Première victoire internationale au scratch pour l'Alpine A.110 R-GT pilotée par Manu Guigou.

1e victoire internationale de l’Alpine A.110 R-GT avec Manu Guigou au Rallye Nova Gorica

En s’imposant au scratch en Slovénie devant une meute de VW et Skoda R5, Manu Guigou a réalisé une performance historique avec cette première victoire d’une Alpine A.110 R-GT dans une épreuve inscrite au championnat d’Europe, le Rallye Nova Gorica disputé du 9 au 11 septembre.

Manu Guigou : -‘’Entendre la Marseillaise sur le podium en portant les couleurs d'Alpine était un moment extrêmement émouvant. Cette victoire est importante à plusieurs titres. Cela vient récompenser le travail formidable fourni par le Team Joffroy, et encore plus après notre péripétie nous privant de départ à Ypres il y a quelques semaines. Elle arrive à point nommé pour lancer idéalement ma collaboration avec Arnaud Dunand, mais aussi mon nouveau partenariat avec l'Usine Alpine de Dieppe. J'ai ressenti une vraie sympathie autour de la marque Alpine en Slovénie. J'ai été agréablement surpris de voir autant de gens et d'anciens propriétaires venir à notre rencontre pour nous soutenir et découvrir cette nouvelle A110 qu'ils ne connaissaient pas !’’

Performance complétée par la 3e place de Pierre Ragues obtenue également au volant d’une Alpine A.110 R-GT.

Kalle Rovanpera a survolé le Rallye de l'Acropole (©DR/Toyota).

Rallye de l’Acropole WRC : Rovanpera 31 ans après Sainz

Conséquence indirecte de l’épidémie, le Rallye de l’Acropole a retrouvé sa place au calendrier du Championnat du Monde des Rallyes duquel il était absent depuis 2013. Quant à Toyota, la seule et unique victoire du constructeur nippon remontait à l’édition 1990 quand Carlos Sainz l’avait emporté au volant d’un coupé Celica GT-4. Traditionnellement disputé en été sous une chaleur suffocante, le Rallye de l’Acropole 2021 inaugurait une formule inédite mi-septembre sur des chemins rendus très glissants suite aux intempéries où le choix des pneus allait s’avérer décisif. Conscients de la difficulté du terrain après les reconnaissances, les pilotes de l’équipe Toyota avaient pour consigne de jouer la sécurité sur des épreuves spéciales très longues. Dans ce contexte automnal le rôle des informateurs météo devenait prioritaire. Ceux de Kalle Rovanpera (Toyota) et de Ott Tanak (Hyundai) se sont montrés les plus performants, leur permettant d’adopter un mix de pneus durs et tendres en fonction de l’humidité des chemins. Des chemins d’ailleurs considérablement plus roulants et globalement moins cassants qu’ils n’étaient au cours des éditions passées. Contre toute attente, Kalle Rovanpera s’est installé en tête du rallye au soir de la 1e étape et ne l’a plus quittée jusqu’à l’arrivée tandis qu’Ott Tanak préservait prudemment les points de la 2e place pour Hyundai. Du côté de l’équipe Ford, 5e, Gus Greensmith et Adrien Fourmaux, 7e, confirment les bonnes performances des Fiesta WRC sur la terre.

Classement : 1 K. Rovanperä J. Halttunen (Toyota Yaris WRC) ; 2 O. Tänak M. Järveoja (Hyundai i20 Coupe WRC)  à 42'' ; 3 S. Ogier J. Ingrassia (Toyota Yaris WRC) à 1'11 ; 4 D. Sordo C. Carrera (Hyundai i20 Coupe WRC) à 3 ; 5 G. Greensmith C. Patterson (Ford Fiesta WRC)  à 5'45 ; 6 E. Evans S. Martin (Toyota Yaris WRC) à 6'42 ; 7.A. Fourmaux R. Jamoul (Ford Fiesta WRC) à 6'54 ; 8 T. Neuville M. Wydaeghe (Hyundai i20 Coupe WRC) à 8'41; 9 A. Mikkelsen E. Edmondson (Škoda Fabia Evo) à 9'02 ; 10 M. Bulacia M. Der Ohannesian (Škoda Fabia Evo) à 9'19 ; etc.

Ott Tanak termine second à 42'' du vainqueur (©DR/Hyundai).

Le Rallye de l'Acropole 2021 s'est déroulé dans des conditions délicates comme ici Adrien Fourmaux, 7e au volant de la Ford Fiesta WRC (©DR/Ford).

Lecture : Les ‘’Instantanés du Sport Automobile’’ aux éditions ETAI

En 192 pages Xavier Chauvin et Michel Morelli ont réuni plus de 300 photos, pour la plupart inédites, racontant chacune une histoire, un événement survenu dans les coulisses du sport automobile des années 60, 70 et 80. Toute une époque faite d’aventure et de débrouille où tout était possible. Volontairement anticonformiste, ce livre ravira les amateurs de reportages authentiques montrant l’envers du décor officiel et en expliquant pourquoi l’instant était unique. Comme tous les livres publiés par ETAI dans sa collection ‘’beaux livres’’, celui-ci est imprimé en Europe. Format 24x29cm au prix de 39 Euros, disponible dans toutes les librairies et sur les sites de vente en ligne spécialisés en particulier celui des éditions ETAI à privilégier.

Un carburant 100% synthétique à partir d’énergies renouvelables disponible dès l’été 2022 pour les concurrents de la Supercup Porsche.

Le nouveau carburant mis au point par Porsche et Siemens est compatible avec toutes les Porsche (©Morelli.Bertier).

Dès l'été prochain la Supercup Porsche inaugurera le nouveau carburant mis au point par Porsche et Siemens (©DR/Porsche).

Porsche et Siemens s’associent pour produire un carburant 100% synthétique à partir d’énergies renouvelables disponible dès l’été 2022 pour les concurrents de la Supercup Porsche.

Des éoliennes, du vent et de l’eau pour faire fonctionner toutes les Porsche, même les plus anciennes ! Vous en rêviez ! Porsche l’a fait ! L’annonce pourrait ressembler à un canular du 1er avril mais ce n’est pas le cas. C’est même tout le contraire car Porsche c’est d’abord un bureau d’études dont l’activité déborde largement du cadre de l’automobile. On savait que le celui-ci travaillait en grand secret sur ce projet révolutionnaire développé en partenariat avec Siemens, dénommé ‘’Haru Oni’’, qui tire parti des conditions climatiques optimales pour la production d’énergie éolienne dans la province de Magallanes, dans le sud du Chili. Ce projet a pour but de produire un nouveau carburant liquide pratiquement neutre en CO2 à l'aide d'énergie éolienne à faible coût. Concrètement, des électrolyseurs séparent l'eau en oxygène et en hydrogène vert grâce à l'énergie éolienne. Le CO2 de l’air est ensuite filtré et combiné avec l'hydrogène vert pour produire du méthanol synthétique, lequel est à son tour transformé en carburant de synthèse à l’état liquide. Ni la masse volumique, ni le rendement énergétique de ce dérivé du méthanol ne sont précisés mais un chimiste expérimenté aura vite calculé la consommation et les modifications apportées aux moteurs thermiques. L'usine pilote construite au Chili devrait commencer à produire 130.000 litres de ce nouveau carburant durant l’été 2022. Lequel carburant sera servi en priorité aux concurrents de la Supercup Porsche. La capacité de production augmentera rapidement pour atteindre 55 millions de litres en 2024 puis 550 millions de litres en 2026. Selon les responsables du projet le carburant synthétique Porsche-Siemens est parfaitement compatible avec toutes les Porsche, même les plus anciennes avec une réduction de 90% des émissions de CO². De quoi redonner le sourire aux collectionneurs (©MM).

Tour Auto : Une Shelby Cobra s’impose au terme d’une édition très montagneuse

Ch.Van Riet s'impose en VHC au volant de cette Shelby Cobra au terme d'une course à rebondissements (©Morelli.Bertier).

La catégorie Régularité révèle certains aspects insolites du Tour Auto comme cet équipage américain surpris par un orage (©Morelli.Bertier).

Evocation historique du Tour de France Automobile, le Tour Auto version 2021 ne pouvait manquer de commémorer les 50 ans de la double victoire des Matra MS.650. Si deux exemplaires étaient présents, seule la MS.650 engagée par ‘’Mr John of Bee’’ participait à la compétition en VHC. La victoire revient néanmoins à Ch.Van Riet au volant d’une Shelby Cobra au terme des 14 ES et des 4 circuits programmés et d’une course émaillée de nombreux rebondissements. Une édition caractérisée par un itinéraire majoritairement montagneux qui avantageait les voitures de rallyes polyvalentes plutôt que les prototypes, notamment au cours des étapes alpines avec des noms évocateurs tels que Dévoluy, Combovin, St Nazaire le Désert, Mons ou Conségudes. Des difficultés routières et climatiques auxquelles ont également été confrontés la centaine d’équipages engagés en catégorie Régularité avec des automobiles de collection de très haut niveau, comme seul le Tour Auto est capable d’en accueillir (©MM).

Une Porsche Carrera 6 dépourvue de ses portes sous la pluie à Rochefort du Gard (©Morelli.Bertier).

Deux Matra MS.650 étaient présentes mais une seule participait à la compétition (©Morelli.Bertier).

Est-bien raisonnable d'engager une Ferrari 250 MM en VHC compte tenu des inévitables risques pour les carrosseries ? (©Morelli.Bertier).

Les retrouvailles de l’équipe du Simon-Racing double Championne du Monde des Rallyes Gr.N (1989 et 1990)

L'équipe double Championne du Monde des Rallyes Gr.N réunie presque au complet en ce mois d'août 2021. On reconnaît de G à D : Denis Giraudet, Bernard Bourguignon, Charles Terrasa, Alain Oreille, Joaquim Barroso, Daniel Rey, Edmond Simon, Gérard Marcon et Alain Bertrand (©Morelli.Bertier).

Eh oui ! C’est grâce à eux que Renault a remporté le titre mondial à deux reprises. Pourtant ce n’était pas gagné d’avance, le Renault 5 GT turbo étant loin d’être la voiture idéale pour affronter les pistes africaines ou australiennes. C’est la raison pour laquelle Edmond Simon a voulu réunir en petit comité ceux qui ont collectivement réalisé ce double exploit il y a plus de trente ans déjà. Autour d’Alain Oreille, le pilote, on reconnaît de gauche à droite : Denis Giraudet, le stratège, ainsi que les mécaniciens de l’époque : Bernard Bourguignon, Charles Terrasa, Joaquim Barroso, Edmond Simon, le team manager, Daniel Rey, Gérard Marcon et Alain Bertrand. En 1989, le programme initial d’Alain Oreille ne prévoyait que le Championnat de France des Rallyes plus le Rallye Monte-Carlo et le Tour de Corse où celui-ci remportait le Groupe N et se classait respectivement 10e et 8e au scratch. Dans le même temps Gustavo Trelles (Lancia) et Grégoire de Mevius (Mazda), tous deux candidats au titre, marquaient le pas, à court de budget. D’où naquit alors l’idée de tenter un coup de poker en partant à la conquête du Championnat du Monde ! Après une entrée en matière prometteuse au Rallye d’Australie où Alain Oreille réalisait de super temps sur la terre, celui-ci s’imposait au Rallye Sanremo avec une 9e place au scratch. Et enfin, cerise sur le gâteau, la victoire au scratch au Rallye de Côte d’Ivoire. Rebelote en 1990 mais sur le championnat complet cette fois-ci ! La lutte sera beaucoup plus serrée qu’en 1989 mais avec ses excellentes performances réalisées au Monte-Carlo, au Portugal, à l’Acropole, au Tour de Corse, en Nouvelle-Zélande, en Argentine, au Sanremo et au Rallye de Côte d’Ivoire, Alain Oreille remportait le titre mondial pour la seconde fois consécutive. Un exploit qui n’est pas prêt d’être battu, ni même égalé compte tenu des budgets actuels (©MM).

La Renault 5 GT turbo n'était vraiment pas taillée pour la terre et pourtant Alain Oreille a réédité l'exploit à plusieurs reprises au cours de la saison 1989 (©Morelli.Bertier).

Changement de couleurs pour un second titre décroché en 1990 face à une concurrence renforcée (©Morelli.Bertier).

Les Damnés de la Terre (2 tomes) écrits par Christophe Darracq.

Lecture : Les Damnés de la terre (tomes 1 et 2) par Christophe Darracq

Indispensables dans la bibliothèque de tout amateur de sport automobile, les deux ouvrages réalisés par Christophe Darracq retracent un demi-siècle de rallyes Tout-Terrain (discipline créée au Rallye Infernal et au Rallye des Cimes) jusqu’à 2020. La force principale de ces deux ouvrages complémentaires est d’alterner les interviews de pilotes avec les reportages des principales épreuves. Le style est net et précis, toujours informatif. Sur ce plan, Christophe Darracq a réalisé un travail colossal complété par une iconographie, une mise en page et une impression de grande qualité. Ajoutons les prix de vente calculés au plus juste par rapport à la pagination imposante de chaque volume (256 et 336 pages, format 21x29 cm), c’est le moment de s’offrir un petit plaisir.

Tome 1 : 256 pages 32 euros (port compris)

Tome 2 : 336 pages 41 euros (port compris)

Commandes par mail : flashtt40@gmail.com ou par téléphone : 07 50 97 16 84

Forts bien illustrés, ces deux ouvrages bénéficient d'une mise en page claire et précise.

24 Heures du Mans : Doublé Toyota ; Alpine valeureux 3e ; Glickenhaus étonnant

Fort mal placé, le directeur de course va considérablement gêner la fin de course des LMP2 qui vont tenter de contourner les deux GT sur la ligne d'arrivée (©DR/Toyota).

Ces 24 Heures du Mans 2021 auront été fertiles en rebondissements, lesquels bizarrement n’ont eu aucune incidence sur le classement final avec une hiérarchie respectée au cordeau. Et pourtant ce scénario aurait pu voler en éclats à de nombreuses reprises. Les causes, elles sont diverses, depuis le premier orage survenu au départ, à l’origine d’un accrochage entre la Toyota n°8 pilotée par S.Buemi et la Glickenhaus n°708 suivi du tête à queue de l’Alpine pilotée par N.Lapierre, les problèmes de carburant insolubles rencontrés par les deux Toyota ensuite, le second orage, nocturne celui-ci, à l’origine de nombreuses sorties de route. Et enfin l’arrivée chaotique avec le leader du LMP2, l’Oreca du team WRT immobilisée en panne a milieu de la piste avec un carton rouge pour le directeur de course, également au milieu de la piste en position plus que dangereuse, qui a failli lui-même provoquer un accident. Bataille somptueuse en GT avec le doublé historique de l’équipe semi-officielle Ferrari-AF Corse qui remporte les deux catégories grâce à une vitesse de pointe exceptionnelle et une attaque permanente des équipages. Pour Toyota, cette victoire à la fois logique et miraculeuse tant les soucis ont entamé la sérénité de l’équipe, place le constructeur nippon en position avantageuse grâce à l’expérience acquise. Idem pour l’équipe Alpine qui a réalisé une course parfaite avec des moyens limités. Quant à Glickenhaus, qui place ses deux voitures aux 4e et 5e places finales, le résultat est tout simplement époustouflant. Pour info, les deux Glickenhaus sont propulsées par des moteurs Pipo, conçus par le célèbre motoriste français basé à la périphérie de Valence, ce qui explique pour partie le niveau de fiabilité et de performance des deux américaines.

En remportant la 3e place finale, l'équipe Alpine a rempli son contrat avec des moyens limités (©DR/WEC).

Magnifique performance d'ensemble de l'équipe Glickenhaus qui termine aux 4e et 5e places (©DR/WEC).

Les Ferrari de l'équipe AF-Corse ont survolé la course tant en GTEpro qu'en GTam (©DR/WEC).

Rallye d’Ypres WRC : Neuville vainqueur à domicile

Nouvellement inscrit au calendrier WRC suite à l’annulation d’autres rallyes, le Rallye d’Ypres se compose d’une première partie disputée sur des routes étroites entrecoupées d’intersections tandis que la fin du rallye emprunte le circuit de Spa-Francorchamps. Ni l’une, ni l’autre n’ont séduit les pilotes qui préfèrent les routes larges et sinueuses sur lesquelles leur talent peut pleinement s’exprimer. Avantagé par une connaissance parfaite des épreuves spéciales du Rallye d’Ypres pour l’avoir disputé à maintes reprises dans le cadre de l’ERC, Thierry Neuville était particulièrement détendu, imposant un rythme que seul son équipier Craig Breen allait tenir. Pour Hyundai ce doublé obtenu sur l’asphalte remonte le moral d’une équipe en grande difficulté sur la terre. Et du côté des pilotes français, si le week-end fut chaotique pour Adrien Fourmaux, victime d’une sortie de route, inversement il fut parfait pour Yoann Rossel (C3) vainqueur en Rallye2 et surtout auteur d’une belle 7e place au classement général, juste derrière les WRC.

Classement : 1. T.Neuville M. Wydaeghe (Hyundai i20 Coupe WRC) ; 2. C.Breen P. Nagle (Hyundai i20 Coupe WRC) +30.7 ; 3. K.Rovanperä J. Halttunen (Toyota Yaris WRC) +43.1 ; 4. E.Evans S. Martin (Toyota Yaris WRC) +49.6 ; 5. S.Ogier J. Ingrassia (Toyota Yaris WRC) +55.8 ; 6. O.Tänak M. Järveoja (Hyundai i20 Coupe WRC) +3.46.5 ; 7. Y.Rossel A. Coria (Citroën C3 R5) +12:14.9; etc.

Vainqueur du Rallye d'Ypres WRC, Thierry Neuville avait l'avantage de l'avoir disputé plusieurs fois auparavant (©DR/Hyundai).

Course de côte du mont Dore : Victoire et record pour Geoffrey Schatz

C’est presque devenu un rituel cette saison, le samedi les cieux se déchaînent lors des essais et le soleil revient le dimanche pour la course. Comme la majorité des concurrents, Geoffrey Schatz (Nova) a profité de l’amélioration progressive des conditions d’adhérence, se permettant non seulement de battre l’ancien record établi en 2017, mais en plus de l’améliorer à chacune de ses montées de course avec un chrono de 2’08’’798/1000e. Second, Damien Chamberod (Norma) s’est montré également très méritant, battant également l’ancien record de 2017. Fabien Bourgeon (Revolt) complète le podium tandis que la catégorie Production revient sans surprise à Ronald Garcès (Audi R8).

Classement Sport : 1. G. Schatz (Nova Proto NP01) 4’17’’803 , 2. D. Chamberod (Norma M20 FC) à 6’’416 ; 3. F. Bourgeon (Revolt 3P0) à 9’’344 ; 4. B. Ritchen (Nova Proto NP01) à 9’’905 ; 5. K. Petit (Norma M20 FC) à 17’’535 ; 6. M. Cotleur (Norma M20 FC) à 31’’102 ; 7. M. Cotleur (Norma M20 FC) à 31’’804 ; 8. F. Ponchant (Tatuus Formula Master) à 31’’848 ; 9. P. Mayeur (Martini MK62) à 37’’468 ; 10. D. Brun (Dallara F302) à 38’’265 ; etc

Classement Production : 1. R. Garcès (Audi R8 LMS) 5’13’’022 ; 2. Y. Poinsignon (BMW M3 E92) à 7’’287 ; 3. A. Dubois (Alpine A110 GT4) à 15’’526 ; 4. C. Schmitter (Porsche 997 GT3 R) à 20’’835 ; 5. F. Dosières (Alpine A110) à 22’’314 ; 6. S. Auriacombe (Peugeot 308 Cup) à 24’’108 ; 7. M. Nouet (Simca Rallye 3) à 26’’494 ; 8. P. Schmitter (Renault R.S. 01) 28’’997 ; 9. J. Janny (Seat Léon Supercopa) à 30’’007 ; 10. S. Garcia (Peugeot 308 Cup) à 30’’120 ; etc

Geoffrey Schatz et son prototype Norma ont survolé les débats sur les pentes du mont Dore en battant par trois fois le record établi en 2017 (©Nicolas Millet)

Ventoux 2022 ! c'est parti !

Top départ pour le retour des sports mécaniques à Bédoin et au mont Ventoux (©Morelli.Bertier).

Le renouveau des sports mécaniques au mont Ventoux

Au-delà de l’inauguration très symbolique du Km 0 de la course de côte du mont Ventoux à l’initiative de Alain Constant (maire de Bédoin) et en présence de Jacqueline Bouyac (vice-présidente de la Région Sud, présidente du Parc du Ventoux et de la COVE), des maires des communes alentour et de Jimmy Mieusset (dernier vainqueur sur 21km en 1973), tous les espoirs sont permis pour un retour des sports mécaniques au départ de Bédoin. Il faut dire que l’invasion quotidienne (le mot correspond bien) de milliers de cyclotouristes sur les 21km qui rejoignent le sommet, représente un réel danger dont ont pris conscience les autorités. Le moment de la reconquête semble venu pour tous les clubs de collectionneurs autos et motos. D’où l’idée de fêter dignement les 120 ans de la course en 2022 au travers de plusieurs événements. Aucune date n’est encore fixée mais les réunions vont s’enchaîner et vu l’enthousiasme emprunt d’émotion des différents intervenants, l’avenir semble radieux (©MM).

Alain Constant (maire de Bédoin) coupe symboliquement le ruban à l'endroit exact de la ligne de départ de la course de côte du mont Ventoux jusqu'en 1973. On reconnait parmi les officiels Jacqueline Bouyac, Laurent Rondoni et Jimmy Mieusset (©Morelli.Bertier)..

Le retour des sports mécaniques à Bedoin (©Morelli.Bertier).

Emotion et espoir pour tous les passionnés de sports mécaniques à l'écoute des projets évoqués par Alain Constant (à gauche) et Laurent Rondoni(©Morelli.Bertier)..

Course de côte de Marchampt : Schatz sous le soleil exactement

Cette quatrième manche du Championnat de France a failli être perturbée, comme les trois premières, par des conditions climatiques précaires mais après des essais disputés sous une pluie diluvienne, c’est finalement sous un soleil radieux et sur une route sèche, que la course se déroulait sur le célèbre parcours de 3,9km. Eliminé dès les essais par une sortie de route, Cyrille Frantz (Osella) laissait s’expliquer entre eux Geoffrey Schatz (Nova), Kevin Petit (Norma), Fabien Bourgeon (Revolt), Billy Ritchen (Nova) et Damien Chamberod (Norma) mais c’est finalement Geoffrey Schatz qui mettait tout le monde d’accord en établissant un nouveau record, laissant à distance respectable un Fabien Bourgeon (Revolt) pourtant très offensif. Quant au Championnat Production, le duel engagé entre Ronald Garcès et Yannick Poinsignon aura tenu toutes ses promesses mais au final, Ronald Garcès, le plus rapide sur deux des trois montées, s’impose pour la seconde fois après Dunières.

Classement Sport : 1. G. Schatz (Nova Proto) 2’56’’508 – 2. F. Bourgeon (Revolt) à 6’’904 – 3. B. Ritchen (Nova) à 8’’029 – 4. D. Chamberod (Norma) à 8’’045 – 5. K. Petit (Norma) à 9’’291 – 6. E. Pernot (Norma) à 20’’605 – 7. M. Sapin (Tatuus) à 21’’929 – 8. M. Cotleur (Norma) à 22’’051 – 9. C. Lansard (Osella) à 22’’782 - 10. C. Gudet (Tatuus) à 25’’480.

Classement Production : 1. R. Garcès (Audi R8 LMS) 3’30’’435 – 2. Y. Poinsignon (BMW) à 1’’371 – 3. A. Dubois (Alpine A110 GT4) à 13’’047 – 4. C. Poinsignon (Simca CG Turbo) à 13’’669 – 5. F. Dosières (Alpine A110) à 15’’213 – 6. J.P. Pope (Peugeot 308 Cup) à 23’’532 – 7. S. Garcia (Peugeot 308 Cup) à 25’’389 – 8. M. Brunet (Peugeot 308 Cup) à 26’’644 – 9. G. Bouhin (Seat Leon Supercopa) à 28’’215 – 10. N. Granier (Seat Leon Supercopa) à 28’’241.

Geoffrey Schatz victorieux et nouveau recordman de la course de côte de Marchampt (©Nicolas Millet).

Décès de Jean-Pierre Jaussaud

Jean-Pierre Jaussaud est décédé le 22 juillet (©Morelli.Bertier).

Jean-Pierre Jaussaud (1937-2021) Le métronome

On a coutume de dire que ‘’les gens heureux n’ont pas d’histoire’’. Il semble que la formule s’adapte parfaitement à Jean-Pierre Jaussaud, décédé ce 22 juillet 2021 à l’âge de 84 ans des suites d’un malaise cardiaque. Le pilote normand avait obtenu la célébrité presque un petit peu malgré lui en remportant les 24 Heures du Mans 1978 associé à Didier Pironi au volant d’un prototype Renault-Alpine A.442, lui qui était obsédé par la monoplace. Et comme si cela ne suffisait pas, Jean-Pierre remportait une seconde fois les 24 Heures du Mans en 1980 mais avec Jean Rondeau. La monoplace, la Formule 1, il en rêvait depuis sa victoire au Volant Shell en 1963 mais il devra se contenter d’assurer les essais de développement de la Renault RS.01, une tâche obscure et fastidieuse dont il se fera le spécialiste, notamment au volant des prototypes Renault-Alpine A.442, capable d’aligner les tours de piste des heures durant avec un rythme de métronome. Pilotant successivement pour Cooper, Matra, Tecno et Martini, Jean-Pierre Jaussaud décrochait finalement son premier titre de Champion de France de Formule 3 en 1970, soit au terme de sa 7e saison alors qu’il frôlait la quarantaine. Autant dire qu’à cet âge, et même avec une victoire au GP de Monaco F3 en poche (1968), les patrons d’écurie ne se bousculaient pas pour le faire débuter en Formule 1. Après s’être partagé entre les courses d’endurance (Mirage, Matra, Chevron), c’est finalement en Production que Jean-Pierre Jaussaud obtenait un second titre de Champion de France en 1979 au volant d’une Triumph Dolomite Sprint, terminant sa très longue carrière automobile dans cette discipline en 1989. Respectueux de ses adversaires comme du matériel qui lui était confié, Jean-Pierre Jaussaud laissera le souvenir d’un pilote rigoureux et intègre mais trop obsédé par la monoplace, la Formule 3 en particulier, au détriment des autres disciplines internationales.(©MM)

Première victoire aux 24 Heures du Mans 1978 associé à Didier Pironi au volant du prototype Renault-Alpine A.442 (©Morelli.Bertier).

Seconde victoire aux 24 Heures du Mans 1980 au volant de ce prototype Rondeau-Cosworth 3.l, construit par Jean Rondeau avec lequel il partageait le volant (©Morelli.Bertier).

WEC 6H de Monza : Toyota a failli trébucher ; Alpine a failli gagner

Cela faisait presque dix ans que l’autodrome de Monza n’avait plus accueilli le Championnat WEC, excepté lors d’essais privés. Et rouler à Monza constitue toujours une difficulté majeure en raison des vitesses élevées à pleine charge, surtout à la mi-juillet. Bref, c’était LE rendez-vous test presque grandeur nature avant les 24 Heures du Mans. Eh bien sur ce plan les résultats de Monza prédisent l’incertitude absolue pour des 24 Heures du Mans que l’on disait déjà acquises à Toyota. Accablée par les problèmes mécaniques l’équipe japonaise à failli perdre l’une de ses deux voitures, la n°8 restant immobilisée 48’ au stand tandis que la n°7 résistait difficilement à l’unique Alpine engagée. A son volant, Negrao, Lapierre et Vaxivière ont scrupuleusement respecté leur tableau de marche pour terminer à seulement 1’ des vainqueurs (Conway, Kobayashi et Lopez). Précisons que l’Alpine, bien qu’engagée en catégorie Hypercar, est une ancienne LMP1 deux roues motrices. L’autre bonne nouvelle était la présence des deux Glickenhaus au départ, celle pilotée par Dumas, Mailleux et Wesbrook terminant honorablement la course. Tout ceci prédit des 24 Heures du Mans incertaines, le tenant du titre, Toyota, ayant montré ses faiblesses tandis que les challengers démontraient leur pugnacité. Ajoutons qu’en LMP2 la victoire revient à l’équipe United (Hanson, Scherrer et Albuquerque) tandis qu’en GTE Porsche s’impose avec Estre et Jani au terme d’une bataille homérique avec la Ferrari pilotée par Pier Guidi et Calado. (©MM)

L'unique Alpine engagée a bel et bien failli gagner à Monza (©Renault).

Les deux Glickenhaus engagées à Monza ont démontré un réel potentiel compte tenu de leur jeunesse (©WEC).

Rallye d’Estonie WRC : Le jour de gloire pour Kalle Rovanpera

Agé d’à peine plus de 20 ans le jeune pilote finlandais vient de remporter sa première victoire en Championnat du Monde, une victoire historique qui intervient le jour même où Sébastien Ogier faisait part de son intention de mettre un terme à sa carrière de rallyman en fin de saison. Kalle Rovanpera, fils d’Harri, lui-même pilote de l’équipe Seat WRC au début des années 2000, a débuté en compétition automobile dès l’âge de 13 ans ce qui lui confère une réelle maturité, notamment la résistance mentale lorsque l’on se retrouve devant des pilotes du calibre de Thierry Neuville ou Sébastien Ogier. C’est précisément ainsi que le rallye d’Estonie WRC s’est déroulé, Kalle Rovanpera imposant d’entrée son rythme sur un terrain de plus en plus dégradé avec pour seul adversaire le pilote irlandais Craig Breen (Hyundai) tandis que Thierry Neuville (Hyundai) et Sébastien Ogier (Toyota) préféraient redoubler de prudence afin de marquer des points au championnat. 7e, Pierre-Louis Loubet semble en avoir terminé avec la poisse qui l’accable depuis le début de saison. (©MM)

Classement : 1.Kalle Rovanperä/Jonne Halttunen (Toyota Yaris WRC) ; 2.Craig Breen/Paul Nagle (Hyundai i20 Coupe WRC) à 59.9s ; 3.Thierry Neuville/Martijn Wydaeghe (Hyundai i20 Coupe WRC) à 1m12.4s ; 4.Sébastien Ogier/Julien Ingrassia (Toyota Yaris WRC) à 1m24.0s ; 5.Elfyn Evans/Scott Martin (Toyota Yaris WRC) à 2m07.1s ; 6.Teemu Suninen/Mikko Markkula (Ford Fiesta WRC) à 7m07.3s ; 7.Pierre-Louis Loubet/Florian Haut-Labourdette (Hyundai i20 Coupe WRC) à 8m48.3s ; 8.Alexey Lukyanuk/Yaroslav Fedorov (Škoda Fabia Rally2 evo) à 10m16.1s ; 9.Andreas Mikkelsen/Ola Fløene (Škoda Fabia Rally2 evo) à 10m29.9s ; 10.Mads Østberg/Torstein Eriksen (Citroën C3 Rally2) à 10m46.6s, etc.

Kalle Rovanpera est entré dans l'Histoire pour avoir remporté son premier rallye WRC âgé d'à peine plus de 20 ans (©Morelli.Bertier).

Hommage à Carlos Reutemann

Carlos Reutemann est décédé le 7 juillet dernier (©Morelli.Bertier).

Quatre victoires en une seule saison chez Ferrari mais trop souvent dans l'ombre des leaders (©Morelli.Bertier).

Carlos Reutemann 1942-2021 Le self-made man

Décédé le 7 juillet dernier à Santa-Fe en Argentine, là où il était né 78 ans plus tôt de parents éleveurs de bétail, Carlos Reutemann, surnommé ‘’Lole’’, était une véritable icône sportive puis politique. Petit-fils d’immigré allemand, Carlos Reutemann avait conservé de ses origines la fierté et le respect des consignes d’équipe, cette qualité qui lui vaudra d’être intégré dans les ‘’top teams’’ en tant que second pilote, voire pire encore, comme intérimaire chez Ferrari lors de l’indisponibilité de Niki Lauda. Comme tout argentin passionné par les sports mécanique, le jeune Carlos avait débuté sa carrière en 1966 en Carretera de Turismo avant de fonder sa propre équipe de Formule 2 en 1970 après avoir fait l’acquisition d’une Brabham grâce au soutien financier du pétrolier YPF. Un choix judicieux puisque Bernie Ecclestone l’intégrait dans son équipe de Formule 1 deux ans plus tard, le jeune prodige réalisant la pole position dès sa première course, le GP d’Argentine comme par hasard, couru à domicile. Avec trois victoires en Grand-Prix au cours de la saison 1974, Carlos Reutemann pouvait envisager la consécration suprême mais il n’en sera rien. Lassé du manque de compétitivité de la nouvelle Brabham-Alfa Romeo, Carlos acceptait finalement la proposition d’Enzo Ferrari, constructeur pour lequel il avait déjà brillé aux 24 Heures du Mans 1973 aux commandes du prototype 312.PB qu’il partageait avec Tim Schenken. Mais ce n’est véritablement qu’après le départ de Niki Lauda courant 1976 qu’il aura toute latitude pour exprimer son talent jusqu’en 1979. Après quatre victoires en une seule saison chez Ferrari, fatigué des rivalités internes, Carlos décidait de rejoindre l’équipe Lotus en remplacement de Ronnie Peterson décédé accidentellement, pensant pouvoir disposer de la meilleure Formule 1 du moment. Hélas, entre temps la Lotus ‘’wing car’’ Championne du Monde avait été copiée par tous et Carlos, dépité, rejoignait l’équipe Williams la saison suivante. Mais là encore le pilote argentin devait se plier à la discipline d’équipe qui consistait à laisser contractuellement passer Alan Jones jusqu’à ce que Carlos ne se rebelle et s’impose lors du GP du Brésil puis de Belgique 1981 et décide de mettre un terme à sa carrière en Formule 1 après les deux premiers Grands Prix de la saison 1982 pour se consacrer à la politique. Outre ses mandats de gouverneur et de sénateur de la province de Santa-Fe, Carlos Reutemann a participé deux fois (1980 et 1985) au Rallye d’Argentine. Au volant d’une Fiat-Abarth 131 d’usine en 1980 et d’une Peugeot 205.T.16 en 1985 mais sans résultats probants, exceptés les points apportés à Fiat dans la conquête du titre constructeurs. (©MM)

Une longue fidélité à l'équipe Brabham qui lui avait permis de débuter en Formule 1 (©Morelli.Bertier).

Passage éclair chez Lotus et énorme déception en remplaçant Ronnie Peterson (©Morelli.Bertier).

Carlos Reutemann et Tim Schenken se partageaient le volant d'une Ferrari 312.PB lors des 24 Heures du Mans 1973 (©Morelli.Bertier).

La Puma WRC Hybride déjà prête à bondir...

La future Ford Puma WRC présentée au Festival of Speed de Goodwood (©DR/FOS).

La Puma WRC succède à la Fiesta

C'était un peu la surprise du chef cette présentation inattendue de la future arme de Ford en WRC. Les gens de M-Sport, à commencer par Malcolm Wilson, ont profité du Festival of Speed de Goodwood pour dévoiler le prototype de la Puma WRC Hybride qui remplacera la Fiesta WRC lors du championnat 2022. On ne peut que féliciter le constructeur et sa filiale sportive pour cet habile ''coup de com'' pour le plus grand plaisir des photographes présents sur place. Les informations techniques sont rares, tout au plus sait-on que la Puma WRC Hybride est toujours propulsée par un moteur 1600cm3 turbocompressé d'une puissance identique à la Fiesta WRC actuelle, ainsi que par un moteur électrique alimenté par un générateur et une batterie annexe d'une puissance de 100Kw (soit 136cv). Sur le plan anecdotique, rappelons que la Puma a déjà connu un développement sportif au début des années 2000 avec le Championnat Super 1600 (©MM).

Même s'il ne s'agit que d'un prototype de développement, la Puma WRC Hybride est conforme à la réglementation sportive 2022 avec notamment un arceau de sécurité spécifiquement renforcé (©DR/FOS).

La face avant de la Puma WRC Hybride (©DR/FOS).

Les éléments aérodynamiques postérieurs de la Puma WRC Hybride (©DR/FOS).

Peugeot : Objectif 2022

Le prototype Peugeot 9X8 tel qu'il est présenté aujourd'hui se caractérise par l'absence d'aileron (©DR/Peugeot).

Présentation du prototype Peugeot 9X8 Hypercar

Objectif 2022, autant dire que c'est déjà demain et qu'il n'y a aucune minute à perdre pour l'équipe Peugeot-Sport qui présentait ce jour le premier exemplaire de la 9X8, une codification inhabituelle pour ce constructeur, le X signifiant transmission intégrale. Contrairement à ce que laisserait supposer ce premier cliché officiel vraisemblablement très retouché, il s'agit de la version course définitive en dépit du soin extrême attaché aux détails esthétiques. Et ce qui retient l'attention c'est d'abord l'absence d'aileron, les équipes du design et de l'ingenierie Peugeot ayant semble-t-il travaillé la main dans la main pour obtenir ce résultat déconcertant, notamment l'habitacle. Les premiers essais valideront ou infirmeront le bien fondé de ce dessin révolutionnaire. Côté technique, la 9X8 est propulsée par un moteur V6 de 2,6.l ouvert à 90° et deux turbos qui développe 680 ch via une BV séquentielle à 7 rapports. Mais ce n'est pas tout, Hypercar oblige, la 9X8 est également tractée par un moteur électrique d'une puissance de 200 Kw alimenté par une batterie de 900 volts conçue spécifiquement. Rappelons que Peugeot participera à la totalité du championnat WEC 2022.

Comme son nom l'indique, la catégorie ''Open wheels'' regroupe les monoplaces et les buggys (©Jérémy Costecalde).

La Bentley termine 2e de la catégorie ''Time attack'' remportée par Romain Dumas (Porsche)(©Jérémy Costecalde).

Romain Dumas et Raphaël Astier à l'honneur au Pike's peak

Fidèles parmi les plus fidèles de la célèbre course de côte du Pike's peak située à Colorado Springs, Romain Dumas (vainqueur en 2014, 2016, 2017, 2018) et Raphaël Astier ont respectivement remporté chacun leur catégorie au volant de Porsche GTRS. Avec, cerise sur le gâteau, la 2e place au classement général pour Romain Dumas et la 5e pour Raphaël Astier. Rappelons que la compétition se déroule depuis 1916 sur une route forestière asphaltée progressivement entre 2002 et 2012 à une altitude située de 2865m à 4305m pour une longueur totale d'environ 20km en 156 virages...et une seule montée de course. La victoire scratch revient cette année au pilote anglais Robin Shute qui pilotait un prototype Wolf engagé en catégorie ''Unlimited''.

Il y a 70 ans, Porsche remportait sa première victoire (classe 750 à 1100cm3) aux 24 Heures du Mans (©Porsche).

C'était il y a 70 ans...la première victoire Porsche aux 24 Heures du Mans.

Certes ce n'était qu'une victoire de catégorie (750 à 1100cm3), la victoire absolue revenant à une Jaguar, mais cette performance réalisée par Edmond Mouche et Auguste Veuillet (le futur importateur Sonauto), allait marquer l'histoire du sport automobile au soir de ce dimanche 23 juin 1951. Grâce à son poids plume (640 Kg), l'unique Porsche engagée par l'usine (encore basée à Gmünd) terminait 20e du classement général après avoir parcouru 2840 km, soit 210 tours sans le moindre problème mécanique et surtout avec un minimum d'arrêts au stand.

Le dernier livre écrit et publié par Maurice Louche est disponible en coffret.

Les 1000 km de Paris (Ed Maurice Louche)

Les 1000 km de Paris, disputés sur le grand circuit routier de Montlhéry, ont connu la célébrité entre 1960 et 1975 avant de pérécliter à cause du mauvais état de l'anneau de vitesse. Durant cette période tous les grands champions et tous les constructeurs sont venus s'affronter sous le regard du public parisien. Pour son dernier livre (c'est lui qui l'affirme), Maurice Louche a retracé par le texte et par l'image, toute l'histoire de cette course d'un très haut niveau, comparable aux 24 Heures du Mans et aux 12 Heures de Reims. Vendu en coffret, l'ouvrage comporte 384 pages au prix de 149 Euros (+ port).

contact@editionsmauricelouche.com

 

Dossier : La saga Chrysler depuis l’époque SIMCA-Chrysler jusqu’à la fusion PSA-Chrysler-FIAT

L’évolution industrielle et commerciale d’un constructeur automobile n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Ainsi va la vie mais celle de Chrysler, bercée entre mariages, divorces et abandons, confirme encore un peu plus l’adage populaire. Retrouvez le sujet complet dans la rubrique ''dossiers''.

La Sunbeam-Lotus Championne du Monde des Rallyes, illustre parfaitement la vie chaotique de Chrysler (©Morelli.Bertier).

Dossier : le redémarrage de la Ferrari 312PB/Scerri

A la fois oeuvre d'art et prouesse technique, cette réduction au 1/3 de la Ferrari 312.PB Championne du Monde en 1972, entièrement construite par Pierre Scerri, ne laisse personne indifférent. Après avoir été exposée durant dix ans aux USA et avant de vivre de nouvelles aventures, la Ferrari 312PB/Scerri a provisoirement retrouvé sa Provence natale pour subir une révision complète. Ne manquez surtout pas de consulter notre dossier video exceptionnel.

Sur cette photo réalisée au circuit du Mas du Clos l'effet de perspective montre la similitude parfaite avec la Ferrari 312PB Championne du Monde des Constructeurs (photo Pierre Scerri).

Dossier : Bernard Beguin et les BMW M3 Prodrive

À l’origine des participations des BMW M3 en rallye, vainqueur du Tour de Corse 1987, Bernard Beguin a vécu toute l’histoire des M3 construites dans l’atelier de David Richards à Banbury entre 1986 et 1989. Une rencontre s’imposait. C’est Philippe Giordanengo qui lança l’invitation autour d’une bonne table sous un ciel estival étoilé. Voir le dossier complet dans la rubrique.

Bernard Beguin a apporté sa plus belle victoire à BMW au terme du Tour de Corse 1987 (copyright Morelli.Bertier).

Le Bergspyder Porsche 909 au mont Ventoux

Enorme surprise de voir décharger du camion atelier et ensuite de voir rouler cet OVNI tout droit sorti du musée Porsche de Zuffenhausen. Une semaine de rêve éveillé y compris pour les membres de l'équipe Porsche présents à cette occasion.

Rolf Stommelen s'était classé 2e en 1968 au volant de ce même Spyder 909 (photo Morelli.Bertier).

Le diaporama est visible dans la rubrique ''dossiers''.

Le Berspyder Porsche 909 de retour au mont Ventoux 51 ans plus tard (photo Morelli.Bertier).

Rüdi Lins 2e de la CC du mont Ventoux en 1968 (photo Morelli.Bertier).

Une pépite !

Et pour être encore plus complet sur le sujet, Rüdi Lins a remporté son groupe lors de la course de côte du mont Ventoux en 1967, il a ensuite remporté la 2e place en 1968, au volant de cette Porsche Carrera 6. Le plaisir était trop grand d'aller fouiller un peu dans nos archives.

Le sport automobile authentique

Avec plus de 1800 reportages de sport automobile et environ 600.000 photos à notre actif, la création d'un site d'information et d'une photothèque destinés aux médias et aux particuliers, s'imposait. www.tubolare.fr va s'étoffer progressivement au fil des mois et des années en fonction de l'actualité et du temps disponible.

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