Rallye du Portugal WRC : Doublé Toyota sur la terre

Quatrième manche de la saison 2022, le Rallye du Portugal était la 1e épreuve terre pour la nouvelle catégorie Rallye1 Hybride et de ce fait les interrogations étaient nombreuses quant à la iabilité des pneumatiques sur les chemins empierrés portugais, notamment lors de l’étape marathon du vendredi, sans assistance à la mi-journée. Sans surprise les crevaisons ont pénalisé de nombreux concurrents dont Sébastien Loeb (Ford), Sébastien Ogier (Toyota) ou encore Thierry Neuville (Hyundai), ce dernier perdant même une roue après l’ES/7, avarie qui endommageait la transmission, privant ainsi les équipes Toyota, Hyundai et Ford de leurs meilleurs éléments. Cette suite d’événements offrait une belle opportunité à Rovanpera et Evans (Toyota) de se livrer une belle bagarre pour la victoire, le duo suivi lui-même à bonne distance par un Dani Sordo (Hyundai) en grande forme ainsi que par Pierre-Louis Loubet, promu leader d’une équipe Ford décapitée après le retrait de Sébastien Loeb en début de rallye. Victorieux pour la troisième fois de la saison, le jeune Kalle Rovanpera a démontré ses capacités de pilotage sur la neige, puis sur l’asphalte, et maintenant sur la terre. Idem pour Yohan Rossel (Citroën C3) qui remporte pour la seconde fois la catégorie Rallye 2 cette année.

Classement : 1.Kalle Rovanperä/Jonne Halttunen (Toyota) ; 2.Elfyn Evans/Scott Martin (Toyota) à 15.2s ; 3.Dani Sordo/Cándido Carrera (Hyundai) +2m17.3s ; 4.Takamoto Katsuta/Aaron Johnston (Toyota) +2m19.4s ; 5.Thierry Neuville/Martijn Wydaeghe (Hyundai) +2m37.8s ; 6.Ott Tänak/Martin Järveoja (Hyundai) +4m45.7s ; 7.Pierre-Louis Loubet/Vincent Landais (Ford Puma) +5m52.1s ; 8.Craig Breen/Paul Nagle (Ford Puma) +7m03.4s ; 9.Adrien Fourmaux/Alexandre Coria (Ford Puma) +8m09.6s ; 10.Yohan Rossel/Valentin Sarreaud (Citroën C3) +13m48.9s ; etc.

Troisième victoire de la saison pour le jeune Kalle Rovanpera (©DR/Toyota).

Comme souvent dans les situations délicates, Dani Sordo, 3e, sauve l'honneur de l'équipe Hyundai (©DR/Hyundai).

Yohan Rossel remporte la catégorie Rallye 2 pour la seconde fois de la saison (©DR/Citroën).

Rallye d'Antibes : Yoann Bonato (Citroën C3) renoue avec la victoire

Après deux abandons consécutifs, Yoann Bonato et Benjamin Boulloud retrouvent enfin le chemin de la victoire au terme de la 3e manche de la saison 2022. Auteur de sept des quinze temps scratch de ce Rallye d’Antibes, Yoann Bonato a pris la tête du classement dès la deuxième spéciale, pour ne plus la quitter jusqu’à l’arrivée. Cette victoire lui permet de se replacer dans la course au titre en fin de saison même si la tâche s’avère difficile face à Quentin Giordano. Malgré une crevaison samedi matin qui lui a fait perdre un temps précieux, ce dernier prend la tête du classement général provisoire du championnat. Au terme d’un rallye une fois de plus parfaitement maîtrisé au volant de leur Alpine A110 RGT, Cédric Robert et Matthieu Duval bénéficient de la sortie dont sont victimes Hugo Margaillan et Laëtitia Marsault dans la dernière spéciale pour s’offrir, comme au ‘Charbo’, la troisième marche du podium. Julien Saunier et Frédéric Vauclare (Alpine A110 RGT) et Pierre Roche et Andy Malfoy (Citroën C3) complètent le top 5. Quant à Nicolas Ciamin, il n’a malheureusement pu récidiver à domicile ses performances du début de saison et doit se contenter de la huitième place, victime d’une panne de direction assistée dans la dernière boucle.

Classement : 1.BONATO / BOULLOUD (Citroën C3) ; 2.GIORDANO / PARENT (Volkswagen Polo GTI) à 34’’7 ; 3.ROBERT / DUVAL (Alpine A110) à 2’53 ; 4.SAUNIER / VAUCLARE (Alpine A110) à 3’48.7 ; 5.ROCHE / MALFOY (Citroën C3) à 4’19.7 ; 6.ROUILLARD / GAMBONI (Volkswagen Polo GTI) à 4’31.1 ; 7.FERNANDES / LEROY (Skoda Fabia) à 5’51.7 ; 8.CIAMIN / ROCHE (Hyundai I20) à 5’59.4 ; 9.CASCIANI / DELAPLANCHE (Skoda Fabia) à 7’20 ; 10.CASIER / VYNCKE (Ford Fiesta) à 7:43 ; etc.

Yoann Bonato a remporté sa première victoire de la saison au Rallye d'Antibes (©DR/Citroën).

Baptême du feu des Peugeot 9X8 à Monza le 10 juillet

Les six pilotes nominés pour l'épreuve de Monza sont : Duval, Di Resta, Jensen, Menezes, Rossiter et Vergne (©DR/Stellantis).

Deux Peugeot 9X8 à Monza le 10 juillet

Cette fois-ci c'est officiel, Peugeot effectuera son retour en Endurance lors des 6 Heures de Monza organisées le 10 juillet prochain. Après plus de 10.000 km d'essais privés effectués tant à Magny-Cours, au Castellet, à Barcelone et dernièrement à Portimao, la décision a été validée pour l'engagement de deux 9X8 dès le mois de juillet 2022 à Monza puis aux 6H de Fuji à l'automne et enfin aux 8H de Bahrein. Rappelons que les Peugeot 9X8 correspondent à la réglementation LMdH qui succède aux LMP1 et qu'elles sont dotées de transmissions intégrales non-permanentes avec un moteur V6 turbo thermique alimenté par un carburant spécifique 100% renouvelable et d'un moteur électrique de 900 volts agissant sur le train avant. Mais l'innovation la plus visible et la plus déconcertante est l'absence d'aileron aérodynamique arrière  (©MM).

Le départ était donné sous le soleil avec la Glickenhaus qualifiée en pole-position et l'Alpine 2e (©DR/Alpine).

Dommage pour l'équipe Glickenhaus qui avait réalisé le meilleur temps aux essais (©DR/WEC).

Les pilotes de l'équipe WRT ont réalisé un véritable exploit en dominant la course durant 1h30 avec une LMP2 (©DR/WEC).

6 Heures de Spa (WEC) : Toyota vainqueur d’une course héroïque mais Alpine toujours leader du championnat

Situé en altitude au cœur de la forêt des Ardennes belges, le circuit de Spa est réputé pour ses soudaines variations climatiques voire des chutes de neige fréquentes même à cette époque de l’année. Nul n’a oublié la parodie du GP de Belgique 2021 dont le classement fut établi d’après les temps des essais…Pour tenter d’amoindrir ces dysfonctionnements le circuit a subi un certain nombre de modifications dont le resurfaçage récent de certaines portions et la création de zones de dégagement supplémentaires, notamment aux abords du raidillon. Mais à vouloir trop bien faire….le nouveau revêtement se transforme en patinoire sous l’orage tandis que l’élargissement de la trajectoire offre désormais une opportunité aux plus audacieux. Le départ de la course, donné sous le soleil avec l’unique Glickenhaus engagée en pole-position, la suite était marquée par une avalanche de sorties de route à cause de l’aquaplaning. En quelques tours seulement les deux Toyota s’étaient portées en tête mais une première interruption au drapeau rouge voyait les espoirs de Sébastien Buemi (Toyota n°8) ruinés à cause d’un problème électronique lors du 2e départ. L’accalmie et l’assèchement progressif d’une partie du circuit ne profitaient pas à l’équipe Glickenhaus qui commettait une triple erreur stratégique dans ses changements de pneus avant qu’un deuxième, puis un troisième arrêt de course au drapeau rouge, toujours à cause de l’aquaplaning, ne placent en tête une LMP2, la WRT pilotée par Frijns lequel résistait durant 1h30 à la pression de la Toyota n°7 (Lopez/Conway/Kobayashi) et de l’Alpine de l’équipage Negrao/Lapierre/Vaxivière qui s’est montrée d’une fiabilité exemplaire. Si jusqu’alors la pluie diluvienne nivelait les performances entre les GT et les LMP2, avec le retour du soleil la fin de course se transformait en sprint échevelé. La Toyota retrouvait toute la puissance de sa transmission intégrale, laquelle, étrange paradoxe, n’était pas utilisable en aquaplaning à cause d’une vitesse insuffisante, tandis que la Ferrari pilotée par Pier Guidi/Calado conservait l’avantage sur la Porsche de Christensen/Estre jusqu’à l’arrivée et l’emportait en GT. Au-delà de ces résultats héroïques, les incertitudes renforcent le suspense quant à l’issue des prochaines 24 Heures du Mans où Alpine, 1er à Sebring et 2e à Spa, se présentera en leader provisoire du championnat face à une équipe Toyota déstabilisée  (©MM).

Classement : 1.Lopez/Conway/Kobayashi (Toyota) 2.Negrao/Lapierre/Vaxiviere (Alpine) +27.473’’ 3.Gelael/Frijns/Rast (WRT) 1er LMP2 +1’ 6.185’’ 4. Andrade/Habsburg/Nato (WRT) +1’40.676’’ 5. Gonzalez/Da Costa/Stevens (JOTA) +1’ 48.571’’ 6. Cameron/Collard/Nasr (Penske) +1’ 57.610’’s

GTE-Pro 1. Calado/Pier Guidi (GB/I), Ferrari 488 GTE 2. Christensen/Estre (DK/F), Porsche 911 RSR 3. Fuoco/Molina (I/E), Ferrari 488 GTE 4. Tandy/Milner (GB/USA), Corvette C8.R 5. Bruni/Lietz (I/A), Porsche 911 RSR

Toyota l'emporte dans des conditions particulièrement difficiles (©DR/WEC).

Alpine se présentera au départ des 24 Heures du Mans en leader du championnat mondial (©DR/WEC).

La bagarre entre les Ferrari et les Porsche fut impitoyable durant six heures (©DR/Porsche).

Giordano au Charbo !

Enormément de changements pour cette deuxième manche du championnat de France qui n’avait pu être organisée ni en 2020, ni en 2021 pour les motifs que l’on sait. Entre temps les élections municipales n’ont fait que compliquer encore un peu plus la situation. Une nouvelle présidente d’ASA enfin, Emilie Tramont qui a préféré repartir d’une feuille blanche. Ainsi pour sa 74ème édition, le Rallye était rebaptisé officiellement ‘’Rhône-Charbonnières’’ mais il est plus connu comme ‘’le Charbo’’ avec de nouvelles épreuves spéciales. Entre 1947, année de création, et 1960 avec le jumelage de l’AC du Rhône avec l’ADAC de Würtemberg qui donnait naissance au Rallye Lyon-Charbonnières-Stuttgart-Solitude, le Rallye Lyon-Charbonnières acceptait la participation des prototypes et se déroulait majoritairement dans le Jura et la Chartreuse. Entre 1960 et 1975, l’éligibilité au Championnat d’Europe permit d’ajouter des étapes supplémentaires en Ardèche et même jusqu’à Magny-Cours avec la présence d’une kyrielle de champions au départ : Schlesser, Elford, Röhrl, Moss, Greder, etc. Disputée sous un franc soleil, l’édition 2022 a permis à Quentin Giordano de remporter sa première victoire au volant d’une VW Polo du team Sarrazin Motorsport, structure qui place d’ailleurs trois voitures dans le top ten (avec Wagner et Bernardi). Leader à partir de l’ES.7, Quentin Giordano a pris le meilleur sur Nicolas Ciamin (2e à 13’’) lui-même suivi de Cédric Robert, 3e au général et 1er des deux roues motrices (Alpine A.110). Encore un week-end à oublier pour Yoann Bonato contraint à l’abandon suite à une petite sortie de route au cours de l’ES.4 (©MM).

Classement : 1.GIORDANO/PARENT (Volkswagen Polo) ; 2.CIAMIN/ROCHE (Hyundai) à 13’’.1 ; 3.ROBERT/DUVAL (Alpine A110) à 42’’.5 ; 4.SAUNIER/VAUCLARE (Alpine A110) à 01:04.6 ; 5.WAGNER/MILLET (Volkswagen Polo) à 01:37.8 ; 6.BERNARDI/COMBE (Ford Fiesta) à 02:57.5 ; 7.MAUFFREY/REBUT (Skoda Fabia Evo) à 04:11.5 ; 8.RAYMOND/SALMON (Alpine A110) à 04:50.8 ; 9.FONTALBA/HERMET (Alpine A110) à 07:18.3 ; 10.BECT/MICHAL (Alpine A110) à 07:46.4 ; etc.

Première victoire pour Quentin Giordano au terme d'un ''Charbo'' très disputé (©DR/Sarrazin Motorsport).

Rallye de Croatie WRC : Rovanperä (Toyota) surnage

Victime d’un abandon prématuré lors de l’édition 2021, Kalle Rovanperä s’est vengé cette année en remportant la victoire sur le fil dans des conditions apocalyptiques. Le vendredi notamment lors de la 1e étape marquée par une pluie diluvienne et des variations d’adhérence permanentes avec de nombreuses coulées de boue. Premier concurrent à ouvrir la route, Kalle Rovanperä bénéficiait d’un avantage incontestable lors du premier passage sur une chaussée dégagée. Bien que talonné par Tänak à 20’’ et Neuville (retardé par une pénalité), Rovanperä conservait l’avantage jusqu’à l’avant-dernière épreuve spéciale au cours de laquelle l’une des innombrables pierres qui jonchaient la route, provoquait une crevaison sur sa Toyota Yaris. Cette mésaventure permettait à Tänak (Hyundai) de prendre la tête du rallye durant quelques minutes, l’issue de la Power Stage permettant à Rovanperä de reprendre le commandement et de regagner Zagreb avec 4’’3 d’avance sur Tänak, lui-même suivi de Neuville pour la 3e marche du podium. Une belle épreuve fertile en rebondissements, disputée sur des routes étroites et fortement dégradées par les intempéries, l’une ayant même été annulée car impraticable. Le double podium de l’équipe Hyundai lui permet de remonter en 2e place du classement provisoire du championnat. Enfin, Yohan Rossel (Citroën) s’impose en Rallye 2  (©MM).

Classement : 1 Kalle Rovanperä/Jonne Halttunen (Toyota) ; 2 Ott Tänak/Martin Järveoja (Hyundai) à 4.3s ; 3 Thierry Neuville/Martijn Wydaeghe (Hyundai) à 2m21.0s ; 4 Craig Breen/Paul Nagle (Ford) à 3m07.3s ; 5 Elfyn Evans/Scott Martin (Toyota) à 3m46.0s ; 6 Takamoto Katsuta/Aaron Johnston (Toyota) à 8m08.5s ; 7 Yohan Rossel/Valentin Sarreaud (Citroën) 1er Rally2 à 10m01.0s ; 8 Kajetan Kajetanowicz/Maciej Szczepaniak (Škoda) à 11m01.2s ; 9 Emil Lindholm/Reeta Hämäläinen (Škoda) à 11m11.9s ; 10 Nikolay Gryazin/Konstantin Aleksandrov (Škoda) à 11m48.5s ; etc

Une victoire méritante pour Kalle Rovanperä (Toyota) (©DR/Toyota)

Hyundai se replace au championnat grâce à la 2e place de Tänak et la 3e de Neuville, tous deux très combatifs (©DR/Hyundai).

Historic Tour à Lédenon : On prend les mêmes…

Vainqueur des deux courses de Formule 3, le pilote italien Davide Leone (March) a pris une sérieuse avance au championnat (©Morelli.Bertier)

Dommage qu'il n'y ait pas eu plus de concurrents au départ de la course du Challenge ASAVE remportée aisément par José Beltramelli au volant de cette TVR Griffith propulsée par un moteur V8 Ford de 4,7.l (©Morelli.Bertier).

Les deux courses réservées aux Sport-Prototypes ont été remportées par Eric Martin (Debora-Alfa-Romeo) au terme d'une superbe bagarre sportive (©Morelli.Bertier).

Historic Tour à Lédenon : On prend les mêmes…

La seconde manche du Championnat de France des Circuits Historiques faisait étape sur le difficile toboggan nîmois, sous une chaleur estivale qui contrastait avec les précédentes éditions et qui proposait plus d’une vingtaine de courses au cours de ce week-end pascal. Mais chaleur est synonyme de difficultés mécaniques pour beaucoup de concurrents qui doivent surveiller attentivement la température des pneus, des freins, des moteurs, etc, habituelles contraintes liées au profil accidenté du circuit de Lédenon lors des courses historiques. Et que ce soit en Formule 3 avec le pilote italien Davide Leone (March-Toyota), en Sport-Prototypes avec Eric Martin (Debora-Alfa-Romeo), ou en GT/Saloon Cars avec Julien Grenet (Viper), ainsi que les cinq autres pilotes qui ont également remporté leurs deux courses respectives au terme de belles empoignades sportives, le classement général du championnat est le reflet exact de ces doubles victoires qui pèsent lourd en terme de points (©MM).

CC du col Saint-Pierre : Christian Merli (Osella) au paradis

Le champion d'Europe en titre, le pilote italien Christian Merli remporte la première manche de la saison au volant de ce prototype Osella (©Morelli.Bertier).

Christian Merli s'est largement imposé sur les pentes du col Saint-Pierre (©Morelli.Bertier).

Le pilote autrichien Karl Schargel remporte la catégorie des voitures fermées du Championnat d'Europe au volant de cette antique mais performante VW Golf Rallye (©Morelli.Bertier).

Disputée sur la célèbre Corniche des Cévennes, la course de côte du col Saint-Pierre n’avait plus été organisée depuis l’édition 2019 suite aux différents confinements. À cette occasion la cité de Saint-Jean-du-Gard a retrouvé l'ambiance festive et une joyeuse effervescence avec les parcs concurrents disséminés en tous points, ce qui impose une organisation millimétrée, surtout comme cette année avec la présence du Championnat d’Europe de la Montagne en plus du Championnat de France. L’opportunité d’admirer quelques constructions artisanales lors de cette manche d’ouverture européenne, comme par exemple la VW Golf Rallye du pilote autrichien Karl Schagerl qui a remporté la catégorie des voitures fermées du Championnat d’Europe au cumul des meilleurs temps sur deux montées de course. En catégorie Prototypes, la victoire absolue revient au champion en titre, le pilote italien Christian Merli (Osella) qui devance de 7’’2 Billy Ritchen (Nova), lui-même vainqueur pour la seconde fois consécutive en Championnat de France devant Damien Chamberod (Norma) et Sébastien Petit (Nova). Quant au classement du Championnat d’Europe, le podium est complété par le pilote espagnol Javier Villa-Garcia au volant d’un petit prototype BRC  (©MM).

Classement Sport Championnat de France : 1. B. Ritchen (Nova Proto NP-01) 4’35’’033 – 2. D. Chamberod (Norma M20 FC) à 2’’0475 – 3. S. Petit (Nova Proto NP-01) à 6’’561 – 4. K. Petit (Norma M20 FC) à 8’’068 – 5. C. Frantz (Osella PA30) à 8’’426 – 6. C. Starck (Nova Proto NP-01) à 11’’158 – 7. N. Gonzalo Diaz (BRC BR 53) à 14’’043 – 8. M. Pernot (Tatuus Formula Master) à 15'492 – 9. E. Pernot (Norma M20 FC) à 18’’358 – 10. C. Lansard (Norma M20 FC) à 18’’671.

Classement Production Championnat de France: 1. Y. Poinsignon (BMW M3 E92) 5’27’’521 – 2. R. Garcès (Lamborghini Huracan ST) à 3’’356 – 3. P. Reutter (Porsche 911 Cup) à 9’’751 – 4. P. Beal (Volvo TC10 S60) à 13’’790 – 5. F. Dosières (Alpine A110 GT4) à 13’’796 – 6. S. Bernard-Louvet (Supercopa MK3) à 17’’443 – 7. Nicolas Granier (Supercopa MK3) à 17’’552 – 8. A. Dubois (Alpine A110 GT4) à 17’’909 – 9. C. Poinsignon (Simca CG Turbo) à 18’’025 – 10. J. Cazalens (Scora Type 2) à 18’’355

Damien Chamberod termine 2e en Championnat de France au volant du prototype Norma (©Morelli.Bertier).

Deuxième victoire consécutive pour Billy Ritchen après Bagnols-Sabran le week-end précédent (©Morelli.Bertier).

Le pilote espagnol Javier Villa-Garcia accède à la 3e place européenne au volant de ce petit prototype BRC (©Morelli.Bertier).

Décès de Gérard Auriol

Plus connu comme reporter-photographe, Gérard Auriol est décédé de maladie le 1er avril dernier à l’âge de 73 ans. Né au Blanc-Mesnil (93) en 1948, il avait découvert très jeune la conduite au volant de la Peugeot 403 familiale. Après avoir débuté professionnellement comme moniteur d’auto-école à Strasbourg puis à Perpignan, Gérard avait disputé quelques rallyes avec une Simca Rallye 2 et son excellent coup de volant lui avait permis de devenir moniteur au sein d’écoles de pilotage sur glace telles que Serre-Chevalier et Grabels et sur la terre au Luc. Ce n’est qu’en 1991, à force de parcourir les routes de rallye, que Gérard eut l’opportunité de faire ses débuts dans le reportage de sport automobile. Et à partir de la mi-saison 1995, il devenait également l’ouvreur attitré de son frère Didier au sein des équipes Toyota puis Peugeot. Une mission de confiance dont il s’acquitta avec application jusqu’en 2001 en compagnie de Thierry Barjou. De la photo à l’écriture il n’y a qu’un pas, qu’il franchissait en 2005 en devenant le co-auteur de l’Histoire des Rallyes publiée en quatre tomes et régulièrement rééditée depuis. C’est à cette époque et pour des motifs logistiques, que Gérard et son épouse furent contraints d’abandonner la quiétude de Saint-Nectaire pour se rapprocher de Clermont-Ferrand tout en poursuivant les reportages de sport automobile jusqu’en 2020. De lui nous conserverons l’image d’un ami et d’un confrère modeste, fiable et intègre, des qualités morales de plus en plus rares. Les obsèques se sont déroulées le lundi 11 avril prochain à Clermont-Ferrand   (©MM).

Gérard Auriol faisait l'unanimité pour sa modestie (©Morelli.Bertier)

Course de côte de Bagnols-Sabran : Billy Ritchen (Nova) pour 36/1000e de seconde !

En s'imposant à Sabran, Billy Ritchen a pris une sérieuse option sur le titre (©Morelli.Bertier).

Victoire méritante pour Billy Ritchen au volant d'un prototype Nova (©Morelli.Bertier).

Victoire historique d'une Lamborghini Huracan en catégorie Production avec Ronald Garcès à son volant (©Morelli.Bertier).

Rarement la victoire se sera jouée avec un écart aussi infime ; 36/1000e de seconde sur 3,1 km cela équivaut à quelques centimètres tout au plus entre la Nova de Billy Ritchen et la Norma de Damien Chamberod. Pour Billy Ritchen cette première victoire obtenue dans des conditions climatiques difficiles à cause du froid, le place en situation de favori pour le titre 2022 face à des adversaires parmi lesquels, seul Damien Chamberod semblait en mesure de l’emporter à Sabran. En effet, durant deux jours le thermomètre n’a pas dépassé 7° ce qui posait un problème pour mettre les pneus en température avec de nombreuses petites sorties de route à la clé. Hors chacun sait qu’en raison de l’étroitesse de la route à Sabran, les sorties de route sont fréquentes au grand dam des organisateurs. Quant à la course réservée aux voitures fermées, encore appelées ‘’Production’’, la victoire est revenue pour la première fois à une Lamborghini Hurancan pilotée par Ronald Garcès alors que le favori, Yannick Poinsignon (BMW) se trouvait en difficulté pour disputer l’ultime ascension dominicale (©MM).

Second à 36/1000e de seconde, autrement dit presque à égalité, Damien Chamberod déplorait les dimensions imposantes de son prototype Norma sur l'étroit tracé de la côte de Sabran (©Morelli.Bertier).

Le prototype Nova piloté par Billy Ritchen victorieux dans des conditions hivernales à Sabran (©Morelli.Bertier).

Classement Sport : 1. B. Ritchen (Nova Proto NP-01) 2’46’’307 – 2. D. Chamberod (Norma M20 FC) à 0’’036 – 3. S. Petit (Nova Proto NP-01 à 3’’429 – 4. M. Cotleur (Norma M20 FC) à 4’’029 – 5. K. Petit (Norma M20 FC) à 4’’834 – 6. C. Frantz (Osella PA30) à 7’’673 – 7. M. Pernot (Tatuus Formula Master) à 10’’387 – 8. C. Starck (Nova Proto NP-01) à 11’’866 – 9. E. Pernot (Norma M20 FC) à 13’’028 – 10. N. Verdier (Dallara F302) à 13’’496.

Classement Production : 1. R. Garcès (Lamborghini Huracan ST) 3’16’’513 – 2. Y. Poinsignon (BMW M3 E92) à 1’’742 – 3. P. Reutter (Porsche 911 Cup) à 2’’121 – 4. A. Dubois (Alpine A110 GT4) à 6’’122 – 5. F. Dosières (Alpine A110 GT4) à 6’’691 – 6. Nicolas Granier (Supercopa MK3) à 7’’862 – 7. M. Nouet (Simca Rallye 3) à 8’’953 – 8. C. Poinsignon (Simca CG Turbo) à 9’’923 – 9. P. Beal (Volvo TC10 S60) à 11’’519 – 10. S. Martinet (Supercopa MK2) à 12’’031

Rallye Terre des Causses : Qu’importe le flocon pour Mathieu Franceschi (Skoda) et pour Jean-Manuel Beuzelin (Lancia).

Cette manche d’ouverture du Championnat de France des Rallyes Terre restera dans les annales en raison des conditions climatiques hivernales exceptionnellement difficiles qui ont compliqué les choix de pneus. Dans l’épreuve ‘’moderne’’ la victoire revient à Mathieu Franceschi qui découvrait à cette occasion le pilotage de la Skoda Fabia Evo de l’équipe AMD Motorsport, dont c’était également la première participation sur la terre. Ralenti par un mauvais choix de pneus lors des deux premières spéciales, Mathieu Franceschi passait ensuite à l’attaque et prenait la tête du rallye après les sorties de route de F.X.Blanc (VW Polo) et de Manu Gascou (C3). L’assèchement rapide des chemins améliorait considérablement l’adhérence, Margaillan et Todeschini se livraient une rude empoignade pour le podium malgré le retour de la neige au départ de la 2e étape. À noter la belle victoire de Jean-Luc Morel qui devance Jérôme Jacquot et Guy Bekaert (tous sur Subaru) dans le nouveau Trophée Terre réservé aux groupes N. Quant à l’épreuve VHC, celle-ci était confortablement remportée par Jean-Manuel Beuzelin au volant d’une Lancia Delta Integrale idéalement adaptée aux conditions d’adhérence changeantes (©MM).

Classement : 1.Franceschi/Baud (Skoda Fabia Rally2 Evo) ; 2.Margaillan/Margaillan (Skoda Fabia R5) + 11s4 ; 3.Todeschini/Barral (Ford Fiesta Rally2) + 1m20s9 ; 4.Clemencon/Fouret (Hyundai i20 R5) +3m06s4 ; 5.Feraud/Craen (DS 3 WRC) + 3m30s5 ; 6.Colney/Zingle (Skoda Fabia R5) +4m10s4 ; 7.Manzagol/Maurin (hyundai i20 R5) + 4m43s6 ; 8.Panagiotis/Panagiotis (Citroën C3 Rally2) +6m00s4 ; etc,

Mathieu Franceschi et la Skoda Fabia du team AMD remportent ensemble une première victoire sur la terre en R5 (©DR/FFSA).

Jean-Manuel Beuzelin s'est logiquement imposé en VHC avec la Lancia Delta Integrale (©Morelli.Bertier).

Richard Doux et la Lancia Rally 037 vainqueurs du Rallye Orange-Ventoux VHC

Richard Doux (Lancia Rally 037) remporte pour la seconde fois le Rallye Orange-Ventoux VHC (©Morelli.Bertier).

Rallye Orange-Ventoux VHC : retour gagnant pour Richard Doux et la Lancia 037

Epreuve mythique, le Rallye Orange-Ventoux VHC faisait son retour au calendrier après trois années d’absence forcée, l’édition 2018 ayant été remportée par Richard Doux au volant d’une Alpine A.110. Autant dire que le pilote vauclusien était donné largement favori cette année avec la Lancia Rally 037 face à la BMW M3 de Jean-Marc Thomé sur un itinéraire taillé pour la vélocité. Vainqueur des 12 épreuves spéciales, Richard Doux a progressivement creusé l’écart sur le pilote de la BMW, suivi de la Porsche 911.SC d’Olivier Mousset (1er VHC). Quant à l’épreuve VHRS, qui comptait une quarantaine d’engagés, la victoire revenait à l’équipage Borens-Caldeira (Ford Escort). Succès complet au niveau de l'organisation avec un plateau de qualité à défaut de quantité à cause du calendrier pléthorique et d’une date plus ou moins imposée par les autorités locales. La bonne nouvelle c’est la présence confirmée des Lancia 037 du Milano Racing au départ de tous les rallyes 100% VHC (©MM).

Une autre Lancia, la Fulvia pilotée par Stéphane Peyre-Collerey, s'est montrée particulièrement performante (©Morelli.Bertier).

Valeureux second, Jean-Marc Thomé dispose d'une voiture redoutable pour affronter la concurrence au cours de la saison 2022 (©Morelli.Bertier).

4e au classement général au volant de cette Peugeot 309 GTi, Jean-Baptiste Borel a fait le spectacle tout au long des 12 épreuves spéciales (©Morelli.Bertier).

Rallye du Touquet : Jamais 2 sans 3 pour Nicolas Ciamin

Troisième victoire consécutive pour le nouveau membre de l’Equipe de France Rallyes FFSA qui débute la saison 2022 en fanfare. Après sa victoire au Rallye d’Antibes 2021 au volant d’une Alpine A.110, puis celle obtenue au Rallye du Var au volant d’une Skoda Fabia, Nicolas Ciamin s’est imposé au Rallye du Touquet avec une Hyundai et sous un franc soleil qui contrastait avec les précédentes éditions. Donné grand favori, Yoann Bonato (C3) a abandonné dès l’ES.1, imité peu après par Florian Bernardi (Fiesta) tous deux sur casse mécanique. Libéré d’une partie de la pression, le futur vainqueur n’avait plus qu’à surveiller le mano à mano qui opposait Quentin Giordano (VW Polo) à Quentin Gilbert (C3) pour le gain de la 2e place sur le podium. Avec 189 partants, cette première manche du Championnat de France des Rallyes a incontestablement remporté un grand succès ce qui est positif pour la suite après deux saisons difficiles.

Classement : 1.CIAMIN / ROCHE (Hyundai I20 Rally2) ; 2.GIORDANO / PARENT (Volkswagen Polo) à 23’’1 ; 3.GILBERT / GUIEU (Citroën C3) à 26’’8 ; 4.ROBERT / DUVAL (Alpine A110) à 57’’ ; 5.ROCHE P. / ROCHE M. (Citroën C3) à 1’25.4 ; 6.BRUNSON / MONDON (Volkswagen Polo) à 1’29.4 ; 7.AMOURETTE / BRULE (Citroën C3) à 1’46.9 ; 8.MARGAILLAN / MARSAULT (Citroën C3) à 2’39 ; 9.MAUFFREY / BRONNER (Skoda Fabia Evo) à 3’01.7 ; 10.STIEVENART / MALFOY (Citroën C3) à 3’10.8, etc.

Après l'Alpine et la Skoda, Nicolas Ciamin s'est imposé au volant d'une Hyundai (©Patrick Morel).

Victoire Alpine à Sebring !

L’unique Alpine engagée en catégorie Hypercar dans le championnat WEC 2022 s’est magistralement imposée au terme des 1000 miles de Sebring, épreuve qui restera dans l’histoire pour avoir par trois fois été arrêtée au drapeau rouge. On retiendra les conditions climatiques calamiteuses de cette manche d’ouverture disputée en Floride, l’orage contraignant les organisateurs à amputer 45’ de course. On retiendra également une équipe Toyota à la peine suite à la modification de l’échelle de la BoP, la ‘’balance of performance’’ destinée à rééquilibrer les chances. Et comme si cela ne suffisait pas, la n°7 a été victime d’une double sortie de route dont les conséquences auraient pu être dramatiques lorsque la Toyota, direction bloquée par un élément de carrosserie, a heurté la protection du bord de piste de cette ancienne base aérienne. Si la course des GT a été dominée par Porsche, la catégorie LMP2 fut nettement plus disputée avec la victoire de l’équipe United Autosport qui comptait dans ses rangs le cadet de la course, le jeune Joshua Pierson âgé de 16 ans…Cette victoire d'une Alpine, obtenue grâce au trio Lapierre/Vaxiviere/Negrao, place l’équipe française en position de favorite au championnat sans oublier toutefois la course méritante de la Toyota n°8 qui termine 2e, suivie de la Glickenhaus de Dumas/Pla/Briscoe.

Journée historique pour le sport automobile français (©WEC).

Dominées aux essais comme en course, les Toyota débutent mal la saison suite à une modification du règlement (©WEC).

Les Porsche d'usine ont survolé la course en catégorie GTEpro (©WEC).

Vic Elford (1935-2022)

Vic Elford au volant de la Porsche 917 lors des 1000 km de Brands Hatch 1971 (©Morelli.Bertier).

Une attitude habituelle de Vic Elford (©Morelli.Bertier).

Vic Elford (1935-2022)

Avec l’annonce du décès de Vic Elford survenu le dimanche 13 mars à l'âge de 87 ans, c’est toute une époque qui remonte à la surface. L’époque des quelques pilotes polyvalents capables de participer à un Grand-Prix de Formule 1 et d’enchaîner le lendemain un rallye puis de poursuivre en Endurance le week-end suivant. Vic Elford était de ceux-là, aussi à l’aise en Sport-Prototypes qu’en rallyes ou en Canam (avec Shadow et Chaparral). C’est d’ailleurs sur des épreuves mixtes qu’il a remporté ses plus beaux succès ; à la Targa-Florio qu’il remporte en 1968 au volant d’une Porsche 908 et plus encore aux 1000 km du Nürbürgring où il s’impose par trois fois (1968, 1970, 1971) toujours avec Porsche, sans oublier les 12H de Sebring 1971 remportées avec la 917. Idem au Tour de France Automobile (1964 et 1971) et au Rallye Lyon-Charbonnières-Stuttgart-Solitude (1964 et 1967) où l’alternance entre circuits et courses de côte convenait bien à son pilotage aussi bien au volant des Triumph TR4, des Ford Cortina (GT et Lotus), des Porsche 911 ou des Ferrari Daytona. Parmi un palmarès bien fourni (Vic avait débuté au RAC Rally 1962 avec de modestes moyens financiers) on retiendra sa victoire au Rallye Monte-Carlo 1968 avec Porsche, co-piloté par son complice David Stone. Affable et toujours disponible, jamais avare d’une bonne plaisanterie, Vic Elford avait émigré aux USA, à proximité du circuit de Watkins Glen où il avait créé une école de pilotage lorsqu’il s’était retiré de la compétition en 1983 au terme d’une carrière sportive bien remplie (©MM).

Sa meilleure performance aux 24 Heures du Mans restera une 6e place en 1973 au volant de cette Ferrari 365.GTB/4 qu'il partageait avec Claude Ballot-Léna (©Morelli.Bertier).

Quelques participations en Formule 1 comme ici au GP de France 1969 couru à Charade (©Morelli.Bertier).

Vic Elford a remporté par trois fois les 1000 km du Nürbürgring avec Porsche (©Morelli.Bertier).

Une Porsche 928.S pour Stéphane Poudrel au Rallye de Vaison VHC

Une Porsche 928.S au départ d'un rallye VHC est un événement extrêmement rare (©Morelli.Bertier).

Avec un pilote tel que Stéphane Poudrel au volant, cette Porsche 928.S possède un potentiel impressionnant (©J.P.Roubaud).

Il fallait oser ! Seul un pilote du calibre de Stéphane Poudrel était en mesure de tenter l’expérience au volant d’une telle machine conçue pour les autoroutes californiennes donc pas vraiment adaptée aux épingles de la montée de Propiac. Jamais développée par l’usine, faute de programme (à l’exception de la version Club Sport destinée aux circuits développée sur une base de S4 Groupe B) la 928.S plus ancienne, homologuée en Groupe 4, ne dispose que de peu de pièces compétition ce qui complique le développement éventuel. Pour Stéphane Poudrel il s’agissait d’évaluer les performances de cette voiture sur des routes qu’il connaît bien. Autant dire que les participations d’une Porsche 928.S étant tellement rares au niveau mondial, celle-ci allait être scrutée avec attention. Sur le papier une Porsche 928.S c’est une volumineuse carrosserie aluminium, une boîte-pont transaxle et un moteur V8 de 4,7.l qui développe 350ch et surtout une tenue de route exceptionnelle. Avec une bonne préparation moteur et considérablement renforcée au niveau de la transmission et des suspensions, cette Porsche 928.S affiche un potentiel impressionnant avec des temps identiques à ceux des 911 et proches de ceux des BMW M3 et, cerise sur le gâteau, un capital sympathie non négligeable. Rien n’est encore décidé mais Stéphane Poudrel pourrait renouveler l’expérience sur d’autres rallyes (©MM).

Séduit par le potentiel de cette Porsche 928.S, Stéphane Poudrel pourrait l'expérience au cours de la saison (©Morelli.Bertier).

Pierre-Louis Chovet en VHC au Rallye de Vaison

Âgé d’à peine 19 ans, celui qui apparaît comme l’un des meilleurs espoirs français en circuit, tout juste de retour du Championnat Asian F3 disputé sur 15 courses, du 21 janvier au 19 février entre Dubaï et Abou Dhabi pour l’équipe BlackArts basée à Hong-Kong, puis de deux séances d’essais (Ricard et Misano) au volant des Alpine-Signatech A.110 GT4 (360ch), a effectué ses débuts de rallyman au Rallye de Vaison VHC au volant d’une berlinette Alpine A.110/1440cm3 Groupe 4 (130ch) mise à sa disposition par Claude Vaute et Marie-Jo Jean, laquelle assurait également la fonction de copilote. Le but de Pierre-Louis Chovet consistait à découvrir sans pression le déroulement interne d’un rallye, en particulier les notes, et accessoirement de s’étalonner par rapport aux meilleurs pilotes régionaux en vue d'autres participations en ‘’Modernes’’, vraisemblablement au volant d’une Alpine A.110 Rallye GT. Avec une 19e place au classement général (sur 38 partants tous groupes et catégories confondus) au soir de la 1e étape, le résultat était conforme aux attentes, Pierre-Louis pointant 5e du groupe 4 derrière les meilleurs spécialistes. Malheureusement une rupture de cardan entrainait l'abandon au cours de la 2e étape alors que des chronos partiels lui attribuaient le 4e temps scratch. (©MM).

Rentré mercredi soir du circuit de Misano où il effectuait des essais avec l'équipe Alpine-Signatech, Pierre-Louis Chovet a disputé le Rallye de Vaison VHC navigué par Marie-Jo Jean (©Morelli.Bertier).

Contraint à l'abandon au départ de la 2e étape du Rallye de Vaison alors qu'il pointait en 19e place au classement général, Pierre-Louis Chovet a pu accumuler une précieuse expérience (©J.P.Roubaud).

Rallye de Suède WRC : Kalle Rovanpera 21 ans après son père

Après un Rallye Monte-Carlo archi-dominé par le duo de vétérans Loeb et Ogier, absents au départ de ce Rallye de Suède 2022, la principale question concernait le potentiel des Ford Puma et des Hyundai WRC hybrides. Si Thierry Neuville, leader au soir de la 1e étape, avait retrouvé le sourire grâce à une Hyundai en très gros progrès, au contraire les Ford Puma de Fourmaux et Greensmith étaient visiblement en difficultés. En tête les écarts étaient si faibles entre la Hyundai de Neuville et les Toyota de Rovanpera, d’Evans et de Lappi, que la moindre faute de l’un ou l’autre renverserait le scénario. Sans surprise les écarts se resserraient encore au cours d’une seconde puis une troisième étape de folie dominée par Kalle Rovanpera. Valeureux second, Thierry Neuville n’en revenait pas lui-même des progrès réalisés par l’équipe Hyundai au sortir d’un Rallye Monte-Carlo calamiteux, surpris mais ravi de pouvoir à nouveau lutter pour la victoire. Quant à Kalle Rovanpera, cette victoire obtenue 21 ans après celle de son père au volant d’une Peugeot 206.WRC, avait une saveur particulièrement émotionnelle et symbolique (©MM).

Classement final : 1 K. Rovanperä J. Halttunen Toyota GR Yaris 2:10:44.9 ; 2 T. Neuville M. Wydaeghe Hyundai i20 +22 ; 3 E. Lappi J. Ferm Toyota GR Yaris +30.6 ; 4 T. Katsuta A. Johnston Toyota GR Yaris +2:19.4 ; 5 G. Greensmith J. Andersson Ford Puma +3:20.4 ; 6 O. Solberg E. Edmondson Hyundai i20 +5:39.4 ; 7 A. Mikkelsen T. Eriksen Škoda Fabia Evo +7:11.1 ; 8 O. C. Veiby S. Skærmoen Volkswagen Polo GTI +7:34.3 ; 9 J. Huttunen M. Lukka Ford Fiesta MkII +8:14.2 ; 10 E. Kaur K. Aleksandrov Volkswagen Polo GTI +8:24.8 ; etc

Kalle Rovanpera remporte le Rallye de Suède 21 ans après son père (©DR/Toyota).

Les nouveaux pneus cloutés asymétriques Pirelli se sont montrés redoutablement efficaces (©DR/Toyota).

Une magnifique seconde place pour Thierry Neuville qui a retrouvé une Hyundai performante (©DR/Hyundai).

©FFSA

Championnat de France de la Montagne 2022

©FFSA

Avec l'amélioration sensible de la situation sanitaire, le Championnat de France de la Montagne 2022 retrouvera sa physionomie habituelle avec un total de 13 manches dont la première sera disputée début avril à Bagnols-Sabran dans le Gard et la dernière, traditionnellement à Limonest dans le Rhône.

Décès de Jean-Claude Bondurand le créateur du circuit de Lédenon

Probablement à cause de sa discrétion, ce patronyme de Jean-Claude Bondurand ne sera pas nécessairement évocateur sauf pour les férus de sport automobile. Car celui qui vient de nous quitter à l’âge respectable de 91 ans, n’était autre que le créateur et propriétaire du Circuit de Lédenon. Tout en poursuivant sa carrière d’avocat au barreau de Nîmes, Jean-Claude Bondurand avait acquis une partie de la colline surplombant le village de Lédenon et loué des terrains communaux afin d’y construire un circuit automobile destiné, pour commencer, à des entraînements privés. Assisté de son ami André Vaxelaire, préparateur Alpine, juché sur le toit du bulldozer, Jean-Claude Bondurand réalisait un premier tracé en 1970, tracé qu’il fallut considérablement modifier pour obtenir l’homologation en 1973, en particulier le sens de rotation anti-horaire. Réalisé avec peu de moyens financiers et énormément de passion, la comparaison entre le Circuit de Lédenon avec le fastueux Circuit Paul Ricard suscita un certain dédain de l’intelligentsia parisienne. Dédain vite oublié face au succès sportif et commercial de ce nouveau circuit, rapidement doublé d’un second, réservé aux essais ‘’constructeurs’’, en particulier Audi-Sport. Cinquante ans plus tard, l’œuvre de Jean-Claude Bondurand lui survit, modernisée aux standards actuels, sous l’impulsion de ses enfants qui en assurent la gestion quotidienne (©MM).

Souriant et réservé, Jean-Claude Bondurant possédait la force de caractère et la passion communicatives (©Morelli.Bertier).

Premiers roulages du prototype Porsche LMDh/IMSA 2023

Les débuts officiels en compétition des Porsche LMDh/IMSA sont prévus dans exactement un an, à l'occasion des 24 Heures de Daytona 2023, en partenariat avec l'équipe Penske qui aura la charge du programme IMSA tandis que l'usine se concentrera sur le WEC (Championnat du Monde d'Endurance). En attendant, les premiers tours de roues se sont déroulés sur la piste privée située dans l'enceinte du service compétition Porsche à Weissach. Cette première séance d'essais consistait à vérifier le bon fonctionnement du nouveau moteur Porsche V8 biturbos qui développe 680 cv et alimenté par un carburant de synthèse mis au point par Porsche, une seconde séance s'est déroulée quelques jours plus tard sur le circuit de Barcelone (©MM).

Première séance de roulage à Weissach (©DR/Porsche)

Seconde séance d'essais à Barcelone avec les phares cette fois-ci (©DR/Porsche).

Le moteur thermique est un V8 biturbos d'une puissance de 680cv (©DR/Porsche).

Lecture : Les ‘’Instantanés du Sport Automobile’’ aux éditions ETAI

En 192 pages Xavier Chauvin et Michel Morelli ont réuni plus de 300 photos, pour la plupart inédites, racontant chacune une histoire, un événement survenu dans les coulisses du sport automobile des années 60, 70 et 80. Toute une époque faite d’aventure et de débrouille où tout était possible. Volontairement anticonformiste, ce livre ravira les amateurs de reportages authentiques montrant l’envers du décor officiel et en expliquant pourquoi l’instant était unique. Comme tous les livres publiés par ETAI dans sa collection ‘’beaux livres’’, celui-ci est imprimé en Europe. Format 24x29cm au prix de 39 Euros, disponible dans toutes les librairies et sur les sites de vente en ligne spécialisés en particulier celui des éditions ETAI à privilégier.

Dossier : le redémarrage de la Ferrari 312PB/Scerri

A la fois oeuvre d'art et prouesse technique, cette réduction au 1/3 de la Ferrari 312.PB Championne du Monde en 1972, entièrement construite par Pierre Scerri, ne laisse personne indifférent. Après avoir été exposée durant dix ans aux USA et avant de vivre de nouvelles aventures, la Ferrari 312PB/Scerri a provisoirement retrouvé sa Provence natale pour subir une révision complète. Ne manquez surtout pas de consulter notre dossier video exceptionnel.

Sur cette photo réalisée au circuit du Mas du Clos l'effet de perspective montre la similitude parfaite avec la Ferrari 312PB Championne du Monde des Constructeurs (photo Pierre Scerri).

Dossier : Bernard Beguin et les BMW M3 Prodrive

À l’origine des participations des BMW M3 en rallye, vainqueur du Tour de Corse 1987, Bernard Beguin a vécu toute l’histoire des M3 construites dans l’atelier de David Richards à Banbury entre 1986 et 1989. Une rencontre s’imposait. C’est Philippe Giordanengo qui lança l’invitation autour d’une bonne table sous un ciel estival étoilé. Voir le dossier complet dans la rubrique.

Bernard Beguin a apporté sa plus belle victoire à BMW au terme du Tour de Corse 1987 (copyright Morelli.Bertier).

Le sport automobile authentique

Avec plus de 1800 reportages de sport automobile et environ 600.000 photos à notre actif, la création d'un site d'information et d'une photothèque destinés aux médias et aux particuliers, s'imposait. www.tubolare.fr va s'étoffer progressivement au fil des mois et des années en fonction de l'actualité et du temps disponible.

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