Lecture : ''Instantanés du Sport Automobile''

La rentrée littéraire se précise chez ETAI avec ‘’Instantanés du Sport Automobile’’ co-réalisé par Xavier Chauvin et Michel Morelli, dont la sortie est prévue pour le 8 septembre mais déjà en pré commandes au prix de 39 Euros sur les sites de vente en ligne spécialisés. 200 pages, plus de 300 photos, pour la plupart inédites, évoquant chacune une histoire, un moment dans les coulisses du sport automobile des années 60, 70 et 80, à l’époque des chemises à fleurs, des rouflaquettes et des pantalons ‘’patt d’eph’’. Volontairement anticonformiste, ce livre ravira les amateurs de documents authentiques montrant l’envers du décor officiel et en expliquant pourquoi l’instant était unique. Et comme tous les livres publiés par ETAI, celui-ci est imprimé en Europe.

Sortie prévue le 8 septembre

Un petit avant-goût du chapitre consacré aux tournages de films (copyrights ETAI reproduction interdite).

Course de côte de Marchampt : Schatz sous le soleil exactement

Cette quatrième manche du Championnat de France a failli être perturbée, comme les trois premières, par des conditions climatiques précaires mais après des essais disputés sous une pluie diluvienne, c’est finalement sous un soleil radieux et sur une route sèche, que la course se déroulait sur le célèbre parcours de 3,9km. Eliminé dès les essais par une sortie de route, Cyrille Frantz (Osella) laissait s’expliquer entre eux Geoffrey Schatz (Nova), Kevin Petit (Norma), Fabien Bourgeon (Revolt), Billy Ritchen (Nova) et Damien Chamberod (Norma) mais c’est finalement Geoffrey Schatz qui mettait tout le monde d’accord en établissant un nouveau record, laissant à distance respectable un Fabien Bourgeon (Revolt) pourtant très offensif. Quant au Championnat Production, le duel engagé entre Ronald Garcès et Yannick Poinsignon aura tenu toutes ses promesses mais au final, Ronald Garcès, le plus rapide sur deux des trois montées, s’impose pour la seconde fois après Dunières.

Classement Sport : 1. G. Schatz (Nova Proto) 2’56’’508 – 2. F. Bourgeon (Revolt) à 6’’904 – 3. B. Ritchen (Nova) à 8’’029 – 4. D. Chamberod (Norma) à 8’’045 – 5. K. Petit (Norma) à 9’’291 – 6. E. Pernot (Norma) à 20’’605 – 7. M. Sapin (Tatuus) à 21’’929 – 8. M. Cotleur (Norma) à 22’’051 – 9. C. Lansard (Osella) à 22’’782 - 10. C. Gudet (Tatuus) à 25’’480.

Classement Production : 1. R. Garcès (Audi R8 LMS) 3’30’’435 – 2. Y. Poinsignon (BMW) à 1’’371 – 3. A. Dubois (Alpine A110 GT4) à 13’’047 – 4. C. Poinsignon (Simca CG Turbo) à 13’’669 – 5. F. Dosières (Alpine A110) à 15’’213 – 6. J.P. Pope (Peugeot 308 Cup) à 23’’532 – 7. S. Garcia (Peugeot 308 Cup) à 25’’389 – 8. M. Brunet (Peugeot 308 Cup) à 26’’644 – 9. G. Bouhin (Seat Leon Supercopa) à 28’’215 – 10. N. Granier (Seat Leon Supercopa) à 28’’241.

Geoffrey Schatz victorieux et nouveau recordman de la course de côte de Marchampt (©Nicolas Millet).

Décès de Jean-Pierre Jaussaud

Jean-Pierre Jaussaud est décédé le 22 juillet (©Morelli.Bertier).

Jean-Pierre Jaussaud (1937-2021) Le métronome

On a coutume de dire que ‘’les gens heureux n’ont pas d’histoire’’. Il semble que la formule s’adapte parfaitement à Jean-Pierre Jaussaud, décédé ce 22 juillet 2021 à l’âge de 84 ans des suites d’un malaise cardiaque. Le pilote normand avait obtenu la célébrité presque un petit peu malgré lui en remportant les 24 Heures du Mans 1978 associé à Didier Pironi au volant d’un prototype Renault-Alpine A.442, lui qui était obsédé par la monoplace. Et comme si cela ne suffisait pas, Jean-Pierre remportait une seconde fois les 24 Heures du Mans en 1980 mais avec Jean Rondeau. La monoplace, la Formule 1, il en rêvait depuis sa victoire au Volant Shell en 1963 mais il devra se contenter d’assurer les essais de développement de la Renault RS.01, une tâche obscure et fastidieuse dont il se fera le spécialiste, notamment au volant des prototypes Renault-Alpine A.442, capable d’aligner les tours de piste des heures durant avec un rythme de métronome. Pilotant successivement pour Cooper, Matra, Tecno et Martini, Jean-Pierre Jaussaud décrochait finalement son premier titre de Champion de France de Formule 3 en 1970, soit au terme de sa 7e saison alors qu’il frôlait la quarantaine. Autant dire qu’à cet âge, et même avec une victoire au GP de Monaco F3 en poche (1968), les patrons d’écurie ne se bousculaient pas pour le faire débuter en Formule 1. Après s’être partagé entre les courses d’endurance (Mirage, Matra, Chevron), c’est finalement en Production que Jean-Pierre Jaussaud obtenait un second titre de Champion de France en 1979 au volant d’une Triumph Dolomite Sprint, terminant sa très longue carrière automobile dans cette discipline en 1989. Respectueux de ses adversaires comme du matériel qui lui était confié, Jean-Pierre Jaussaud laissera le souvenir d’un pilote rigoureux et intègre mais trop obsédé par la monoplace, la Formule 3 en particulier, au détriment des autres disciplines internationales.(©MM)

Première victoire aux 24 Heures du Mans 1978 associé à Didier Pironi au volant du prototype Renault-Alpine A.442 (©Morelli.Bertier).

Seconde victoire aux 24 Heures du Mans 1980 au volant de ce prototype Rondeau-Cosworth 3.l, construit par Jean Rondeau avec lequel il partageait le volant (©Morelli.Bertier).

WEC 6H de Monza : Toyota a failli trébucher ; Alpine a failli gagner

Cela faisait presque dix ans que l’autodrome de Monza n’avait plus accueilli le Championnat WEC, excepté lors d’essais privés. Et rouler à Monza constitue toujours une difficulté majeure en raison des vitesses élevées à pleine charge, surtout à la mi-juillet. Bref, c’était LE rendez-vous test presque grandeur nature avant les 24 Heures du Mans. Eh bien sur ce plan les résultats de Monza prédisent l’incertitude absolue pour des 24 Heures du Mans que l’on disait déjà acquises à Toyota. Accablée par les problèmes mécaniques l’équipe japonaise à failli perdre l’une de ses deux voitures, la n°8 restant immobilisée 48’ au stand tandis que la n°7 résistait difficilement à l’unique Alpine engagée. A son volant, Negrao, Lapierre et Vaxivière ont scrupuleusement respecté leur tableau de marche pour terminer à seulement 1’ des vainqueurs (Conway, Kobayashi et Lopez). Précisons que l’Alpine, bien qu’engagée en catégorie Hypercar, est une ancienne LMP1 deux roues motrices. L’autre bonne nouvelle était la présence des deux Glickenhaus au départ, celle pilotée par Dumas, Mailleux et Wesbrook terminant honorablement la course. Tout ceci prédit des 24 Heures du Mans incertaines, le tenant du titre, Toyota, ayant montré ses faiblesses tandis que les challengers démontraient leur pugnacité. Ajoutons qu’en LMP2 la victoire revient à l’équipe United (Hanson, Scherrer et Albuquerque) tandis qu’en GTE Porsche s’impose avec Estre et Jani au terme d’une bataille homérique avec la Ferrari pilotée par Pier Guidi et Calado. (©MM)

L'unique Alpine engagée a bel et bien failli gagner à Monza (©Renault).

Les deux Glickenhaus engagées à Monza ont démontré un réel potentiel compte tenu de leur jeunesse (©WEC).

Rallye d’Estonie WRC : Le jour de gloire pour Kalle Rovanpera

Agé d’à peine plus de 20 ans le jeune pilote finlandais vient de remporter sa première victoire en Championnat du Monde, une victoire historique qui intervient le jour même où Sébastien Ogier faisait part de son intention de mettre un terme à sa carrière de rallyman en fin de saison. Kalle Rovanpera, fils d’Harri, lui-même pilote de l’équipe Seat WRC au début des années 2000, a débuté en compétition automobile dès l’âge de 13 ans ce qui lui confère une réelle maturité, notamment la résistance mentale lorsque l’on se retrouve devant des pilotes du calibre de Thierry Neuville ou Sébastien Ogier. C’est précisément ainsi que le rallye d’Estonie WRC s’est déroulé, Kalle Rovanpera imposant d’entrée son rythme sur un terrain de plus en plus dégradé avec pour seul adversaire le pilote irlandais Craig Breen (Hyundai) tandis que Thierry Neuville (Hyundai) et Sébastien Ogier (Toyota) préféraient redoubler de prudence afin de marquer des points au championnat. 7e, Pierre-Louis Loubet semble en avoir terminé avec la poisse qui l’accable depuis le début de saison. (©MM)

Classement : 1.Kalle Rovanperä/Jonne Halttunen (Toyota Yaris WRC) ; 2.Craig Breen/Paul Nagle (Hyundai i20 Coupe WRC) à 59.9s ; 3.Thierry Neuville/Martijn Wydaeghe (Hyundai i20 Coupe WRC) à 1m12.4s ; 4.Sébastien Ogier/Julien Ingrassia (Toyota Yaris WRC) à 1m24.0s ; 5.Elfyn Evans/Scott Martin (Toyota Yaris WRC) à 2m07.1s ; 6.Teemu Suninen/Mikko Markkula (Ford Fiesta WRC) à 7m07.3s ; 7.Pierre-Louis Loubet/Florian Haut-Labourdette (Hyundai i20 Coupe WRC) à 8m48.3s ; 8.Alexey Lukyanuk/Yaroslav Fedorov (Škoda Fabia Rally2 evo) à 10m16.1s ; 9.Andreas Mikkelsen/Ola Fløene (Škoda Fabia Rally2 evo) à 10m29.9s ; 10.Mads Østberg/Torstein Eriksen (Citroën C3 Rally2) à 10m46.6s, etc.

Kalle Rovanpera est entré dans l'Histoire pour avoir remporté son premier rallye WRC âgé d'à peine plus de 20 ans (©Morelli.Bertier).

Hommage à Carlos Reutemann

Carlos Reutemann est décédé le 7 juillet dernier (©Morelli.Bertier).

Quatre victoires en une seule saison chez Ferrari mais trop souvent dans l'ombre des leaders (©Morelli.Bertier).

Carlos Reutemann 1942-2021 Le self-made man

Décédé le 7 juillet dernier à Santa-Fe en Argentine, là où il était né 78 ans plus tôt de parents éleveurs de bétail, Carlos Reutemann, surnommé ‘’Lole’’, était une véritable icône sportive puis politique. Petit-fils d’immigré allemand, Carlos Reutemann avait conservé de ses origines la fierté et le respect des consignes d’équipe, cette qualité qui lui vaudra d’être intégré dans les ‘’top teams’’ en tant que second pilote, voire pire encore, comme intérimaire chez Ferrari lors de l’indisponibilité de Niki Lauda. Comme tout argentin passionné par les sports mécanique, le jeune Carlos avait débuté sa carrière en 1966 en Carretera de Turismo avant de fonder sa propre équipe de Formule 2 en 1970 après avoir fait l’acquisition d’une Brabham grâce au soutien financier du pétrolier YPF. Un choix judicieux puisque Bernie Ecclestone l’intégrait dans son équipe de Formule 1 deux ans plus tard, le jeune prodige réalisant la pole position dès sa première course, le GP d’Argentine comme par hasard, couru à domicile. Avec trois victoires en Grand-Prix au cours de la saison 1974, Carlos Reutemann pouvait envisager la consécration suprême mais il n’en sera rien. Lassé du manque de compétitivité de la nouvelle Brabham-Alfa Romeo, Carlos acceptait finalement la proposition d’Enzo Ferrari, constructeur pour lequel il avait déjà brillé aux 24 Heures du Mans 1973 aux commandes du prototype 312.PB qu’il partageait avec Tim Schenken. Mais ce n’est véritablement qu’après le départ de Niki Lauda courant 1976 qu’il aura toute latitude pour exprimer son talent jusqu’en 1979. Après quatre victoires en une seule saison chez Ferrari, fatigué des rivalités internes, Carlos décidait de rejoindre l’équipe Lotus en remplacement de Ronnie Peterson décédé accidentellement, pensant pouvoir disposer de la meilleure Formule 1 du moment. Hélas, entre temps la Lotus ‘’wing car’’ Championne du Monde avait été copiée par tous et Carlos, dépité, rejoignait l’équipe Williams la saison suivante. Mais là encore le pilote argentin devait se plier à la discipline d’équipe qui consistait à laisser contractuellement passer Alan Jones jusqu’à ce que Carlos ne se rebelle et s’impose lors du GP du Brésil puis de Belgique 1981 et décide de mettre un terme à sa carrière en Formule 1 après les deux premiers Grands Prix de la saison 1982 pour se consacrer à la politique. Outre ses mandats de gouverneur et de sénateur de la province de Santa-Fe, Carlos Reutemann a participé deux fois (1980 et 1985) au Rallye d’Argentine. Au volant d’une Fiat-Abarth 131 d’usine en 1980 et d’une Peugeot 205.T.16 en 1985 mais sans résultats probants, exceptés les points apportés à Fiat dans la conquête du titre constructeurs. (©MM)

Une longue fidélité à l'équipe Brabham qui lui avait permis de débuter en Formule 1 (©Morelli.Bertier).

Passage éclair chez Lotus et énorme déception en remplaçant Ronnie Peterson (©Morelli.Bertier).

Carlos Reutemann et Tim Schenken se partageaient le volant d'une Ferrari 312.PB lors des 24 Heures du Mans 1973 (©Morelli.Bertier).

La Puma WRC Hybride déjà prête à bondir...

La future Ford Puma WRC présentée au Festival of Speed de Goodwood (©DR/FOS).

La Puma WRC succède à la Fiesta

C'était un peu la surprise du chef cette présentation inattendue de la future arme de Ford en WRC. Les gens de M-Sport, à commencer par Malcolm Wilson, ont profité du Festival of Speed de Goodwood pour dévoiler le prototype de la Puma WRC Hybride qui remplacera la Fiesta WRC lors du championnat 2022. On ne peut que féliciter le constructeur et sa filiale sportive pour cet habile ''coup de com'' pour le plus grand plaisir des photographes présents sur place. Les informations techniques sont rares, tout au plus sait-on que la Puma WRC Hybride est toujours propulsée par un moteur 1600cm3 turbocompressé d'une puissance identique à la Fiesta WRC actuelle, ainsi que par un moteur électrique alimenté par un générateur et une batterie annexe d'une puissance de 100Kw (soit 136cv). Sur le plan anecdotique, rappelons que la Puma a déjà connu un développement sportif au début des années 2000 avec le Championnat Super 1600 (©MM).

Même s'il ne s'agit que d'un prototype de développement, la Puma WRC Hybride est conforme à la réglementation sportive 2022 avec notamment un arceau de sécurité spécifiquement renforcé (©DR/FOS).

La face avant de la Puma WRC Hybride (©DR/FOS).

Les éléments aérodynamiques postérieurs de la Puma WRC Hybride (©DR/FOS).

Peugeot : Objectif 2022

Le prototype Peugeot 9X8 tel qu'il est présenté aujourd'hui se caractérise par l'absence d'aileron (©DR/Peugeot).

Présentation du prototype Peugeot 9X8 Hypercar

Objectif 2022, autant dire que c'est déjà demain et qu'il n'y a aucune minute à perdre pour l'équipe Peugeot-Sport qui présentait ce jour le premier exemplaire de la 9X8, une codification inhabituelle pour ce constructeur, le X signifiant transmission intégrale. Contrairement à ce que laisserait supposer ce premier cliché officiel vraisemblablement très retouché, il s'agit de la version course définitive en dépit du soin extrême attaché aux détails esthétiques. Et ce qui retient l'attention c'est d'abord l'absence d'aileron, les équipes du design et de l'ingenierie Peugeot ayant semble-t-il travaillé la main dans la main pour obtenir ce résultat déconcertant, notamment l'habitacle. Les premiers essais valideront ou infirmeront le bien fondé de ce dessin révolutionnaire. Côté technique, la 9X8 est propulsée par un moteur V6 de 2,6.l ouvert à 90° et deux turbos qui développe 680 ch via une BV séquentielle à 7 rapports. Mais ce n'est pas tout, Hypercar oblige, la 9X8 est également tractée par un moteur électrique d'une puissance de 200 Kw alimenté par une batterie de 900 volts conçue spécifiquement. Rappelons que Peugeot participera à la totalité du championnat WEC 2022.

Comme son nom l'indique, la catégorie ''Open wheels'' regroupe les monoplaces et les buggys (©Jérémy Costecalde).

La Bentley termine 2e de la catégorie ''Time attack'' remportée par Romain Dumas (Porsche)(©Jérémy Costecalde).

Romain Dumas et Raphaël Astier à l'honneur au Pike's peak

Fidèles parmi les plus fidèles de la célèbre course de côte du Pike's peak située à Colorado Springs, Romain Dumas (vainqueur en 2014, 2016, 2017, 2018) et Raphaël Astier ont respectivement remporté chacun leur catégorie au volant de Porsche GTRS. Avec, cerise sur le gâteau, la 2e place au classement général pour Romain Dumas et la 5e pour Raphaël Astier. Rappelons que la compétition se déroule depuis 1916 sur une route forestière asphaltée progressivement entre 2002 et 2012 à une altitude située de 2865m à 4305m pour une longueur totale d'environ 20km en 156 virages...et une seule montée de course. La victoire scratch revient cette année au pilote anglais Robin Shute qui pilotait un prototype Wolf engagé en catégorie ''Unlimited''.

WRC Safari Rally : Ogier pour l’Histoire

Créé en 1953 en marge de la première visite officielle de la reine Elisabeth II au Kenya, le Coronation Safari devenait l’East-African Safari puis le Safari Rally du Kenya, épreuve majeure du Championnat du Monde des Rallyes jusqu’en 2002 avec la victoire de Colin Mc Rae au volant d’une Ford Focus. Si Toyota s’imposait à huit reprises entre 1984 et 1995, les pilotes français sont absents du palmarès à l’exception de Jean-Pierre Nicolas victorieux en 1978 avec Peugeot. Avec cette victoire au terme d’une belle remontée depuis la 7e place, Sébastien Ogier rentre dans le cercle très fermé du gotha du sport automobile tandis que Toyota engrange de précieux points au championnat ‘’constructeurs’’. 3e Ott Tanak sauve Hyundai de la déroute après l’abandon de Thierry Neuville, confortable leader du rallye durant les trois premières étapes avec presque une minute d’avance. Enfin, saluons la fantastique 4e place d’Adrien Fourmaux (Ford Fiesta WRC) qui rate la 3e marche du podium pour une trentaine de secondes (©MM).

Classement : 1 Sébastien Ogier/Julien Ingrassia (Toyota Yaris WRC) ; 2 Takamoto Katsuta/Dan Barritt (Toyota Yaris WRC) +21.8s ; 3 Ott Tänak/Martin Järveoja (Hyundai i20 Coupe WRC) +1m09.5s ; 4 Adrien Fourmaux/Renaud Jamoul (Ford Fiesta WRC) +1m44.7s ; 5 Gus Greensmith/Chris Patterson (Ford Fiesta WRC) +1m54.6s ; 6 Kalle Rovanperä/Jonne Halttunen (Toyota Yaris WRC) +10m53.4s ; 7 Onkar Rai/Drew Sturrock (Volkswagen Polo GTI R5) +29m26.4s ; 8 Karan Patel/Tauseef Khan (Ford Fiesta R5) +33m30.4s ; 9 Carl Tundo/Tim Jessop (Volkswagen Polo GTI R5) +36m40.7s ; 10 Elfyn Evans/Scott Martin (Toyota Yaris WRC) +49m22.7s ; etc.

Remonté depuis la 7e place, Sébastien Ogier inscrit son nom au palmarès d'un rallye prestigieux (©DR/Toyota)

Thierry Neuville a été contraint à l'abandon alors qu'il menait le rallye avec 1' d'avance (©DR/Hyundai).

4e Adrien Fourmaux réalise l'exploit (©DR/M-Sport).

Mille-Miglia Storico : la ''dolce vita'' de retour

La traversée du centre historique d'Arezzo en présence d'un public connaisseur (©DR/Organisation).

Décalés de deux mois afin de pouvoir retrouver la convivialité qui en constitue l'attrait principal, les Mille-Miglia Storico 2021 se sont déroulés dans une ambiance de liberté et d'art de vivre à l'italienne. Avec un total de 375 engagés dont 50% d'étrangers, majoritairement européens, on peut parler d'une réussite parfaite. D'autant mieux que l'itinéraire de cette édition 2021 se déroulait en sens inverse des éditions précédentes avec des étapes à Viareggio, Grossetto, Arezzo, Bologne, Verone et retour à Brescia. En dépit de son aspect touristique, l'épreuve est un rallye de régularité remporté cette année par Andrea Vesco et Fabio Salvinelli qui disposaient d'une Alfa Romeo 6C Supersport de 1929.

Un total de 375 engagés dont 50% d'étrangers, majoritairement européens (©DR/Organisation).

Le départ de Rome au petit-matin en direction de Bologne (©DR/Organisation).

Le passage obligé devant le Castello San'Angelo au départ de Rome (©DR/Organisation).

Il y a 70 ans, Porsche remportait sa première victoire (classe 750 à 1100cm3) aux 24 Heures du Mans (©Porsche).

C'était il y a 70 ans...la première victoire Porsche aux 24 Heures du Mans.

Certes ce n'était qu'une victoire de catégorie (750 à 1100cm3), la victoire absolue revenant à une Jaguar, mais cette performance réalisée par Edmond Mouche et Auguste Veuillet (le futur importateur Sonauto), allait marquer l'histoire du sport automobile au soir de ce dimanche 23 juin 1951. Grâce à son poids plume (640 Kg), l'unique Porsche engagée par l'usine (encore basée à Gmünd) terminait 20e du classement général après avoir parcouru 2840 km, soit 210 tours sans le moindre problème mécanique et surtout avec un minimum d'arrêts au stand.

Aleria Historic Rally

Alain Deveza remporte le rallye terre en VHC (©Bernard Simon).

Joël Marchetti remporte le rallye asphalte en VHC (©Bernard Simon).

Aleria Historic Rally : Un double svp !

Réussir à concilier la terre avec l’asphalte a toujours été difficile en France, excepté le Tour de France Automobile à la fin des années 70. Pour y parvenir les organisateurs de l’Aleria Historic Rally ont choisi d’enchaîner deux rallyes différents en une semaine avec un classement général commun. La proposition était séduisante avec 205km de spéciales sur asphalte et 111km sur la terre. De quoi combler les frustrations en ces temps difficiles marqués par de nombreuses annulations. Et il faut bien reconnaître que le résultat est là avec un total de 120 engagés, certains, tel Richard Doux, venus avec deux voitures différentes. Sa R5Turbo Gr.4 pour l’asphalte et une Lancia Delta Integrale Gr.A pour la terre. Parmi les autres engagés on notait sans surprise la présence d’Alain Oreille au volant d’une Porsche 911 du team Joffroy. Confortable leader du rallye asphalte, le pilote martegal perdait toutes ses chances lors d’une sortie de route dans la dernière épreuve spéciale longue de 41,5km après qu’un orage ait partiellement rendu la route très glissante. La situation profitait directement à Joël Marchetti (Ford Escort RS) qui l’emportait en VHC, ainsi qu’à Christophe Casanova (BMW M3) qu s’imposait pour sa part en J2. Quant au rallye sur terre, il était dominé par Richard Doux (Lancia Delta) qui triomphait en J2, imité par Alain Deveza, victorieux en VHC au volant d’une Porsche 911.

Richard Doux remporte le rallye terre en catégorie J2 (©Bernard Simon).

Christophe Casanova remporte le rallye asphalte en J2 (©Bernard Simon).

Mike Cantillon (Williams-Cosworth ex Keke Rosberg) a remporté les deux courses de Formule 1 Historiques à moteurs 3.litres (©Morelli.Bertier).

Grand Prix de France de Formule 1 Historique au Circuit Paul Ricard : Honneur aux anciennes

Une semaine exactement avant le Grand Prix F1 ‘’modernes’’, le Circuit Paul Ricard accueillait le Grand Prix de Formule 1 Historique avec une vingtaine de courses d’accompagnement de la discipline reine, à savoir les Formules 1 à moteurs 3.litres atmosphériques qui ont marqué l’histoire du Circuit Paul Ricard. Les deux courses ont été remportées par Mike Cantillon au volant d’une Williams-Cosworth FW.07 ex Keke Rosberg. Outre la présence quasi-hégémonique des monoplaces propulsées par des V.8 Cosworth, saluons la présence d’une Matra MS.120B et d’une Ligier, seules marques françaises bien esseulées parmi la kyrielle de Lotus, Williams, Ensign, Mc Laren, etc. Parmi les autres courses, les spectateurs (au nombre de 5000 conformément à la jauge imposée) ont également pu découvrir les Formula MAXX qui regroupent les Formules 1 récentes (période 1990/2000) non homologuées en VHC avec quelques GP2, F3000 et Superleague. Les deux courses ont été remportées par Christopher Brennier au volant d’une Panoz suivi de Didier Sirgues qui pilotait une Williams FW.33.

La représentation française se limitait à une Ligier et à cette Matra MS.120B (©Morelli.Bertier).

Un Grand Prix de France de Formule 1 Historique marqué par la domination britannique (©Morelli.Bertier).

Les deux courses de Formula MAXX ont été remportées par Christopher Brennier au volant de cette Panoz (©Morelli.Bertier).

Le dernier livre écrit et publié par Maurice Louche est disponible en coffret.

Les 1000 km de Paris (Ed Maurice Louche)

Les 1000 km de Paris, disputés sur le grand circuit routier de Montlhéry, ont connu la célébrité entre 1960 et 1975 avant de pérécliter à cause du mauvais état de l'anneau de vitesse. Durant cette période tous les grands champions et tous les constructeurs sont venus s'affronter sous le regard du public parisien. Pour son dernier livre (c'est lui qui l'affirme), Maurice Louche a retracé par le texte et par l'image, toute l'histoire de cette course d'un très haut niveau, comparable aux 24 Heures du Mans et aux 12 Heures de Reims. Vendu en coffret, l'ouvrage comporte 384 pages au prix de 149 Euros (+ port).

contact@editionsmauricelouche.com

 

Tour Auto 2021 : toujours de Paris à Nice mais report début septembre

Le Tour Auto fêtera son 30e anniversaire en 2021 (©Morelli.Bertier).

30e Tour Auto : report du 30 août au 4 septembre 2021

Le Tour Auto reste à ce jour la seule épreuve VHC routière capable d'accueillir des voitures aussi rares que les Ferrari 225.S, Ford GT.40 et autres Shelby Cobra. Si l'épreuve est décalée au début du mois de septembre, en revanche l'itinéraire demeure inchangé. Pour commémorer le 30e anniversaire, l'épreuve s'achèvera à Nice au terme de cinq étapes à Beaune, Aix les Bains, Valence, Nîmes et Nice enfin. Au programme figurent quatre circuits (Dijon, Bresse, Lédenon et Paul Ricard) et 10 épreuves spéciales à parcours secret.

Dossier : La saga Chrysler depuis l’époque SIMCA-Chrysler jusqu’à la fusion PSA-Chrysler-FIAT

L’évolution industrielle et commerciale d’un constructeur automobile n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Ainsi va la vie mais celle de Chrysler, bercée entre mariages, divorces et abandons, confirme encore un peu plus l’adage populaire. Retrouvez le sujet complet dans la rubrique ''dossiers''.

La Sunbeam-Lotus Championne du Monde des Rallyes, illustre parfaitement la vie chaotique de Chrysler (©Morelli.Bertier).

Dossier : le redémarrage de la Ferrari 312PB/Scerri

A la fois oeuvre d'art et prouesse technique, cette réduction au 1/3 de la Ferrari 312.PB Championne du Monde en 1972, entièrement construite par Pierre Scerri, ne laisse personne indifférent. Après avoir été exposée durant dix ans aux USA et avant de vivre de nouvelles aventures, la Ferrari 312PB/Scerri a provisoirement retrouvé sa Provence natale pour subir une révision complète. Ne manquez surtout pas de consulter notre dossier video exceptionnel.

Sur cette photo réalisée au circuit du Mas du Clos l'effet de perspective montre la similitude parfaite avec la Ferrari 312PB Championne du Monde des Constructeurs (photo Pierre Scerri).

Dossier : Bernard Beguin et les BMW M3 Prodrive

À l’origine des participations des BMW M3 en rallye, vainqueur du Tour de Corse 1987, Bernard Beguin a vécu toute l’histoire des M3 construites dans l’atelier de David Richards à Banbury entre 1986 et 1989. Une rencontre s’imposait. C’est Philippe Giordanengo qui lança l’invitation autour d’une bonne table sous un ciel estival étoilé. Voir le dossier complet dans la rubrique.

Bernard Beguin a apporté sa plus belle victoire à BMW au terme du Tour de Corse 1987 (copyright Morelli.Bertier).

Le Bergspyder Porsche 909 au mont Ventoux

Enorme surprise de voir décharger du camion atelier et ensuite de voir rouler cet OVNI tout droit sorti du musée Porsche de Zuffenhausen. Une semaine de rêve éveillé y compris pour les membres de l'équipe Porsche présents à cette occasion.

Rolf Stommelen s'était classé 2e en 1968 au volant de ce même Spyder 909 (photo Morelli.Bertier).

Le diaporama est visible dans la rubrique ''dossiers''.

Le Berspyder Porsche 909 de retour au mont Ventoux 51 ans plus tard (photo Morelli.Bertier).

Rüdi Lins 2e de la CC du mont Ventoux en 1968 (photo Morelli.Bertier).

Une pépite !

Et pour être encore plus complet sur le sujet, Rüdi Lins a remporté son groupe lors de la course de côte du mont Ventoux en 1967, il a ensuite remporté la 2e place en 1968, au volant de cette Porsche Carrera 6. Le plaisir était trop grand d'aller fouiller un peu dans nos archives.

Le sport automobile authentique

Avec plus de 1800 reportages de sport automobile et environ 600.000 photos à notre actif, la création d'un site d'information et d'une photothèque destinés aux médias et aux particuliers, s'imposait. www.tubolare.fr va s'étoffer progressivement au fil des mois et des années en fonction de l'actualité et du temps disponible.

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