.8s 5 Sébastien Ogier/Julien Ingrassia (Toyota Yaris WRC) +2m54.4s 6 Gus Greensmith/Chris Patterson (Ford Fiesta WRC) +5m02.3s 7 Adrien Fourmaux/Alexandre Coria (Ford Fiesta WRC) +6m22.9s 8 Teemu Suninen/Mikko Markkula (Volkswagen Polo GTI R5) +9m52.1s 9 Mads Østberg/Torstein Eriksen (Citroën C3 Rally2) +10m07.8s 10 Emil Lindholm/Reeta Hämäläinen (Škoda Fabia Rally2 evo) +10m52.8s

Kalle Rovanpera a survolé le Rallye de l'Acropole (©DR/Toyota).

Rallye de l’Acropole WRC : Rovanpera 31 ans après Sainz

Conséquence indirecte de l’épidémie, le Rallye de l’Acropole a retrouvé sa place au calendrier du Championnat du Monde des Rallyes duquel il était absent depuis 2013. Quant à Toyota, la seule et unique victoire du constructeur nippon remontait à l’édition 1990 quand Carlos Sainz l’avait emporté au volant d’un coupé Celica GT-4. Traditionnellement disputé en été sous une chaleur suffocante, le Rallye de l’Acropole 2021 inaugurait une formule inédite mi-septembre sur des chemins rendus très glissants suite aux intempéries où le choix des pneus allait s’avérer décisif. Conscients de la difficulté du terrain après les reconnaissances, les pilotes de l’équipe Toyota avaient pour consigne de jouer la sécurité sur des épreuves spéciales très longues. Dans ce contexte automnal le rôle des informateurs météo devenait prioritaire. Ceux de Kalle Rovanpera (Toyota) et de Ott Tanak (Hyundai) se sont montrés les plus performants, leur permettant d’adopter un mix de pneus durs et tendres en fonction de l’humidité des chemins. Des chemins d’ailleurs considérablement plus roulants et globalement moins cassants qu’ils n’étaient au cours des éditions passées. Contre toute attente, Kalle Rovanpera s’est installé en tête du rallye au soir de la 1e étape et ne l’a plus quittée jusqu’à l’arrivée tandis qu’Ott Tanak préservait prudemment les points de la 2e place pour Hyundai. Du côté de l’équipe Ford, 5e, Gus Greensmith et Adrien Fourmaux, 7e, confirment les bonnes performances des Fiesta WRC sur la terre.

Classement : 1 K. Rovanperä J. Halttunen (Toyota Yaris WRC) ; 2 O. Tänak M. Järveoja (Hyundai i20 Coupe WRC)  à 42'' ; 3 S. Ogier J. Ingrassia (Toyota Yaris WRC) à 1'11 ; 4 D. Sordo C. Carrera (Hyundai i20 Coupe WRC) à 3 ; 5 G. Greensmith C. Patterson (Ford Fiesta WRC)  à 5'45 ; 6 E. Evans S. Martin (Toyota Yaris WRC) à 6'42 ; 7.A. Fourmaux R. Jamoul (Ford Fiesta WRC) à 6'54 ; 8 T. Neuville M. Wydaeghe (Hyundai i20 Coupe WRC) à 8'41; 9 A. Mikkelsen E. Edmondson (Škoda Fabia Evo) à 9'02 ; 10 M. Bulacia M. Der Ohannesian (Škoda Fabia Evo) à 9'19 ; etc.

Ott Tanak termine second à 42'' du vainqueur (©DR/Hyundai).

Le Rallye de l'Acropole 2021 s'est déroulé dans des conditions délicates comme ici Adrien Fourmaux, 7e au volant de la Ford Fiesta WRC (©DR/Ford).

Lecture : Les ‘’Instantanés du Sport Automobile’’ aux éditions ETAI

En 192 pages Xavier Chauvin et Michel Morelli ont réuni plus de 300 photos, pour la plupart inédites, racontant chacune une histoire, un événement survenu dans les coulisses du sport automobile des années 60, 70 et 80. Toute une époque faite d’aventure et de débrouille où tout était possible. Volontairement anticonformiste, ce livre ravira les amateurs de reportages authentiques montrant l’envers du décor officiel et en expliquant pourquoi l’instant était unique. Comme tous les livres publiés par ETAI dans sa collection ‘’beaux livres’’, celui-ci est imprimé en Europe. Format 24x29cm au prix de 39 Euros, disponible dans toutes les librairies et sur les sites de vente en ligne spécialisés en particulier celui des éditions ETAI à privilégier.

Un carburant 100% synthétique à partir d’énergies renouvelables disponible dès l’été 2022 pour les concurrents de la Supercup Porsche.

Le nouveau carburant mis au point par Porsche et Siemens est compatible avec toutes les Porsche (©Morelli.Bertier).

Dès l'été prochain la Supercup Porsche inaugurera le nouveau carburant mis au point par Porsche et Siemens (©DR/Porsche).

Porsche et Siemens s’associent pour produire un carburant 100% synthétique à partir d’énergies renouvelables disponible dès l’été 2022 pour les concurrents de la Supercup Porsche.

Des éoliennes, du vent et de l’eau pour faire fonctionner toutes les Porsche, même les plus anciennes ! Vous en rêviez ! Porsche l’a fait ! L’annonce pourrait ressembler à un canular du 1er avril mais ce n’est pas le cas. C’est même tout le contraire car Porsche c’est d’abord un bureau d’études dont l’activité déborde largement du cadre de l’automobile. On savait que le celui-ci travaillait en grand secret sur ce projet révolutionnaire développé en partenariat avec Siemens, dénommé ‘’Haru Oni’’, qui tire parti des conditions climatiques optimales pour la production d’énergie éolienne dans la province de Magallanes, dans le sud du Chili. Ce projet a pour but de produire un nouveau carburant liquide pratiquement neutre en CO2 à l'aide d'énergie éolienne à faible coût. Concrètement, des électrolyseurs séparent l'eau en oxygène et en hydrogène vert grâce à l'énergie éolienne. Le CO2 de l’air est ensuite filtré et combiné avec l'hydrogène vert pour produire du méthanol synthétique, lequel est à son tour transformé en carburant de synthèse à l’état liquide. Ni la masse volumique, ni le rendement énergétique de ce dérivé du méthanol ne sont précisés mais un chimiste expérimenté aura vite calculé la consommation et les modifications apportées aux moteurs thermiques. L'usine pilote construite au Chili devrait commencer à produire 130.000 litres de ce nouveau carburant durant l’été 2022. Lequel carburant sera servi en priorité aux concurrents de la Supercup Porsche. La capacité de production augmentera rapidement pour atteindre 55 millions de litres en 2024 puis 550 millions de litres en 2026. Selon les responsables du projet le carburant synthétique Porsche-Siemens est parfaitement compatible avec toutes les Porsche, même les plus anciennes avec une réduction de 90% des émissions de CO². De quoi redonner le sourire aux collectionneurs (©MM).

Les retrouvailles de l’équipe du Simon-Racing double Championne du Monde des Rallyes Gr.N (1989 et 1990)

L'équipe double Championne du Monde des Rallyes Gr.N réunie presque au complet en ce mois d'août 2021. On reconnaît de G à D : Denis Giraudet, Bernard Bourguignon, Charles Terrasa, Alain Oreille, Joaquim Barroso, Daniel Rey, Edmond Simon, Gérard Marcon et Alain Bertrand (©Morelli.Bertier).

Eh oui ! C’est grâce à eux que Renault a remporté le titre mondial à deux reprises. Pourtant ce n’était pas gagné d’avance, le Renault 5 GT turbo étant loin d’être la voiture idéale pour affronter les pistes africaines ou australiennes. C’est la raison pour laquelle Edmond Simon a voulu réunir en petit comité ceux qui ont collectivement réalisé ce double exploit il y a plus de trente ans déjà. Autour d’Alain Oreille, le pilote, on reconnaît de gauche à droite : Denis Giraudet, le stratège, ainsi que les mécaniciens de l’époque : Bernard Bourguignon, Charles Terrasa, Joaquim Barroso, Edmond Simon, le team manager, Daniel Rey, Gérard Marcon et Alain Bertrand. En 1989, le programme initial d’Alain Oreille ne prévoyait que le Championnat de France des Rallyes plus le Rallye Monte-Carlo et le Tour de Corse où celui-ci remportait le Groupe N et se classait respectivement 10e et 8e au scratch. Dans le même temps Gustavo Trelles (Lancia) et Grégoire de Mevius (Mazda), tous deux candidats au titre, marquaient le pas, à court de budget. D’où naquit alors l’idée de tenter un coup de poker en partant à la conquête du Championnat du Monde ! Après une entrée en matière prometteuse au Rallye d’Australie où Alain Oreille réalisait de super temps sur la terre, celui-ci s’imposait au Rallye Sanremo avec une 9e place au scratch. Et enfin, cerise sur le gâteau, la victoire au scratch au Rallye de Côte d’Ivoire. Rebelote en 1990 mais sur le championnat complet cette fois-ci ! La lutte sera beaucoup plus serrée qu’en 1989 mais avec ses excellentes performances réalisées au Monte-Carlo, au Portugal, à l’Acropole, au Tour de Corse, en Nouvelle-Zélande, en Argentine, au Sanremo et au Rallye de Côte d’Ivoire, Alain Oreille remportait le titre mondial pour la seconde fois consécutive. Un exploit qui n’est pas prêt d’être battu, ni même égalé compte tenu des budgets actuels (©MM).

La Renault 5 GT turbo n'était vraiment pas taillée pour la terre et pourtant Alain Oreille a réédité l'exploit à plusieurs reprises au cours de la saison 1989 (©Morelli.Bertier).

Changement de couleurs pour un second titre décroché en 1990 face à une concurrence renforcée (©Morelli.Bertier).

Hommage à Carlos Reutemann

Carlos Reutemann est décédé le 7 juillet dernier (©Morelli.Bertier).

Quatre victoires en une seule saison chez Ferrari mais trop souvent dans l'ombre des leaders (©Morelli.Bertier).

Carlos Reutemann 1942-2021 Le self-made man

Décédé le 7 juillet dernier à Santa-Fe en Argentine, là où il était né 78 ans plus tôt de parents éleveurs de bétail, Carlos Reutemann, surnommé ‘’Lole’’, était une véritable icône sportive puis politique. Petit-fils d’immigré allemand, Carlos Reutemann avait conservé de ses origines la fierté et le respect des consignes d’équipe, cette qualité qui lui vaudra d’être intégré dans les ‘’top teams’’ en tant que second pilote, voire pire encore, comme intérimaire chez Ferrari lors de l’indisponibilité de Niki Lauda. Comme tout argentin passionné par les sports mécanique, le jeune Carlos avait débuté sa carrière en 1966 en Carretera de Turismo avant de fonder sa propre équipe de Formule 2 en 1970 après avoir fait l’acquisition d’une Brabham grâce au soutien financier du pétrolier YPF. Un choix judicieux puisque Bernie Ecclestone l’intégrait dans son équipe de Formule 1 deux ans plus tard, le jeune prodige réalisant la pole position dès sa première course, le GP d’Argentine comme par hasard, couru à domicile. Avec trois victoires en Grand-Prix au cours de la saison 1974, Carlos Reutemann pouvait envisager la consécration suprême mais il n’en sera rien. Lassé du manque de compétitivité de la nouvelle Brabham-Alfa Romeo, Carlos acceptait finalement la proposition d’Enzo Ferrari, constructeur pour lequel il avait déjà brillé aux 24 Heures du Mans 1973 aux commandes du prototype 312.PB qu’il partageait avec Tim Schenken. Mais ce n’est véritablement qu’après le départ de Niki Lauda courant 1976 qu’il aura toute latitude pour exprimer son talent jusqu’en 1979. Après quatre victoires en une seule saison chez Ferrari, fatigué des rivalités internes, Carlos décidait de rejoindre l’équipe Lotus en remplacement de Ronnie Peterson décédé accidentellement, pensant pouvoir disposer de la meilleure Formule 1 du moment. Hélas, entre temps la Lotus ‘’wing car’’ Championne du Monde avait été copiée par tous et Carlos, dépité, rejoignait l’équipe Williams la saison suivante. Mais là encore le pilote argentin devait se plier à la discipline d’équipe qui consistait à laisser contractuellement passer Alan Jones jusqu’à ce que Carlos ne se rebelle et s’impose lors du GP du Brésil puis de Belgique 1981 et décide de mettre un terme à sa carrière en Formule 1 après les deux premiers Grands Prix de la saison 1982 pour se consacrer à la politique. Outre ses mandats de gouverneur et de sénateur de la province de Santa-Fe, Carlos Reutemann a participé deux fois (1980 et 1985) au Rallye d’Argentine. Au volant d’une Fiat-Abarth 131 d’usine en 1980 et d’une Peugeot 205.T.16 en 1985 mais sans résultats probants, exceptés les points apportés à Fiat dans la conquête du titre constructeurs. (©MM)

Une longue fidélité à l'équipe Brabham qui lui avait permis de débuter en Formule 1 (©Morelli.Bertier).

Passage éclair chez Lotus et énorme déception en remplaçant Ronnie Peterson (©Morelli.Bertier).

Carlos Reutemann et Tim Schenken se partageaient le volant d'une Ferrari 312.PB lors des 24 Heures du Mans 1973 (©Morelli.Bertier).

Dossier : La saga Chrysler depuis l’époque SIMCA-Chrysler jusqu’à la fusion PSA-Chrysler-FIAT

L’évolution industrielle et commerciale d’un constructeur automobile n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Ainsi va la vie mais celle de Chrysler, bercée entre mariages, divorces et abandons, confirme encore un peu plus l’adage populaire. Retrouvez le sujet complet dans la rubrique ''dossiers''.

La Sunbeam-Lotus Championne du Monde des Rallyes, illustre parfaitement la vie chaotique de Chrysler (©Morelli.Bertier).

Dossier : le redémarrage de la Ferrari 312PB/Scerri

A la fois oeuvre d'art et prouesse technique, cette réduction au 1/3 de la Ferrari 312.PB Championne du Monde en 1972, entièrement construite par Pierre Scerri, ne laisse personne indifférent. Après avoir été exposée durant dix ans aux USA et avant de vivre de nouvelles aventures, la Ferrari 312PB/Scerri a provisoirement retrouvé sa Provence natale pour subir une révision complète. Ne manquez surtout pas de consulter notre dossier video exceptionnel.

Sur cette photo réalisée au circuit du Mas du Clos l'effet de perspective montre la similitude parfaite avec la Ferrari 312PB Championne du Monde des Constructeurs (photo Pierre Scerri).

Dossier : Bernard Beguin et les BMW M3 Prodrive

À l’origine des participations des BMW M3 en rallye, vainqueur du Tour de Corse 1987, Bernard Beguin a vécu toute l’histoire des M3 construites dans l’atelier de David Richards à Banbury entre 1986 et 1989. Une rencontre s’imposait. C’est Philippe Giordanengo qui lança l’invitation autour d’une bonne table sous un ciel estival étoilé. Voir le dossier complet dans la rubrique.

Bernard Beguin a apporté sa plus belle victoire à BMW au terme du Tour de Corse 1987 (copyright Morelli.Bertier).

Le Bergspyder Porsche 909 au mont Ventoux

Enorme surprise de voir décharger du camion atelier et ensuite de voir rouler cet OVNI tout droit sorti du musée Porsche de Zuffenhausen. Une semaine de rêve éveillé y compris pour les membres de l'équipe Porsche présents à cette occasion.

Rolf Stommelen s'était classé 2e en 1968 au volant de ce même Spyder 909 (photo Morelli.Bertier).

Le diaporama est visible dans la rubrique ''dossiers''.

Le Berspyder Porsche 909 de retour au mont Ventoux 51 ans plus tard (photo Morelli.Bertier).

Rüdi Lins 2e de la CC du mont Ventoux en 1968 (photo Morelli.Bertier).

Une pépite !

Et pour être encore plus complet sur le sujet, Rüdi Lins a remporté son groupe lors de la course de côte du mont Ventoux en 1967, il a ensuite remporté la 2e place en 1968, au volant de cette Porsche Carrera 6. Le plaisir était trop grand d'aller fouiller un peu dans nos archives.

Le sport automobile authentique

Avec plus de 1800 reportages de sport automobile et environ 600.000 photos à notre actif, la création d'un site d'information et d'une photothèque destinés aux médias et aux particuliers, s'imposait. www.tubolare.fr va s'étoffer progressivement au fil des mois et des années en fonction de l'actualité et du temps disponible.

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